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Avis BD de c-drik

 
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Le roi cassé
ajouté le 14/02/2006

Nous sommes le jours de l'armistice, les soldat attendent impatiemment que les cloches tintinnabulent l'heure de la libération, l'heure de la fin de la guerre.
Loins d'eux, caché dans une maison en ruine qui a la forme géographique de la France, le déserteur simon Virjusse attend lui aussi. Mais voilà, deux soldats ennemis s'approchent, il les tue, mais par mesgardes… il y passe aussi. La Mort dégoutée par la boucherie de la guerre propose un deal à Virjusse.
Dumontheuil, l'auteur de "Qui a Tué l'Idiot" et de "La Femme floue" nous offre encore une foi un bel album, exceptionnel, unique et proche de l'onirisme. Il utilise ici la première guerre mondiale pour reprocher la stupidité et l'horreur de celle-ci mais hors des champs de bataille. L'histoire se passe à l'arrière des front, dans Paris, et montre clairement la bêtise humaine et l'imbécillité des gens à vouloir faire de Virjusse un héros de guerre. Dumontheuil nous gâte vraiment et nous offre scénariquement et graphiquement tout ce qu'il sait faire, du plus horrible et dérangeant au plus incroyable et humoristique.

Bref, un album très interessant et dramatique.

Tome 7 : Le troisième souhait

Hein, quoi comment…
Un nouvel hellboy, non ?
Et bien si, il s'agit bel et bien d'un nouvel Hellboy. Tout en noir et blanc.
Le Troisième souhait est une nouvelle histoire d'Hellboy et c'est un vrai plaisir de le retrouver dans une nouvelle aventure.

L'intrigue se déroule en Afrique, Hellboy est parti du BPRD et se retrouve au fin fond de l'océan mer, prisonnier par une créature rancunière, ou angoissée. Hellboy, quant à lui, est passif même si c'est sur lui que toute la haine du monstre va !

Scénaristiquement, c'est vraiment agréable, l'intrigue est vraiment bonne…
Et graphiquement, le noir et blanc permet de nous montrer ô combien mike Mignolia est talenteux.

Chaque vignette est un pur plaisir. On passe agréablement beaucoup de temps devant chacunes d'elles, même quand il n'y a aucuns dialogues. Cet album permet de nous faire redécouvrir hellboy, et franchement c'est pas un mal !

Bref, un chef d'œuvre ! Mais attention, un chef d'œuvre spécial, limité à seulement 2500 exemplaires…

Blacksad, tome 3 : Ame rouge
ajouté le 23/11/2005
Tome 3 : Ame rouge

Et encore une nouvelle aventure de blacksad, tant attendue, pour notre plus grand plaisir.

Après une promesse tenue, Blacksad se retrouve garde du corps d'un riche joueur de poker, quelque peu chanceux, pour gagner un peu d'argents… Ce petit boulot assomant le conduit dans les casinos, les galeries d'art où il trouve un dépliant sur conférence sur l'énergie atomique donnée par un très vieil ami, un ancien professeur de John S. Blacksad, Otto Lieber. Il part à sa rencontre et lie connaissance avec ses amis, des intellectuels de gauche, peintres, romanciers, poétes…Or voilà, nous sommes dans les 50's, en Amérique, et c'est la chasse aux sorcières, la chasse au communisme !

Ce nouvel opus entraîne Blacksad dans un scénario très politique, une embrouille où l'histoire - noire - refait surface…
Bien évidemment, étant fan, je vous dirais que c'est album culte, inévitable…bien sur ! Tout est dirigé avec adresse. Le scénario est subliment maitrisé et agréable. On regrettera juste un découpage des évenements un peu trop brut. Autant, parfois, le changement de scène se fait tout seul et est compréhensible. Autant il y a des moments, la compréhension est plus dure car trop de temps se sont défilés entre les deux saynètes. Mais bon, ça ne nuit en aucun à la qualité de l'album.
Canales utilise comme toile de fond plusieurs domaines, plusieurs références très difficiles à traiter sans jugements et préjugés, tels que le nazisme, le communisme et la chasse aux sorcières ! Et je trouve qu'il l'utilise bien, très bien…Il jongle avec les évenements historiques et intellectuels et tout ce qu'on peut trouver comme erreurs et gloires.

