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Tome 1 : 30 jours de nuit
 

30 jours de nuit, tome 1

 
 

Résumé

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avis bd

Planche de 30 jours de nuit, tome 1Ce qui frappe dans cet album, c'est bien évidemment le dessin. A la fois dépouillé dans ses éléments, et fouillé de par son mélange impressionnant de couleurs, il hésite entre un réalisme photographique pour certains visages et un superbe fouillis de couleurs le reste du temps, créant une ambiance vraiment unique et particulièrement adaptée au sujet.

Steve Niles le dit lui-même : s'il y a bien une chose qui me terrifie rien qu'à y penser, c'est l'idée d'être prisonnier au milieu de nulle part, encerclé, sans personne qui puisse venir à l'aide, et nulle part où se tourner. Autant dire que l'ambiance est sombre.

Les visages des vampires sont assez terribles, tout en dents et en méchanceté inhumaine, à faire frissonner... mais pour autant, le traitement réservé à cette histoire est un peu particulier : finalement assez rapide (le tout fait moins de 90 pages), les longueurs sont évitées, et en particulier les auteurs ne s'attardent pas sur le massacre fait par les vampires. C'est bien sûr à double tranchant : on gagne en efficacité et on évite une lassitude et un épuisement du sujet, mais on perd un peu en horreur et en ambiance. Le parfait opposé pourrait d'ailleurs être "Dragon Head", où l'action est étirée ad eternam sur 10 interminables volumes.

Cet album est donc assez vite lu, et sans être extraordinaire, se révèle cependant intéressant de par l'ambiance que son scénario original et son graphisme atypique et véritablement fascinant suscitent, et qui risquent de vous envouter le temps de la lecture, et peut-être même un peu au-delà.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 07/09/2004
 
 
Avis de :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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Statistiques posteur :
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  • 18 (5,26 %)
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  • Total : 342 avis
 

Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 3,50 Note générale
  • Originalité : 3,00 Originalité
  • Scénario : 3,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.33
Dépôt légal : Mars 2004

Avis des lecteurs

9 internautes ont donné leur avis sur l'album BD 30 jours de nuit, tome 1, lui attribuant une note moyenne de 3,33/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

25 8 2011
   

Déçu.
J’avoue avoir été déçu par cet album. J’avoue aussi que j’ai vu, avant, le film adapté de la BD. Et je dois dire que j’ai nettement préféré le film.
Les auteurs nous préviennent au début de ce tome qu’ils ont voulu faire un scénario coup de poing, plein de hargne et de sang, brut de fonderie, sans chichi, allant droit au but. Certes. Mais du coup même les 82 pages de l’album semblent trop justes pour développer un scénario qui se tienne.
Autant dans le film, nous avons droit à bien ressentir l’angoisse des pauvres proies, autant nous avons plaisir à voir la chasse s’organiser et la traque se réaliser, autant l’ambiance a le temps de nous faire prendre conscience de la longueur des 30 jours de nuit, autant dans la BD nous avons l’impression que tout se passe en une seule journée.
Le scénario est trop rapide et ne prend pas le temps de placer les évènements.
D’accord, dans un sens, on n’a pas le temps de respirer et on comprend le malaise des habitants qui n’ont pas le temps de dire ‘’ouf’’ alors qu’ils se font déjà croquer.
La fin et le dilemme qui s’impose au héro n’apparait pas assez tragique. Une fois encore, la rapidité du scénario ne laisse pas vraiment le temps au sentiment.
Pour le coup, je suis persuadé qu’un développement en 2 tomes aurait été profitable.
Malgré tout, le scénario qui s'emballe et ne laisse pas le temps de respirer ne m'a pas laissé m'ennuyer et rien que ça cela mérite la moyenne.

Et le graphisme original aide largement à ces 3 étoiles.
Car je dois avouer être séduit par le style graphique. Si les personnages ne sont pas franchement identifiables les uns des autres, j’ai aimé le coté tourmenté du trait qui reste néanmoins d’une belle lisibilité. Le dessinateur réussit avec brio à faire ressortir les éléments importants de chaque image, par ici une gueule béante pleine de dents acérées, par là une giclure de sang ou encore une tête (oui, juste une tête, sans le reste du corps).

Je dirais d’autant plus dommage que je trouve l’idée de la ville polaire très bonne. Le fond du scénario est intelligent et original. Le paradis des vampires qui n’ont pas besoin de se cacher toutes les 8 heures…

Un album décevant et je ne pourrai pour les amateurs du genre que conseiller de voir le film après, afin d’éviter une certaine déception à la lecture.

