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Avis BD de Superjer

 
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Tome 1 : La ballade de la mer salée

Bon, je viens de combler ce qui doit être sûrement une de mes plus grosse lacune en tant que BDphage : voilà, c'est fait, j'ai lu mon (le) premier Corto, BD absolument culte s'il en existe une.

Bon alors, cette "Ballade de la mer salée" est assurément agréable, bien que je l'ai trouvé légèrement fade... Il ne manquerait pas un peu de sel par hasard ???
De toute façon, dès qu'un scénario nous propose de l'aventure exotique, moi, ça me plait. L'histoire n'est pas forcément des plus accrocheuse, il y a quelques temps mort, n'empêche, sur la longueur, elle se lit agréablement : le mélange d'exotisme, de piraterie, de mystère et de contemplation fonctionne plutôt bien, avec moi en tout cas.

Cette contemplation est d'ailleurs permise grâce au dessin. Dessin qui pourrait à mon goût être légèrement plus léché ou lisible, mais qui est indéniablement très esthétique, avec une jolie utilisation d'un encrage contrasté et d'hachure.

Je n'ai eu aucun problème pour lire ce premier tome, c'est donc avec plaisir que je lirai la suite...

Tome 10 : La fille qui rêvait d'horizon

Pas trop mal cet album post-Amerzone... Même plutôt bon.

Ici, pas d'intrigue policière classique, plutôt ; un vieil ennemi, un ambiance sordide, crasseuse et triste, des personnages désabusés, des loubards à moto, une fin ouverte loin d'être un happy-end, si le dessin ne faisait pas aussi propre (plus épuré, avec un encrage plus gras, des couleurs modernes et informatiques) on se croirait presque dans les premiers tomes de la série : ça a son charme pour le lecteur nostalgique qui se verra beaucoup plus indulgent envers cette aventure, quoique bien mince et peu dense.

Sympa, mais pas génial... J'en veux pour preuve que je me souviens beaucoup plus de l'horrible tome 7 que j'ai lu il y a deux mois, alors qu'il me restait plus grand chose de cette lecture datant d'il y a 3 semaines (j'ai du me replonger dedans pour rédiger cet avis). A défaut d'albums géniaux, on ferra avec.

Tome 10 : La route du sud

Ma lecture n'est plus tout à fait récente, mais ne remonte qu'à une poignée de semaines, et pourtant, je ne me souviens pratiquement plus de cet album, ce qui n'est pas bon signe. Pourtant, s'il y a bien une chose dont je me souviens, c'est que sa lecture ne fut pas vraiment désagréable.

Le dessin, ne nous attardons pas dessus, est de bonne facture, très proche de celui de Peyo : c'est un style très classique mais aussi extrêmement lisible. Pas forcément joli, sans être laid non plus.

Si je me souviens bien, l'histoire n'est pas trop mauvaise (quoique vraiment pas marquante) à base de course automobile, avec un braquage, des méchants qui trafiquent les voitures et quelques accidents.

Je suis un peu désolé de ne pas pouvoir vous en dire plus sur ce qui m'a plu (ou pas trop) dans le scénario. En même temps, ça vous donne quand même un indice sur la qualité de cet album ; pas désagréable à lire sur le moment, pas le pire album post-Peyo, mais vite lu, vite oublié. C'est dommage, mais il faudra s'en contenter, au moins, l'image de Benoît n'est pas trop souillée.

Intégrale

Pour sur, c'est une jolie histoire que nous propose ici Lapière et Stassen.

Tout d'abord, le Bar du Vieux Français, c'est un graphisme, original, qui peut être, tout aussi bien accrocheur comme... il pourra vous repousser. Je dois dire qu'à première vue, je ne suis pas forcément plus fan que ça de ce genre de dessin, mais on y fait plus attention une fois qu'on feuillette l'album : ce graphisme sert totalement l'album et ne souffre d'aucun défaut objectif.

Ensuite vient le scénario : une bien jolie histoire d'amour, souvent mélancolique, des fois un peu triste, des fois plus légère... On suit, au fil des pages ces deux destins qui se croisent, on s'attache à eux, bref, les auteurs arrivent à nous toucher et à nous faire voyager... Et c'est bien ça le plus important.