Et puis tout cela ne serait pas somptueux sans la griffe de Guarnido. Le maître du dessin animalier, l'épatant dessinateur soucieux des chomies, du moindre détail, l'illustrateur au trait très expressif et richissime. Voilà j'ai tout dit ! Le graphisme est merveilleux, tout simplement. Bon il est vrai que je n'ai pas retrouvé le charisme du personnage de blacksad dans le 1r tome. Je trouve qu'au fil des albums, le personnage a moins de classe. Où plutôt devrai-je dire moins d'expressions classes, allurées. En un mot, il n'a pas la même tête - qui me plaisait tant dans le premier - mais ce n'est pas pour autant que je le trouve laid, bien au contraire, il reste très beau, très expressif !
J'ai beaucoup apprécié certains passages et notamment ceux avec Otto. D'ailleur j'ai aimé ce personnage. On le voit évoluer au fil de l'abum. Au début, on le trouve sympathique, rassurant, condescendant et peut-être même mère poule. Puis on le trouve inquiétant, puisqu'il s'agit du créateur de la bombe H. Ensuite il fait plutôt peur car imprévisible limite névrosé. et enfin quelqu'un d'engagé, humain quoi !

Bref, une nouvelle aventure qui répond fortement, et bien au delà, à mes attentes.
Un chef d'œuvre de plus dans cette série merveilleuse !

Tome 5 : Valeurs Familiales

Pouh pouh pou…Mais qu'est-qu'il nous fait. ?
L'histoire de cet album se passe dans un petit restaurant, on y voit Dwight et Miho (cachée). La veille, un drame a eu lieu, visiblement un réglement de compte. Dwight enquête, on ne sait pourquoi, et retrouve l'origine de ce carnage, bruno.
Un scénario, petit, petit… peu d'anecdotes. Je n'ai vraiment pas ressentit dans ce tome ce que j'ai aimé, adoré dans les précendents, à savoir une ambiance de fou et un scénario halletant.
ça manque de passion, autant dans le scénario que dans le graphisme. Le dessin de Miller est très faible par endroit. Trop vignettes posées par ci, par là, comme des photos, donnant beaucoup de désordre à l'ensemble de l'album. Beaucoup de petit croquis, ressemblant plus à une pré-vignette de story board, non digne d'être sur une planche de Sin City, sans ombres, juste du trait…ça étonne et déçoit ! On ne ressent plus ce côté très malsain, crasseux de Sin City. On y trouve plutôt des personnage trainant, fatigué et fatiguant.

Bref, on a l'habitude de voir un artiste évoluer au fils de ses œuvres. Pour Frank Miller, j'ai plus l'impression qu'il se lasse et régresse ! Désolé d'être cru, mais c'est vraiment l'impression que ça m'a donné en découvrant cet album…

Sapiens, tome 1
ajouté le 28/10/2005
Tome 1

Glénat en inventant la collection Carrément BD a eu une sacrée idée, pour notre plus grand plaisir.
Avec Sapiens, ils laissent libre cours à l'imagination débordante de Fréderique Pontarolo…
L'auteur nous emmene ici dans une histoire très onirique et loufoque. Un jeune homme, écrivain en manque d'imagination, enrhumé, va se promener en ville. Un groupe de jeune fille, toutes physiquement identique l'entoure et finissent par l'endormir ! Au réveil, il se retrouve dans un paysage industriel, sur une île dans laquelle habite une femme vache et une des filles qui l'a endormi, silencieuse. Cette histoire étrange va lui faire vivre des situations cocasse et très mystèrieuse.
Autant dire que le scénario est très complet et complexe. mais on est pris dedans dès le début et on veut vite savoir la fin. L'histoire évolue sympatiquement et se mélange bien avec les passages romantiques et poétique du jeune écrivain. Il y a vraiment une belle harmonie entre le scénario de Pontarolo et les histoires de son personnage fictif.
Niveau graphique, ça a beaucoup de charme aussi. Sa facture est belle ainsi que la technique utilisée !

Bref, un très bel album…

Mister I, tome 1
ajouté le 28/10/2005
Tome 1

Bâti sur le même principe que "Mister O", l'histoire de "Mister I" racconte l'histoire d'un personnage qui cherche désespérement à manger, à se nourrir. Mais voilà des accidents mettent tout le temps un terme - assez sanglant - à ses plans, ses efforts.

Le scénario est donc très simple et plus très original car la régle est la même et de façon identique que "Mister O". En effet, on y retrouve la trentaine de planches de soixantes cases et une fin fatale où le héros meurt à chaque bas de page, prouvant que le "dit" héro a échoué dans sa quête.

