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Tome 1 : Première salve
 

100 Bullets, tome 1 : Première salve

 
 

Résumé

100 Bullets, tome 1 : Première salveAfin d'acceder au résumé de 100 Bullets, tome 1 : Première salve, merci d'activer Javascript.

 

avis bd

Planche de 100 Bullets, tome 1 : Première salveEvidemment, quand on tombe sur une idée comme ça (voir résumé), on est déjà un peu intéressé.
Evidemment aussi, quand c'est Eduardo Risso (le grand Eduardo Risso, siouplé !) qui dessine le tout, l'intérêt monte encore. Son dessin, très caractéristique, est toujours aussi superbe. Les expressions des visages sont souvent farouches, hargneuses, mauvaises, et très, très bien rendues. Les couleurs, dans l'ensemble très homogènes, confèrent à l'album une atmosphère mi-terne mi-glauque réussie. Et le découpage est dynamique, avec des cadrages variant beaucoup, et utilisant allègrement plongées et contre-plongées.

Quant à l'histoire, elle est bien exploitée dans le sens où le petit résumé ci-dessus n'est qu'un résumé de la base de l'histoire, et non de l'ensemble : en effet, ce premier tome comporte deux histoires comportant la même base, mais vraiment très différentes. En particulier, si la première peut paraître un peu classique, la deuxième (malheureusement plus courte) est vraiment excellente, et noire à souhait. On se retrouve donc un peu dans l'idée de "Fog", avec un thème commun, mais une grande variation dans le développement des différents épisodes. Forcément on risque d'être déçu à un moment ou à un autre, mais pour l'instant ce n'est absolument pas le cas.

Outre les qualités précitées, les personnages sont bien développés. Ils sont certes un peu monolithiques (ils jouent leur rôle et ne sont pas là pour évoluer), mais cela fait partie de la force de "100 Bullets". En plus les dialogues sont parfois assez géniaux, avec en particulier un passage qui m'a fait hurler de rire :
- C'était délire. Des mecs qui sortent avec des meufs que c'est des mecs.
- Sans déc' ?
- Elles étaient grave bonnes en plus, t'aurais vu ça.
- Ouais, mais quand tu veux leur frotter la chatte, tu te retrouves la main pleine de couilles.
(oui, c'est élégant, je sais, je sais… :D )

Bref, un bon album bien noir, assez cynique, et très bien réalisé.


Chronique rédigée par CoeurDePat le 11/01/2004
 
 
Avis de :Une excellente BD ! Note de l'album : 4,00
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Statistiques posteur :
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Ajout d'avis

 
  • Note du chroniqueur : 4,00 Note générale
  • Originalité : 4,00 Originalité
  • Scénario : 4,00 Scénario
  • Dessin : 4,00 Dessin
 
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Note moyenne de l'album : 3.57
Dépôt légal : Aout 2003

Avis des lecteurs

7 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics 100 Bullets, tome 1 : Première salve, lui attribuant une note moyenne de 3,57/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.

22 9 2010
   

Comme le disent si bien les autres posteurs, l'idée de base de "100 Bullets" est vraiment bonne : pouvoir tuer la personne qui à bousillé votre vie sans que cela entraîne des conséquences. C'est une histoire qui promet suspens, rebondissements et psychologie.

Deux histoires dans ce tome. La première, est celle d'une femme qui sort de prison et à qui on offre la possibilité d'éliminer les assassins de son fils et de son mari. La seconde, moins classique, l'histoire de l'employé d'un bar miteux au passé glorieux. Si la première partie est un peu longue et moyennement réussi, la seconde elle est vraiment bien meilleure, mais un peu courte. Dans les deux cas, la montée en suspens est vraiment bonne. La mise en place est assez rapide pour éviter les premières pages ennuyeuse et ce rythme est gardé tout au long de l'histoire. Alors oui, cette histoire de gang est un peu flou et beaucoup trop classique, mais c'est un mise en bouche. J'ai plus eu l'impression de lire un didacticiel "100 Bullet" qu'une véritable histoire. C'est dans la partie du barman que tout le côté psychologique prend son importance : les doutes sont bien rendus, la haine aussi. Bref, une montée en puissance qui, si elle continue, promet des tomes exceptionnels.