7 8 2009
   

"30 jours de nuit", c'est un comics sauvage, brutal qui dépoussière et balaie du revers de la main le mythe du vampire romantique à la Dracula. Ici, c'est hémoglobine, peur, destruction et chaos. On se rapprocherait plutôt d'un "Vampires" à la Carpenter avec des vampires dont la seule préoccupation est de bouffer son prochain en lui faisant bien peur. Ceci dit, on a aussi une petite référence au cinéma classique avec le patriarche qui pose un look à la "Nosferatu" de Murnau. Bref, des clins d'oeil toujours appréciés par le geek que je suis.

Le postulat de base nous place d'entrée dans un contexte hostile : une petite bourgade perdue au fin fond de l'Alaska où la température moyenne est toujours en-dessous de 0°C. La neige qui tombe de manière ininterrompue, un brouillard qui floute la vision. Et surtout, surtout, une nuit polaire d'une durée de 30 jours qui s'apprête à tomber. Idéal pour des suceurs de sang pas trop amateurs d'UV en général.

A partir de là, Steve Niles développe son scénario à une vitesse fulgurante. Les psychologies des personnages (vampires ou humains) sont à peine effleurées dans le but de laisser le lecteur dans le même état d'esprit que les victimes. Les seules certitudes sont l'incompréhension, la peur, la mort, la solitude, la détresse et l'impression d'être abandonnés par le monde entier.

De plus, au niveau narratif, aucun temps mort. Ce qui accentue cette impression de désespoir total. Le massacre s'opère à une vitesse hallucinante, servi par un découpage très cinématographique alternant cadrages serrés, travelings et plans genre westerns de la belle époque. On comprend aisément à la lecture pourquoi ce comics a été adapté sur grand écran. Il s'y prête tout à fait. Bon, de toute façon, on connait maintenant la facilité qu'ont les auteurs de comics US à rendre leurs oeuvres cinématographiques. Ca a commencé avec "Watchmen" en 1985 et ils se sont constamment améliorés dans ce domaine depuis.

Mais tout ceci n'aurait pu donner qu'on bon bouquin de "survival horror" bien sympa et fun à lire. C'est sans compter le traitement graphique de Templesmith que je trouve carrément génial. J'ai entendu ici ou là des avis très partagés sur le style du monsieur, et je conçois parfaitement que ça ne plaise pas. Mais sur moi, ouah !!!! ça a marché du tonnerre. Ce trait haché, torturé, flou qui noie parfois le lecteur, m'a immergé dans la réalité de cette Alaska froide et dangereuse. Le choix des couleurs contribue grandement à l'ambiance également : ce bleu-gris très froid sur lequel ne ressortent que le rouge (les flaques d'hémoglobine, les yeux des non-morts, leurs langues imbibées de sang...) et le jaune des flammes. Et le jaune-ocre pour ces quelques pages se situant à la Nouvelle-Orléans, comme la promesse d'un léger espoir... promesse tenue ou non ? vous verrez bien !
Bref, il est impossible que le coup de crayon du bonhomme vous laisse indifférent, ce qui est toujours un bon point.

Au final, un très bon livre de vampires au scénario somme toute basique mais au graphisme impressionnant qui m'a donné envie de voir le film (oui, je sais, c'est pas encore fait, honte sur moi). Si tu aimes, les comics, si tu aimes les vampires, si tu aimes la viande et si tu aimes le rouge, c'est pour toi !!!!

9 2 2009
   

Une idée de départ, qu'on ne présente plus, absolument magique... Son traitement n'en est que plus décevant. Les personnages sont insipides, les dialogues parfois affligeants, et le scénario suit une trame extrêmement conventionnelle quand la situation de départ exige un traitement exceptionnel.
Le plus frustrant ? Le dessin, en soi superbe quand les cases sont prises individuellement, qui finalement brouille l'histoire tant les personnages, voire le décor, sont parfois confus.

Quel dommage !

8 1 2008
   

Avec "30 jours de nuit", de Steve Niles et Ben Templesmith, l'amateur de gore peut se mettre à saliver.

Le postulat de départ de ce récit de vampires est extrêmement efficace. Là où les victimes potentielles attendent généralement d’être sauvées par le gong d’un soleil se levant avec la régularité d’une horloge suisse, dans la petite ville de Barrow, Alaska, l’aube se fait souvent désirer. Dans ce trou perdu de l'hémisphère nord, la nuit polaire offre aux chasseurs de sang 30 jours consécutifs d’obscurité : plus de temps qu’il n’en faut pour dévorer cette communauté isolée au milieu d'un désert glacé. Ce terrain de chasse, sans espoir pour les autochtones, est un véritable vivier de nourriture pour Marlow et sa meute.