Un gros 3.5/5 !

Bienvenue, tome 2 : 2
ajouté le 12/05/2013
Tome 2 : 2

Bienvenue tome 2 hérite des mêmes défauts et qualités que le tome 1... La série hérite par contre, seulement des défauts de "Aya de yopougon" de la même scénariste.

Tout d'abord, Singeon a progressé en dessin, son style fait désormais beaucoup plus propre, c'est indéniable, plus recherché (dans les cadrages), plus mature... Ça ne rend pas forcément les planches plus esthétique (sans être fan, j'aimais déjà bien), mais c'est important de le noter, je trouve. Le style reste très moderne, pour un roman graphique.

Le scénario, lui reste constant. Personnellement, je m'identifie bien à l'héroïne, Bienvenue, ce qui est un bon point. Cependant, je trouve un peu gênante la profusion de personnages (et de leur intrigue respective, qui ne sont pas toutes des plus intéressantes). La narration, pareil que dans Aya (une double page par personnages), est un peu lassante à terme.

Sans être véritablement passionnante, "Bienvenue" se laisse lire, même si la série laisse trop un arrière-goût similaire à "Aya", mais qui se passerait à Paris. Espérons que la fin ouverte de ce tome sera une vraie fin, et qu'une suite ne sortira pas, ce n'est peut-être pas la peine d'étirer cette série comme ce fut le cas pour Aya...

Tome 5 : le monde de mafalda

Dans ce nouvel avis sur le cinquième tome de Mafalda, je vais une nouvelle fois lui déclarer ma flamme.

J'aime Quino, j'aime son regard sur le monde, froid, noir, sans concession, mais toujours humain, jamais cynique, avec beaucoup d'espoir et derrière la fausse naïveté on sent qu'il n'est peut se résoudre à être pessimiste. Ça se ressent dans ses personnages, et moi, les strips de Mafalda me désespèrent et me rendent heureux en même temps comme ça peut être le cas, pour d'autres, avec les strips de "Calvin & Hobbes". Les gags en plus d'être évidemment drôles, sont intelligemment écrits, percutants, fins, subtils, et surtout, et c'est un exploit pour de l'humour un peu "politique" terriblement (et malheureusement) encore d'actualité encore aujourd'hui.

Un exploit, pour un chef d’œuvre d'humour, au dessin certes simple, mais mignon : de la grande BD !

Portrait de famille

Fidèle à sa ligne directrice, la collection Ecritures de Casterman propose des récits mélangeants deux genres : le roman graphique et la BD historique, le tout, traité de façon très moderne.
Un gros pavé, 400 pages, sur le début du conflit Israël-palestinien, je n'ai pas lu, mais d'après ce que j'ai pu grappiller comme info, on n'est pas si loin que ça d'un "Habibi" par exemple ?

Ce conflit, dont je connais peu de choses (on ne l'étudie pas à l'école), m'a toujours intéressé de part son apparente complexité (ça m'a poussé à lire, par exemple "Palestine" de Joe Sacco). Ici, le point de vue est plus celui des civils juifs, au tout début du conflit (les années 50), lorsque l'occupation britannique était encore en place. Je ne pourrai pas dire que je ressort de ma lecture en ayant mieux compris les tenants et les aboutissants de cette guerre, c'est clair que tout est encore très confus dans mon esprit (le livre revient sur peu d’éléments historiques), et pour saisir pleinement le côté historique, je pense qu'il faut déjà avoir un solide background sur le sujet, mais est-ce un point si négatif ?

Je veux dire, maintenant, je connais légèrement mieux la situation de l'époque, en Palestine mais surtout, ce roman graphique m'a souvent, et c'est finalement pour moi le plus important, touché. Il y a réellement plusieurs scènes que j'ai trouvé très émouvantes, d'autres plus légères, le reste pour la plupart très intéressantes, non vraiment, le scénario de cette BD est quand même très bien écrit.

En plus, à côté de ça, le dessin est loin d'être vilain. Il n'est pas magnifique, loin de là, et peut paraître même légèrement simpliste (quoique c'est le genre de trait un tout petit peu naïf que j'apprécie) qui me parait vraiment maîtrisé.