Par contre, du côté du dessin c'est un peu moins réussi. Ce n'est pas le style simpliste qui dérange, car malgré tout les effets sont nombreux et réussis, et ce trait un peu minimaliste reste précis et semble bien en harmonie avec le scénario. Les couleurs, un peu ternes, sont déjà moins bonnes, mais là aussi j'ai l'impression que ceci est fait pour coller avec la noirceur du scénario. Non, ce qui m'a vraiment dérangé, c'est la mise en page. Elle se veut très dynamique, avec des cases qui se superposent, mais au final je me suis retrouvé perdu dans les planches. Je dirais même que cela a gâché ma lecture. C'est surtout dans la première histoire que cela est frappant : bulles qui se croisent, cases qui s'enchainent dans un ordre flou ... agaçant.

Pour résumer en quelques mots : un comics qui promet mais qui n'a pas encore atteint tout son potentiel.

13 4 2010
   

J'ai connu la série dans un édition précédente (A bout portant : Premier sang; T1 ; Soleil, 2001, grand format cartonné), qui proposait le premier épisode. Comme cette édition en contient un second, qui plus est encore mieux réussi, c'est du tout bon ! On peut tout de même regretter la réduction du format, mais le contenu est un petit régal du genre.
Un comics qui renoue avec la tradition polar, ça ne peut que s'apprécier.
D'autant plus qu'Azzarello n'a pas son pareil pour camper un univers urbain baigné par la violence des gangs. Son "Batman - Joker" en est un exemple flagrant, avec sa narration si proche des Affranchis et sa vision maffieuse de Gotham...

Revenons à nos moutons, plus exactement à Dizzy, personnage féminin dont la vie a été dictée par les codes d'un gang de Latinos à qui elle appartient, et qui se voit délivrer cette désormais fameuse mallette contenant un Smith & Wesson assorti de 100 cartouches et de l'impunité...
On est très vite plongé par le récit qui la met en scène : flashbacks et allers retours en prison, histoire dramatique de sa famille, entourage incapable de se détacher de la criminalité, tout y passe pour nous immerger dans son drame. Rédemption ou vengeance ? Malgré ses valeurs, Dizzy sera inexorablement conduite au passage à l'acte.

J'ai adoré la tension de ces histoires, leur côté sombre qui ne verse pas pour autant dans la caricature, cette vision froide des destins tragiques.
Même si un bon nombre de questions restent encore sans réponse, il y a une réelle cohérence qui se mêle parfaitement au mystère; tout cela grâce à une narration fluide à souhait.

Un mot sur le dessin très personnel de Risso, qui utilise de nombreux effets d'ombres avec des aplats noirs, des angles de vue spectaculaires et un cadrage dynamique. Là aussi, c'est bien fait, avec une colorisation aux tons vifs qui renforce l'atmosphère tendue et violente.

Du bon boulot, pour des personnages qui n'hésitent pas à faire le sale boulot face aux injustices qu'ils ont subies...
A conseiller vivement aux fans de polars.

18 1 2006
   

N'étant pas amateur de polar, c'est uniquement parce que je l'ai trouvé d'occasion et que j'en avais beaucoup entendu parler sur le Net que j'ai acheté ce comics. Au final, je ne suis pas trop mécontent de mon achat.
Le dessin de Risso est original. Il ne fait pas du réaliste sombre comme trop souvent dans ce type de polar noir, il garde un côté sombre bien sûr mais y mêle un dessin un peu plus fun, des voitures qui sautent comme dans les cartoons, des grimaces caricaturales, etc. Ca donne une vraie atmosphère visuelle au comics qui n'est pas désagréable et qui tranche agréablement avec la dureté et la noirceur du récit.
Le récit, justement, part sur une base identique pour raconter des histoires courtes qui finissent par être liées entre elles. La base, c'est qu'un homme mystérieux, l'Agent Graves fournit à des gens les preuves et les moyens de venger par le meurtre tous les torts qu'une ou plusieurs personnes données leur ont infligés. Pourquoi ? On l'apprendra au fur et à mesure. Et pour quel résultat ? Eh bien justement, le résultat diffère dans les 2 histoires de ce tome, avec une vengeance réussie mais amère par-ci et un foirage total par-là. Bref, ce n'est pas répétitif et c'est assez original à lire.
Bon récit, bon dessin, une série polar noir sympa que j'aurais sans doute encore plus appréciée si j'étais amateur du genre.

