
Quelle claque ! Et quelle histoire !
Si le premier chapitre est difficilement compréhensible tant il fait état de nombreux personages secondaires DC, la suite se veut beaucoup plus claire. Et c'est précisément là qu'on entre dans le vif du sujet.
Un meurtre, un assassin, une enquête. La trame est fort simpliste, mais Meltzer distille son récit comme un thriller. Un polar noir, dans une ambiance pesante, ou la plupart des héros majeurs auront leur rôle à jouer. Chacun des protagonistes va user de son meilleur "pouvoir" ou capacité dans cette histoire. Même l'aspect psychologique sera fidèle à chacun des caractères des héros (mention spécial à Batman, froid et déterminé comme jamais).
Les dessin de Morales sont fins et détaillés, le tout dans un encrage relativement sombre. De ce coté là aussi rien à redire.
Adulte, noir et poignant, au finale cette "crise d’identité" est un des meilleurs crossover made in DC.

Encore un bon Tome pour New Avengers.
Effectivement il faudra connaitre votre sujet pour vous lancer dans sa lecture, les derniers crossovers étant évoqués tout du long de l'histoire. On suit principalement les skrull, et leur reine, mais cette fois ci de l'intérieur du complot, ce qui tranche avec le deluxe SECRET INVASION qui lui nous montrait l'invasion à grande échelle vu sur terre par nos amis les Vengeurs.
La partie consacrée à Cage et Jessica apporte un peut d'humanité à l'ensemble. On sent que Bendis connait bien ces deux perso et les maitrise parfaitement.
Par contre qu'est-ce que c'est que cette dernière partie complétement nulle : Avengers – The way things are ? Du remplissage ! Le pire est qu'on constate la formation des Dark Avengers sans qu'aucune explicitation ne soit donnée.
Les dessins sont bons, Cheung livre ici une partition de haute volée, ces planches sont détaillées et le trait y est fin. J'ai eu plus de mal avec Michael Gaydos, les siens couvrant principalement la partie entre Luke et Jessica.
Pour conclure je dirais que j'ai passé un agréable moment, riche en révélations. Ça, c'est SECRET INVASION.

Une cata ! Un album bourrin, rien de plus. Un long combat qui dure 300 pages ! Le scenario est d'un vide sidéral, la trame ne bouge quasiment pas du début à la fin, les dialogues sont niais au possible : "je viens pour me venger, vous avez tué ma femme" phrase cité tout les chapitres pour que le lecteur comprenne bien de quoi il s'agit...
Même pour un album "HULK" un peut de subtilité n'aurait pas été de refus.
On a connu Romita Jr en meilleure forme. Loin d'être mauvais ses dessins se ressemblent quand même énormément, on a parfois la sensation de voir 2 fois de suite la même planche.
Un album qui ravira les accros de castagne, pour les autres passez votre chemin il n'y a rien a voir, mais alors vraiment rien...

Quel gâchis, c'est le mot qui viens en premier après lecture de la fin de l'univers ULTIMATE.
Si la base du scenario est intéressante (MAGNETO déclare "LA" guerre au monde) le développement de l'histoire est catastrophique. Là ou cet univers est censé être plus profond et adulte tout s'enchaine à 100 à l'heure, on a souvent l'impression d'avoir loupé un moment clef de l'intrigue, les dialogues sont plats et bateaux, tout le monde se bat contre tout le monde et les twist paraissent invraisemblables .
Le comble, c'est que pour la fin d'un univers d'une tel envergure AUCUNE dramaturgie ne s'en dégage. On a droit à des morts en pagailles, des-fois sans réel explication (cf la scene de SPIDEY et HULK chez STRANGE).
Le dessin de MADUREIRA est rapide et les trait sont grossier, il se rattrape néanmoins sur les couvertures. La coloration est elle aussi catastrophique tellement elle parait saturée. Le seul point positif du livre est le dessin de FINCH, toujours aussi précis et charismatique. Ses couvertures sont d'ailleurs superbes.
Une énorme déception. Il aurais fallu bien plus de pages au récit pour prendre toute sa dimension. Dommage car il y avait la du potentiel.

Quel baffe !
Millar livre ici l'une de ses meilleurs histoires : noir, profonde, extrêmement violente, intimiste, cohérente, apocalyptique, etc...
Les superlatif ne manque pas, chaque chapitres est un bijou en lui même. La naration est limpide, ni trop ni pas assé.
Les perso sont intelligemment choisi et on trepigne d'impatiente de savoir pourquoi tout ce bordel ! Sur fond de roadmovie on a rarement vu un Wolverine aussi calme et rempli de sang froid, carrément apathique au début du récit !
McNiven est lui aussi dans le vrai, loin de son travail en demi-teinte sur NEMESIS, ici l'alchimie avec le scenario lui scié parfaitement. Sans trop en faire, il a su trouver le ton juste, l'action est claire comme de l'eau roche, les décors post-apocalyptique son somptueux et on se régale de tel ou tel détail qui ramène le lecteur au passé.
Mené par brio par un tandem de feu (Hawkeye-Logan/Millar-McNiven) OLD MAN LOGAN est une œuvre magistrale et comme le dit si bien Yvan :
I-N-D-I-S-P-E-N-S-A-B-L-E !!!