Bref, du tout bon pour cette nouveauté.

(13 auteurs de bande dessinée et 6 historiens)

Tiens ? Pas étonnant de retrouver Davodeau sur un bouquin engagé comme celui-ci...

Entre "Paroles sans papiers" et mon programme d'histoire de l'année dernière que je dois réviser pour passer des exams' cette année, je commence à un peu saturer sur l'immigration.

Alors je suis bien au courant que ce qu'on apprend dans ce livre, si moi je le sais, ce n'est pas le cas pour tout le monde, mais dans ce contexte, les passages textes des historiens m'ont parût plus rébarbatifs qu’intéressants.

Pareil, les passages BDs ne m'ont pas vraiment touché. Certes les histoires sont en général tristes, mais elle sont surtout et aussi pas très bien valorisée par le transcription en BD : en général, des problèmes de narrations plombent la fluidité de la lecture.
Après il y a des auteurs dont j'ai préféré le travail à d'autres (les planches de C. Durieux ou encore le dessin de Manuele Fior par exemple...), mais dans l'ensemble, j'avais préféré, et largement, ma lecture de "Paroles sans papier" sur, exactement le même thème.
Un fait de société, une lecture importante, mais on peut trouver mieux.

Le Fluink : Le fluink
ajouté le 04/05/2013
Le fluink

Cela ne m'amuse pas de bâcher à ce point le premier album de deux jeunes auteurs, chez une petite maison d'édition (Le cycliste), qui s'attèlent à un exercice difficile, l'Oubapo. Qui plus est, lorsque j'ai rencontré les auteurs en question, les ai trouvé sympathiques et que j'ai aussi lu et apprécié leur troisième album "Le songe de Siwel". Mais franchement, je suis passé totalement à côté de cette BD.

Et c'est justement à cause du concept oubapien : Lire en parallèle les histoires de deux pays qui s'entremêlent (comme l'excellent "Les Trois chemins"), un des pays étant composé d'encre noir sur un fond blanc, et le second, d'encre blanche sur un fond noir.

Bon, je le dis tout de suite, c'est illisible. Le style des auteurs, avec un dessin "normal" (encrage et couleur) est, quoiqu'un peu imparfait et pas toujours très joli, extrêmement lisible.

Ici, je n'ai absolument pas su reconnaître du premier coup d’œil chaque personnages, car les ombres ne sont pas assez différentes, ne se détachent pas assez. En plus les décors sont fouillis et donc eux aussi, peu déchiffrable (on est bien loin de la lisibilité d'un "Idées noires"). On fait l’effort de se détruire la rétine le temps de quelques planches, pour laisser sa chance au récit, mais j'ai personnellement très vite décroché, l'histoire ne m'emballant pas plus que ça (mais elle n'est pas mauvaise, elle ne valait, à mon goût, juste pas la peine que je continue d'essayer de déchiffrer les planches), pour lire la suite de cette histoire méli-mélo sans comprendre... C'est dommage.

Ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas continuer à suivre "Enfin Libre", ça veut dire qu'il se sont attaqués, à mon goût, à un exercice trop ambitieux, pour un premier album.

Le dernier jour d'un condamné
ajouté le 30/04/2013

Une fois n'est (malheureusement) pas coutume, voici une adaptation BD dont j'ai lu le roman.
En effet, parmi les auteurs classiques, ma préférence allait, l'année dernière lorsqu'on devait lire beaucoup de classiques pour le bac de français à Victor Hugo, et "Le denier jour d'un condamné" fut son œuvre que j'ai lu plus appréciée, grâce à la forte émotion que m'a fait ressentir cette dernière, pourtant assez courte (évidemment lors du passage avec la petit fille du condamné qui est à fendre le cœur).

J'ai trouvé l'adaptation en BD réussie, bien que je n'y pas retrouvé les émotions qui m'avaient bouleversé lors de la lecture originel (est-ce que justement je connaissais déjà l'histoire ? Ou parce que l'adaptation fait perdre au texte ? Je ne saurai le dire.)
En attendant le scénario de cette BD est bon, ça, il n'y a rien à dire, même si le plaidoyer contre la peine de mort n'a plus, aujourd'hui, le même impact qu'à l'époque.