7 9 2005
   

Dans ce premier tome, on découvre deux histoires différentes, mais au scénario identique. A chaque fois, le personnage central reçoit une valise du mystérieux agent Graves. Dans cette valise : une arme, 100 cartouches, le nom et l’adresse de la personne qui est la cause de tous leurs malheurs et surtout une garantie d’immunité pour le crime à commettre.

Au niveau scénario, impossible de ne pas faire le lien avec les "Enchaînés", autre excellente série où les personnages reçoivent également une mallette, une arme et les données des personnes à tuer.

La première histoire, plus classique, se déroule au milieu des gangs. La deuxième est plus raffinée et meilleure, mais malheureusement beaucoup plus courte.

Un comics sans super-héros et un très bon polar à l’histoire très dynamique et aux dialogues excellents.

30 3 2005
   

"100 Bullets" appartient à cette nouvelle génération de comics qui délaisse le monde des super héros pour s'intéresser à celui des hommes ordinaires. Des séries comme "Powers", "Marvels"ou "Gotham central" font le lien entre humain et super-héros. "100 Bullets", lui, est un pur polar où vous n'apercevrez aucun crétin costumé.

Cela peut être un avantage. Azzarello et Risso peuvent ainsi espérer séduire tous les réfractaires habituels à l'univers des comics. Certes, le découpage, la dynamique, le trait lui-même restent très comics, mais au service d'un scénario plus "grand public" (si l'on peut dire, cette série étant assez noire !). C'est donc l'occasion de constater l'efficacité de la bande dessinée américaine et de ses codes, avant de dépasser les éventuels a priori contre les formidables séries de super-héros disponibles en ce troisième millénaire.

Que faire quand on a un flingue entre les mains, une bonne raison de se venger et l'assurance de pouvoir agir en toute impunité ? La question est à la fois originale et intéressante, quasi philosophique. Azzarello la décline à travers deux personnages à l'histoire et aux choix différents. Le récit est très dynamique, les dialogues sont bons, parfois très drôles (les conversations entre piliers de bars notamment). Peut-être y a-t-il quelques longueurs. On regrette aussi de ne pas en savoir davantage sur l'identité et les motivations de ceux qui remettent l'arme et les balles : il y a un énorme vide sur cette question fondamentale à la fin du premier tome - pas assez toutefois pour altérer l'impression positive laissée par l'ensemble. Cela donne en tout cas une forte envie d'aller lire la suite !

Allez jeter un oeil à "100 Bullets", histoire de vérifier que Risso sait dessiner autre chose que des vampires égyptiens (rappelons qu'il a dessiné le très recommandé "Je suis un vampire") et de prendre contact avec une série prometteuse.

19 9 2004
   

Une idée intéressante, une couverture intrigante, un album qui promet…

Le scénario de Brain Azzarello est une pure merveille. Ce premier tome raconte deux histoires basées sur la même trame scénaristique, mais totalement différente ne serait-ce que par leurs personnages et leur déroulement… Il est vrai que l’on peut trouver la première histoire quelque peu classique, il n’en est rien de la seconde, véritablement plus réussie, bien que malheureusement plus courte… Quoi qu’il en soit l’ambiance sombre et violente est omniprésente et superbement exploitée…

Pour ce qui est des illustrations d’Eduardo Risso, elles sont également très réussie. Les expressions faciales sont particulièrement bien travaillées. Les personnages bien que parfois un peu caricatural de part leur allure où leur comportement (et non pas le dessin, qui lui n’est pas du tout caricatural) sont également bien représentés. Les couleurs homogènes participent pour une grande partie dans l’ambiance sombre… Le découpage est bien travaillé, et les cadrages véritablement magnifiques…

Cet album est véritablement imprégné d’une ambiance unique relativement rare, et après lecture de cet album génial, il reste principalement cette ambiance qui est véritablement marquée…

En résumé une histoire sombre et entraînante