Enchaînant à grande vitesse les scènes de carnage de ce véritable buffet sanguinaire, Steve Niles ne s’attarde jamais sur la mise en place des personnages, au profit d’un rythme endiablé et d’un one-shot sans longueurs. Passant d’un endroit à un autre, sans véritable notion du temps, le lecteur est totalement immergé dans le chaos installé par les êtres de la nuit : au milieu d’appels à l’aide, de babines sanguinolentes et de scènes de dépeçage, il partage la détresse des habitants de Barlow. Les seules constantes au milieu de ce désordre sont la peur, l’incompréhension et l’abandon. Le seul espoir, lui, n’arrive que dans 30 jours !

La griffe de Templesmith frappe à nouveau très fort dans cet album. Une puissance graphique qui sort de l’ordinaire et accentue l’ambiance macabre, oppressante et malsaine développée par Steve Niles. Un dessin au caractère particulier, assez déconcertant, qui plante un décor approximatif, restituant parfaitement le côté angoissant du scénario. Une ambiance glauque, un monde d'ombres qui semble filtrer la lumière et l’espoir et qui baigne le tout dans un brouillard aux couleurs tamisées. Une pénombre qui oblige le lecteur à se focaliser sur les détails importants et d’où surgissent régulièrement des crocs acérés effrayants et des giclées d’hémoglobine. Des traits hachurés, torturés, irréguliers et des teintes travaillées qui permettent au dessinateur australien de mettre l’horreur en scène avec grande maestria.

Un comics d’ambiance au graphisme atypique et au rythme soutenu, dont l’adaptation cinématographique sort demain en France.

vladkergan :Un bon moment de lecture ! Note de l'album : 3,50
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9 7 2006
   

Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant.

Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces.

Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire.

En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire :-)

27 12 2004
   

Moi j'aime bien 30 jours de nuit.

C'est reposant... pas de suspense ni de faux semblant, on est très rapidement dans le vif du sujet, on nous mâche le travail, pas de prise de tête, efficace!

Et un graphisme somme toute assez plaisant, avec des ambiances bien glauques, bien comme il faut!

Rien d'innovant, du tout, c'est même totalement téléphoné, mais moi, j'aime bien 30 jours de nuit! :)

9 9 2004
   

Grosse ambiance... ou plutôt, sale ambiance ! C'est très sombre, très glauque, très étrange... Donc à ce niveau-là, c'est une franche réussite, rien à dire.
Pourtant, vu le dessin, je m'attendais à un truc un peu moyen. C'est bien trop irrégulier, certaine planches étant tout à fait moyennes (certains persos sont difficilement reconnaissables), d'autres sont de toute beauté.
Alors même si c'est une "bête" histoire de vampire, et même si la chute est un peu décevante, j'ai bien aimé ce one-shot.

8 9 2004
   

j'ai lu Criminal Macabre (des mêmes auteurs, chez Carabas) avant de m'atteler à la lecture de ce One Shot, que certains de mes proches trouvaient inférieur. Pour ma part, je le trouve meilleur pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, pour le scénario lui-même. Moins complexe que CM, il n'en est pas moins beaucoup plus attractif et attirant, très "Survival horror", et diablement bien rythmé. Comme le dit Coeurdepat, 0 temps mort ici. Tout s'enchaîne très bien, et la lecture de cet album est particulièrement rapide, même pour un escargot de la lecture comme moi.

Puis, pour les personnages. Leur personnalité, qui peut sembler moins poussée que dans CM, me semble aussi beaucoup plus adaptée à la situation. Les victimes sont dépassées, ne comprennent rien, on sent bien l'état de survie psychique dans lequel la plupart d'entre elles se trouvent. Les vampires, quant à eux, d'aspect particulièrement brutal, sont relativement effrayant, entre autre grâce au traitement graphique de ben Templesmith.

Ce dessin, parlons-en. Lors de ma lecture de CM, je n'avais pas vraiment apprécié le traitement. Un peu tape à l'oeil, assez vide, bien foutu, certes, mais qui ne me plaisait pas. Ici, tout va mieux : le choix des teintes est vraiment pertinent, on distingue l'action, les personnages... vraiment, je préfère (sans pour autant adorer).

Enfin, la fin de cet album est très bien vue. Noire, certes, mais... hum, je n'en dit pas plus, lisez le donc ;)

En bref, un album très correct, parfait pour passer un bon moment de lecture.