Le dessin de Stanislas Gros est bon, sans être excellent. Disons que j'aime beaucoup son style, que je trouve très esthétique, mais qu'il manque encore grandement de maturité. C'est un premier album, c'est donc pardonnable, je suis sûr que les suivants de l'auteur sont mieux maitrisé. Ici, je trouve le dessin encore légèrement peu précis (et les phylactères sont assez laids).

Une bonne BD, mais je vous conseille néanmoins plus le roman originel..

Calvin and Hobbes, tome 24
ajouté le 28/04/2013
Tome 24

Voici le dernier album de "Calvin & Hobbes" édité par Hors Collection... Apparemment, ils ont déjà publié tous les strips de la série car ils publient un album "fond de tiroir" avec tous ce qu'ils ont pu trouver d'inédits sur la série.

Je comprends la démarche de l'éditeur, mais pour le lecteur, qui plus est pas forcément fan de la série, ce n'est pas très intéressant à lire.
Les quelques strips (soit disant inédits, ce dont je ne suis absolument pas sur vu que j'avais l'impression d'en connaitre certains), sont certes sympa, mais ce ne sont pas les plus drôles de la série.
Sinon, au programme, des petites histoires/poèmes sur l'univers illustrés par Watterson (en couleurs), beaucoup d'illustrations (en couleur ou non) et une BD plus longue et en couleur qui elle est bien sympa.

A lire en bibliothèque, si vous être mordu du petit Calvin et du gentil Hobbes

Tome 3 : Petit vampire et la société protectrice des chiens

J'ai rarement vu une série, qui plus est jeunesse être aussi en dent de scie dans sa qualité. A la vue de ma note, vous comprendrez aisément que cet album est plus proche des albums médiocres de la série, comme les tomes 4 et 6 que des tomes 1 et 2.
Cet album date de 2001... Sfar déjà à cette époque, fier de sa popularité bâclait son travail ? En effet, le dessin dans cet album est déjà beaucoup moins travaillé que dans les albums précédents... On a pas trois traits et un coup d'aquarelle baveuse comme on pourrait le trouver plus tard dans sa bibliographie, mais eon sent déjà que Sfar se laisse aller à la facilité avec son dessin, même si ça reste lisible et pas encore trop moche.

Le scénario est très mince, pas très drôle, pas très accrocheur, bref très plat. On ne trouve aucune fantaisie dans cet album, alors que c'est ce qui faisait le charme de la série et les personnages ne sont pas très attachants.

Bref, même si ça lit gentiment, ce n'est pas un album très intéressant, pour les parents comme pour les enfants.

Sillage, tome 12 : Zone franche
ajouté le 26/04/2013
Tome 12 : Zone franche

J'ai définitivement perdu l'espoir de retrouver dans "Sillage" des albums géniaux comme avait pu l'être l'opus 3 : je me contenterai désormais de bon album de divertissement total, de la science-fiction "vide-cerveau".

Et pourtant c'est déplorable que je considère cet album de cette façon, car je trouve que Morvan a eu une magnifique idée dans cette aventure, malheureusement, sous-exploitée... En effet, j'ai trouvé l'idée de la planète franche vraiment super, une idée de génie qui a le mérite de ne pas être souvent vue en science-fiction. J'aurai apprécié passer tout un album sur cette planète, découvrir son mode de fonctionnement, sa faune, sa flore... Mais non, au lieu de ça, Morvan nous gratifie d'une course poursuite en début d'album, une course poursuite en fin d'album et un court flash-back (chose que je n'apprécie pas trop) qui sert d'intrigue mince à cet album. En plus, le scénariste s’évertue à donner encore et encore des missions à Navis, alors que, puisqu'elle a quitté Sillage, j'aurai trouvé l'idée bonne de lui faire faire autre chose, ça aurait pu enrichir la série.

Mais bon, si on n'en demande pas trop à la série, cet album n'est pas mauvais, il se lit bien et facilement, fait un peu avancer l'intrigue, on retrouve de vieux personnages et le dessin est beau. Sympa en comparaison avec le reste de la série, décevant par rapport à ce que "Sillage" aurait pu être !

