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Une véritable pièce de boulevard en bande dessinée. On s'y amuse beaucoup. Achille est nommé roi d'un état totalitaire empruntant beaucoup à l'Allemagne hitlérienne. Sa franchise, sa bonhommie, sa façon de réagir dans sa mentalité de français moyen vont néanmoins créer un sacré "foutoir" dans les lois et édits qui régissent le menu peuple.
Ca vole très haut, dans un comique de situation où chaque page nous amène une sacrée dose de quiproquos, rebondissements, gags, empoignées verbales. De franches et hilarantes saillies verbales rehaussent les gags visuels, déjà savoureux au départ.
Greg joue aussi sur l'anachronisme des mentalités, du modus vivendi, de l'habitat. Comme Louis XIV, Talon se déguise en "innocent" promeneur, se balladant "Incognito" (mais il est le seul habillé en Tyrolien, avec courtes culottes de peau et chapeau à plume) dans la capitale pour constater de visu ce qu'est "son" monde. Bien entendu, l'opposition exerçant son droit "de s'opposer", il reviendra vite à la réalité des choses.
Pas mal pour une longue histoire en 44 pages. On ne s'ennuie pas du tout et ont rit bien des aventures d'Achille et de sa famille.
4 internautes ont donné leur avis sur l'album BD Achille Talon, tome 17 : Le roi des Zôtres, lui attribuant une note moyenne de 4,13/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Je suis d'accord avec JAMES RED sur le fait que cet album de Achille Talon est des meilleurs de ceux qui nous content une longue histoire. Cet aventure est à classer dans les plus déjantés de la BD Belge. L'humour est là et ne s'en va pas!!! Tout est parfaitement orchestré, les joutes verbales sont comme toujours superbes et très bien écrite, les personnages sont très drôles avec un roi survolté et un chef de la police secrète toujours là. Achille Talon, à son grand désespoir devient roi et impose une fausse dictature pour se faire détester du peuple. Une bonne critique humoristique des régimes totalitaires qui nous fait bien marrer.
Les dessins sont toujours fidèles à eux-mêmes, très joyeux et colorés. Le papa d'Achille a une belle importance dans ce tome, ce qui ne peut que me faire plaisir.
Seul inconvénient: la quasi-absence de Prunelle qui bien que très drôle au moment ou on le voit n'est pas très important dans ce tome.
De l’avis de nombreux amateurs des aventures d’Achille Talon, les gags en deux planches sont de meilleure facture que les albums narrant une seule longue histoire. Il est vrai que la production de Greg a été assez inégale de ce point de vue là, oscillant entre le bon ("la main du serpent", "le trésor de Virgule"…) et le moins bon ("Viva Papa", "la loi du Bidouble"). Incontestablement cependant, "le roi des Zôtres" est sans doute une des meilleures histoires longues d’Achille Talon.
Le scénario est assez original et démarre sur un fait cocasse : notre brave Achille se retrouve, bien malgré lui, roi de Zotrland un pays qui ressemble fort à un pays germanique fascisant. Il fera tout pour se faire détester de la population et laisser le trône au jeune Abzurd, un pacifiste idéaliste qui sera bien aidé par Lefuneste.
Les dialogues de Greg sont savoureux et bourrés de multiples références et de jeux de mots très « talonnesques ». On est content aussi de retrouver maman et papa Talon et on en apprend d’ailleurs un peu plus sur leurs passés ; notamment, sur ce cher Alambic Talon, dont Greg laisse supposer qu’il a eu un passé d’anarchiste puisqu’une photo de lui le montre entouré de gendarmes…
Alors si vous ne deviez lire qu’une seule longue histoire d’Achille Talon, ce serait celle-là. Greg y signe un plaidoyer antifasciste burlesque… Seul problème, je ne pense pas que la jeune génération soit encore friande des longues tirades d’Achille Talon et c’est bien dommage…
Je rejoins en tout point la critique de LYmagier. Cet album figure parmi les meilleurs de la série qu’il m’ait été donné de lire. Greg nous livre une histoire dense et abracadabrantesque qui voit Achille devenir roi d’un état autocratique proche du fascisme hitlérien. Humour, revirements de situations et quiproquos parsèment ce récit de très bonne facture ! A noter que l’accent Zôtre, proche de celui de la langue germanique, participe grandement au comique de situation.
Bref, de quoi passer un bon moment ! ;)