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Ce septième volume qui reprend les épisodes #31 à #36, propose un arc en 6 épisodes (The Counterfifth Detective).
Après les nombreuses révélations sur le Trust et ses Minutemen, Brian Azzarello délaisse quelque peu le fameux cartel pour se concentrer sur l’enquête d’un détective privé nommé Milo Garrett. Victime d’un accident de voiture, ce dernier reçoit la visite de l’agent Graves et sa fameuse mallette, mais, contrairement à ses prédécesseurs, il ne va pas accepter aveuglement l’instrument de sa vengeance et cherche à découvrir ce qu’il se trame derrière la proposition de Graves. L’homme part à la pêche, mais la mare est complètement pourrie et le poisson au bout de l’hameçon … beaucoup trop gros !
Multipliant les pistes et usant d’une narration en voix-off digne des meilleurs polars, Azzarello embrasse le genre noir et livre des personnages forts. Bagarreur, provocateur et obstiné, Milo Garret fait penser à Marv ou Dwight, les personnages charismatiques de Frank Miller dans l’incontournable "Sin City". Le détective au visage recouvert de bandages s’enfonce d’ailleurs dans un bourbier comparable.
Cette recherche de la vérité amène Milo à croiser certains Minutemen, tels que Megan Dietrich et Lono. Des rencontres qui donnent lieu à quelques scènes exceptionnelles, tel que la rencontre entre Lono et Milo dans un bar. Au dessin, l’argentin Risso ("Je suis un vampire") demeure irréprochable et l'excellent travail de Patricia Mulvihill à la colorisation a vraiment donné un boost au graphisme de cette saga.
2 internautes ont donné leur avis sur l'album Comics 100 Bullets, tome 7 : Cent balles pour un privé, lui attribuant une note moyenne de 4,00/5. La chronique BD ci-dessus est prise en compte dans le calcul de cette moyenne.
Un polar pur jus, bien raide et sec ! Voici le programme de ce septième volume, où tout tourne (comme d'hab' avec la série) autour d'un pigeon et de l'opportunité qui lui est offerte de se venger impunément.
Cette fois-ci, le pigeon, c'est un privé, Milo Garret, dont la voiture a été piégée par son client. Et embrasser son pare-brise parce que la caisse a été sabotée (ce que vient lui révéler Graves, l'homme à la mallette), ça laisse toujours un goût amer. Et des bandages pour cicatriser. Maintenant qu'il en sait un peu plus, notre Milo va remonter son enquête pour mieux savoir comment il s'est fait pigeonner. Le type est pas du style à sulfater et cogiter après...
Des cadavres, un énorme business autour d'un tableau de maître, la présence troublante de femmes trop envoutantes pour être honnêtes, il est vrai que ces épisodes ont un parfum de "Sin City". C'est dire l'excellence du travail d'Azzarello, dont l'écriture immerge immédiatement le lecteur dans cette noire intrigue : voix-off de première, dialogues piquants, tout y est.
Quant à Risso, il délivre une nouvelle fois quelques planches de toute beauté. Sombre et classieux...
Un excellent tome, qui satisfera les habitués de la série, ou ceux qui la prennent en route ici. Je dirai même plus : incontournable pour tous les fans de hard-boiled !