J'étais très enthousiaste à l'idée de découvrir le sombre et tortueux passé du plus badass des X-Men, LE mutant MAGNETO !
Du fait des nombreux mystères qui planent autour de Magneto, et des supposées atrocités qu'il aurait subit, on était en droit d'attendre le meilleur, tant la trame de base, à savoir "En pleine guerre 39-45, le jeune Erik Lencherr et sa famille tentent d'échapper aux griffes des nazis" était simpliste et laissait à son scénariste libre cour de torturer le jeune Erik, et ainsi lui conférer la haine qu'on lui connait pour les humains.
Le problème est que, si l'histoire et les dessins tiennent la route, le récit en lui même n'a rien d'extraordinaire, sans aucune surprise, ne vous attendez pas à voir LA naissance rêvée du plus mauvais des mutants. On s'ennuie un peu, on se demande quand va arriver le déclic... il n'arrivera jamais malheureusement pour nous.
Les dessin sont du même acabit que le scenario, bien mais vraiment pas géniaux, les traits sont simples, seule la page où Erik découvre les lunettes m'a séduit. Et ne vous laissez pas "avoir" par la magnifique couverture du livre, qui ne reflète aucunement les dessins à l'intérieur.
Une déception, comment peut-on laisser filer une telle opportunité ? Il y avait surement matière à beaucoup mieux.

Réel suite du 1er tome « La famine », le concept déjanté MARVEL ZOMBIES nous reviens sous un nouveau chapitre, baptisé « Le gout de la mort ». Exit le personnage de Ash (Evil Dead) et de l’équipe créatrice de l’opus précédent. Robert Kirkman au scénario et Sean Phillips au dessin sont de retour… et ca va saigner…
L’histoire commence par le prologue « Dead Days » (sorti en juillet 2007), qui revient sur les origines de la contamination. Magneto s’impose en chef de fil, s’improvisant défenseur de l’humanité pour l’occasion. S’en suit les 5 chapitres suivants, parut de décembre 2007 à avril 2008.
40 Années ont passées depuis la fin des événements du tome 1, Les Marvel zombies restant ont dévorés tous l’univers entier ! Du coup, ils meurent de fin, et la tension est palpable au sein de la petite communauté zombiesque, les prises de bec sont multiples et les issues souvent fatales (cf. menton prune…) Mais oh espoir, en pleine réflexion sur un astéroïde, Giant-Man et Iron-Man se souviennent de la machine inter-dimensionnelle laissée sur terre…
L’intrigue générale est un poil plus complexe que « La Famine », avoir une bonne connaissance Marvelienne est conseillé. On retrouve tout les ingrédients qui ont fait le sucée de la série : Ca s’entretue à tout va, ca castagne, ca vanne, ca trahi. J’ai particulièrement aimé la continuité des portraits psychologique brossé par Kirkman, spécialement pour Spider-Man. Attention, je ne dit pas que c’est du niveau des Ultimates, mais pour un comics se voulant « Z » c’est quand même louable.
Les dessins de Phillips restent dans le ton du 1er opus, sombres (beaucoup de noir et d’ombre) mais colorés, et le trait reste correct. On appréciera également les formidables couvertures d’Arthur Suydam, qui parodie respectivement les couv d’X-Men #1 (1991) pour Marvel Dead Days ; Civil War #1 ; Marvel Mystery Comics #1 (1939) ; Tales Of Suspens #39 (1963) ; Strange Tales (1966) et Silver Surfer #1 Vol.4 (1969).
Encore un très bon moment passé grâce à ce gros délire Marvel, c’est gore, drôle et bien foutu dans l’ensemble.

L’intergal du crossover Marvel House Of M contient les 8 épisodes paru en 2005 aux US et en 2006 en France. C’est évidement Brian Michael Bendis au scenario et le français Olivier Coipel au dessin.
L’histoire met en scène un nombre important de héros, et pas les plus évidents, contrairement à ce que laisse présagé le début de l’intrigue. On suit le déroulement de l’histoire au travers de Wolverine (Vengeur ET X-Men pour l’occasion) qui se réveil dans un futur bouleversé au coté d’une belle rousse pulpeuse. Ce dernier ne comprenant pas vraiment ce qui lui arrive, il va chercher à savoir comment est-il arrivé là.
On peut facilement rentrer dans cette histoire, qui se lit d’une traite (ici pas de passages ou evenement manquant comme dans beaucoup de miniséries événementielles). Le pitch est quasi identique à avengers disassembeld, mais on pardonnera aisément Bendis qui livre une aventure moderne, (ou futuriste, au choix…). Dialogues puissants, intensité, enjeux dramatique, scenario parfaitement construit et petit twist finale sont au rendez-vous.
A l’origine le dénouement final été censé révolutionner le monde des mutants, aujourd’hui forcé de constater que si l’idée était excellente la maison des idées et son scénariste en tète n’ont pas assumé, ou plutôt « respecté » leurs engagements. Mais ne faisons pas la fine bouche, House Of M est un must Have de Bendis, une « utopie mutanesque » qui restera comme un des meilleurs (et indispensable) crossover de l’univers Marvel.
Niveau dessin, Coipel à un trait assez passe-partout. Loin d’être révolutionnaire il n’en demeure pas moins efficace, un peu à la manière de Franck Cho, sobre, détaillé avec une légère précision sur le trait en plus. On retiendra de lui de superbes Sentinelles, des pages et doubles-pages magnifique et un traitement particulièrement soigné pour la dernière partie se déroulant dans la Maison M. A jouté à ça une narration fluide (pas de cases bondés de dialogue, ni de pages surchargées par ces dernières).
L’édition Deluxe propose quelques bonus : les variants et original couv, plus quelques croquis de notre frenchi Coipel. Pas d’interview de Bendis, ni de script du 1er épisode pourtant présent dans le deluxe US, merci panini.
Sachet que si vous voulez vous procurer cet intégral, il faudra lorgner du coté du marché noir (Aie le larfeuille !), l’éditeur ne proposant plus cet ouvrage à l’heure ou j’écris ces lignes (sale habitude de… Panini,).