Sur la route de Selma, tome 1
ajouté le 23/04/2013
Tome 1

Malgré un dessin plutôt daté, j'ai trouvé la lecture de cet album particulièrement prenante : une excellente BD, ça, j'en suis sûr.

Par contre, je suis aussi persuadé que si Tome avait eu les moyens, il aurait tourné un film au lieu d'écrire une BD, tant son récit et sa narration empruntent aux codes du 7ème art (en plus du thème qui fut déjà vu plusieurs fois sur grand écran). De nombreuses séquences muettes ont par exemple pour but de n'être que contemplative : comme un traveling mais en cases... Est-ce que j'ai trouvé ça dérangeant ? Je dois l'avouer, un tout petit peu au début, mais au fur et à mesure de ma lecture, je fus tellement passionné, par ce récit assez intense, touchant et intéressant que très vite, ça ne m'a plus dérangé du tout.

J'aime beaucoup le style de Berthet, assez dépouillé mais avec un encrage bien présent, mais je trouve qu'il vieillit assez mal, aujourd'hui, la bd semble terriblement datée, c'est assez étrange.

Néanmoins, cela reste une BD que je conseille car elle confère un excellent moment de lecture...

Une mignonne, sympathique et agréable petite histoire, qui se lit néanmoins, très rapidement.

Le scénario tourne autour d’un amour de jeunesse, perdue et retrouvée (par diverses moyens). Kek dans son récit, arrive bien à nous faire passer des émotions, on ne s’ennuie jamais à la lecture (qui pourtant, à priori, n'a rien de forcément passionnant à nous proposer, même pour les amateurs de romans graphiques, comme moi), grâce à une narration qui tend à s'éloigner des codes classiques de la BD, pour que le lecteur puisse avoir accès "directement" aux pensées de l'auteur. .
Le dessin ne fait par contre pas très professionnel, il manque clairement de technique et de maturité. Le style n'est pas "moche", mais les planches font très "naïves".

Une lecture que je peux vous conseiller, pour un empreint en bibliothèque par exemple , et qui peut se relire pas trop mal, plusieurs fois.

Tome 4 : ... mon fils à moi !

A chaque fois que je lis ou relis un album d'"Achille Talon" c'est sans déplaisir mais sans une passion dévorante non plus...

J'aime Achille talon, j'aime ce personnage, snob, cuistre, qui présente presque tous les défauts du monde, mais en même temps éminemment sympathique, à la verbe et aux expressions incongrues les plus incroyables.
Tiens d'ailleurs le (ou l’abondance de) texte c'est ce qui fait le charme et la lourdeur de la série en même temps. Comme d'autres auteurs actuels (je pense, notamment à Libon), les dialogues de Greg sont très caricaturaux du langage parlé (je pense aux "hop", "bof" et autre interjections qui ponctuent chaque phrase)... Si en début d'album, tous ce joyeux vocabulaire fait sourire (bien plus que la chute elle même en général), à la fin, on commence un peu à se lasser. En plus, comme je viens de le dire, même si le développement des gags et en général rigolo, les chutes sont assez ratées.

N'empêche, j'ai passé un bon petit moment pas prise de tête en compagnie d'Achille, du marquis (on sent bien la pré-publication avec ces gags, rares gags se suivant dans la série), de Cédille de Guillemet (petite nouvelle dans l'univers) et du dessin gros-nez extrême si agréable et fourmillant de Greg ! Et Hop !

Tome 11 : Monsieur Vincent

Vivants témoins est une série/collection de biographie des hommes importants de la religion catholique, éditée par Fleurus : l'idéal pour les cours de catéchisme.

Mais bon, c'est quand même le genre de BD sans âme qu'on lit sans réel plaisir. Le scénario, par exemple, n'a rien de vraiment folichon, c'est une biographie classique et académique comme on peut en lire des millions, il n'y a rien de vraiment de passionnant.

Mais le scénario est toujours plus réussi que le dessin, qui ne fait pas très professionnel, un peu vide, malgré un style relativement esthétique.

Mais le dessin est toujours plus réussi que les couleurs, assez immondes, très peu harmonieuses, barbouillées n'importe comment sur les planches (sans suivre l'encrage), on dirait qu'on a vomit dans ma BD.

Bref, oubliée, et ça se comprend.

Tome 3 : Le club des quatre

Voici une vieille série un peu moisie est assez oubliée, qui n'a pas vraiment volé son statut de série moisies et oubliées.

Parce que déjà du point de vue visuel, c'est hyper vieillot, un peu vilain et pas très maitrisé. Les planches font un peu vides, les décors ne sont très travaillés, les couleurs primaires criardes en aplat, appliquées à la truelle (hop, le blanc des yeux est couleur chair aussi) sont assez ignobles et SURTOUT, tous les personnages sont toujours dessinés de la même façon : de 3/4 avec la même expression sur le visage, tout le temps, ça fait pas hyper professionnel.

Le scénario, en plus d'être déjà vu dans pleins de série et films d'actions/thriller/policier est un peu stupide (à cause des gadgets en tout genre), et vraiment pas très intéressant.

Je ne doute pas que la série ait pu plaire, mais en 2013; c'est difficilement re-lisible.

Le Sommet des dieux, tome 4
ajouté le 15/04/2013
Tome 4

La lecture du "Sommet des dieux" est toujours prenante, lorsqu'on entame un des volume qui compose la saga, on ne le lâche que difficilement, l'histoire ne possédant aucun problème de narration ni temps mort, Taniguchi et Baku savent toujours comment passionner le lecteur.

Le dessin de Taniguchi est quant à lui, toujours aussi réussi, c'est assez merveilleux de regarder ses planches, bien chargées en décors représentants les montagnes en plus, dans cet album...

Mais, dans le scénario, il y a quelques éléments qui m'ont déconcerté et qui font légèrement baisser la note ([spoiler] par exemple, le fait que Fukumachi arrive à suivre Habu aussi loin alors qu’il est peu entrainé, son obstination qui cadre mal avec ce qu'on savait de lui au début de la série, le fait qu'Habu retourne le chercher alors que de nombreux mètres les séparaient, etc...[/spoiler]

Ce volume 4 reste une agréable lecture, j'attends de pied ferme le tome 5...

Les pieds dans le béton
ajouté le 10/04/2013

Au même titre que de prendre un acide au festival de Montrey en 1967 devant les Jefferson Airplane, trainer avec des keupons dans Berlin Est pendant les 80's, et écouter du Crass dans des squats fait partie de mes fantasmes liés à ma culture musicale (fantasmes certes glauques et sûrement peu correctes historiquement parlant, mais bon, ce n'est pas comme si j'allais les assouvir ces fantasmes).

C'est pourquoi "Les pieds dans le béton" m'a attiré dès sa sortie.
De par sa thématique donc (car oui, j'ai écouté massivement, et écoute toujours un peu de musique punk), mais aussi par son graphisme.
Sans encrage et au crayonné apparent, cette succession de lavis rouge et bleu est un délice pour les yeux. Le graphisme parait assez doux, mais arrive à sublimer les nombreux passages intenses et/ou de violences. J'adore ce style très dynamique, semi réaliste, assez épuré mais fourmillant de nuances grâce à l'aquarelle : en plus de servir admirablement bien le récit, les planches sont un régal pour les yeux.

Le scénario donc est assez puissant. Dans le postulat, il ressemble un peu à l'excellent film Le Grand soir (avec Dupontel et Peolvoorde) ; deux amis d'enfance se retrouvent par hasard, l'un est depuis toujours un sdf-punk vivant complétement en marge de la société, alors que le second, a essayé de s’adapter, pensait avoir réussi, avec son emploi de cadre, mais pète finalement un plomb et part de chez lui. Ce récit est entrecoupé de certains de leurs souvenirs communs. Cette histoire est poignante, avec des passages d'une grande intensité (le concert, la fin), mais des fois aussi d'une grande tristesse et violence.

Mon premier coup de cœur pour une BD sortie en 2013 : voici une histoire excellente qui ravira, je pense, quasiment tout le monde, que l'on apprécie les cris dans les micros, les riffs de guitares en power chords, les rythme BBB (de batterie, binaires et bourrins), les "OI ! OI ! OI!", les chiens, la bière, les rangers, les anti-fafs, le crack, les perfectos, les crêtes dégueulasses ou non.