Crée par Chris Claremont et Herb Trimpe au dessin, Captain Britain apparait pour la 1er fois en 1976 dans le Captain Britain Weekly #1. Il faut savoir que ce comics fut crée specialement pour le marché britannique.
Après quelques années là série connait des hauts et des bas, en 1983 c'est au scénariste prometteur Alan Moore et au dessinateur Alan Davis qu'est confié Captain Britain.
Le début de l'aventure n'est pas très claire, vous êtes vite perdu dans cette histoire de monde parallèle, remplis de perso-héros méconnues. Il faut reconnaitre que la 1ère partie du livre est un peut foutraque. Heureusement, Moore corrige vite le tir.
On navigue en terre anglaise soumise au pouvoir de l'état, à la manière d'un V pour Vendetta, traquant les super-héros via un monstre-symbiote relativement flippant et pas très coopératif. L'atmosphère est pesante et sombre, le titre "La fin du monde" porte bien son nom et l'humour n'a pas sa place ici.
Petite déception pour le Captain Britain en lui-même. Il faut reconnaitre que se n'est pas le plus grand héros de tout les temps, et il passe le plus claire du sien à en prendre pas mal pour son grade.
Hormis ça, le dessin de Davis n'a rien de révolutionnaire mais correspond à l'univers du récit avec des couleurs assez ternes et kitch.
Voilà, cette histoire de super-héros n'est pas banal, car même si il n'y a rien d'extraordinaire c'est un œuvre atypique et je la conseil à tout amateur de Moore ou du genre.

Personnage ultra charismatique, Spawn débute sa carrière dans ce magnifique Tome 1 de chez Delcourt. Passionnante histoire tragique d'un homme qui perd tout (mais alors vraiment tout !) et qui pactise avec un diable un brin manipulateur, Al Simmons retrouve "vie" sur terre, avec en bonus un costume symbiote et des pouvoir magique en guise d'armes, mais si vous avez les avantages, les inconvénient sont ici légions...
Gore, sombre, violent, voilà les adjectifs qui caractérise la plus part du temps Spawn.
Le style de dessin de McFarlane avait déjà fait ses preuves sur Spider-man, mais là c'est du grand art, chapeau l'artiste. Les traits sont précis, l'action parfaitement rythmé et maitrisé.
On a toujours envi d'en savoir plus sur tout !
Regret au niveau épisodes manquant, 2 pour le coups. Comment le patron même de sa boite qui dessine SON comics n'a pas les droits de SA création ??!!
A part ça, Spawn c'est une œuvre majeur dans l'univers des comics, à découvrir ou à relire.

Je n'avais jamais lu quelconque histoire de Vengeurs, car mélanger les univers des uns et des autres est toujours un paris risqué. Si tout les Crosovers été comme celui-là je ne serait alors plus rétissant, mais alors du tout !
Développer l'aspect psychologique des Vengeurs est une excellente idée, et Millar s'en tire à merveille avec tous ces protagoniste, mention spécial au couple La Guepe_Giant-Man.
La deuxième histoire est certes moins attrayante (encore une invasion d'ET !) mais on s'en contentera, car Millar est un compteur hors-pair, et il se complete parfaitement avec Hitch, son dessin étant quand lui très riche en détail.
Une petite merveille.

Si l'idée de retrouver Spidey dans le futur à la manière d'un Dark Knight avait de quoi me réjouir je doit dire qu'après lecture je suis déçu.
L'histoire est superbe, et le scenario avance progressivement mettant en place des perso avec profondeur, et on ne peut que se délecté du sort réservé au tisseur tout au long de l'aventure. Là ou le bas blaisse mes amis, c'est au niveau du dessin, que je n'est PAS DU TOUT (su ?) apprécier. On croirai des croquis qui n'ont pas été finalisés, le trait des persos est immonde, le style est simpliste et sans détail, on est loin d'un Romita ou McFarlane et au final plus proche de l'animé.
Dommage, car je pense que mis en dessin par un "vrai" dessinateur comics cela aurait pu donner quelque-chose de grandiose.