Le théme est très minimaliste, conceptuel mais plaisant…comme pour le graphisme de Trondheim où son trait est très épuré et refléte le côté naïf et absurde de l'histoire. Ce dessinateur a une imagination débordante, loufoque et efficace. Faut quand même être doué pour rentranscrir un maximum de chose dans un minimum de trait. Comme il faut être imaginatif pour trouver une fin différente à chaque foi sans tomber dans le déjà vu et l'ordinaire accablant du gag de répétition !

Bref, un album très plaisant à portée de tous !

Tome 4 : Cet enfant de salaud

Un nouvel opus et du nouveau ! Que demande le peuple. Et oui, on voit venir un bon flic (dirons-nous !) comme personnage central.
Jamais, en commençant la série, je n'aurais penser qu'il y aurait un flic comme personnage principal. Et puis même pas corrompus !
Il s'agit d'Hartigan. Un vieu flic. Il doit sauver une petite fille, nancy, qui risque de se faire violer par un pédophile, fils de bourge' bien protégé par son papa. Hartigan payera cher d'avoir aidé cette fille, devenue gogo danseuse dans un bar où l'on retrouve marv, et d'avoir retiré les deux armes de l'agresseur ! Le bon flic se retrouve en taule, on lui oblige de dire que c'est lui qui a violer la petite.
Ce nouveau tome nous en montre beaucoup plus sur l'univers corrompus de Sin City. Et il nous montre aussi qu'i y a aussi du bon dans cette ville. Même si le bon devient très violent, très destructeur, malgré la fatigue et la vieillesse. Enfin bon, le scénario est toujours de qualité.
Et le graphisme aussi. La facture de Miller est décidemment incroyable, originale et personnelle.

Bref, franche réussite.

Sin City, tome 3 : Le grand carnage
ajouté le 27/10/2005
Tome 3 : Le grand carnage

Dans ce troisieme tome nous retrouvons Dwight, seul. Seul ? Non, il est en très bonne compagnie. En compagnie de beautés destructrices et surtout protectrices !

Dwight est un héros comme je les aime. Un héros très tranquille, très calculateur et donc très patient pour obtenir ce dont il veut ! Mais un héro sans véritable état d'âme, comme quasiment 100 % des mecs qui vivent à Sin City. C'est un tueur, et son ombre fait partie intégrante de la ville. Cette ville qui serait le reflet de ce qu'elle contient comme habitant. Des brutes et et des putes !

Miller change un peu l'atmosphère de sa série dans ce tome pour s'intéresser à la ville et ces citoyens. En effet, ce troisieme tome parle plus particulièrement d'une aventure de Dwight, mais contrairement aux deux autres tomes, elle ne se centre pas totalement sur ce personnage, elle s'interesse aussi à ce qui se passe autour et à ce qui se passe dans la ville, ses quartiers, son histoire…ses histoires !

Bon il est sur que la présence de Dwight n'équivaut pas du tout celle de Marv, qui même absent a une ubiquité certaine par sa carrure et sa personnalité. Et justement, c'est ça qui est divin dans sin city…les tueurs ne se ressemblent pas et ont un comportement bien différent !

Le scénario est bien foutus, digne d'un sin city avec tous ce qu'il peu comporter de bagarre, de pourriture et de luxure. On découvre un peu plus la ville, ses recoins. On plonge dans son univers grace au graphisme saisissant de Miller. C'est violent mais c'est beau !

Bref, encore un petit bijoux qui nous fait un peu plus découvrir la ville du pécher !

Tome 2 : J'ai tué pour elle

Tout d'abord je remercie Lezard de m'avoir donner ce tome merveilleux.

Miller nous montre, à nouveau, son talent de scénariste et de dessinateur dans ce second tome de Sin city, intitullé "j'ai tué pour elle".
Sin City, son Œuvre - oserai-je dire - tout en noir et blanc, et heureusement ! En effet ce tome est si violent, ça gicle de partout, que le rendu en couleur risquerait d'être écœurant !

Bon comme pour le premier tome, j'ai eu du mal à accrocher à la première minute, pensant que le texte m'ennuirait très vite, et que le graphiqme en noir et blanc deviendrait rapidement lassant.
et comme pour le premier, on laisse ses doutes de coté et on apprécie. On rentre tout de suite dedans, on rode dans les rues de sin city en compagnie de Dwight et du colosse Marv. Bon tandem en passant. Un duo de héros comme on aimerait en voir plus.
Je me suis surpris à aimer aussi le scénario qui est vraiment passionnant. Et oui, au départ, je voulais découvrir cet opus -comme tous les autres d'ailleur- que pour sa qualité graphique, le scénario passant au second plan.
Niveau graphique, je pense l'avoir déjà assez dit. C'est magnifique. Miller gére ses encrages à la perfection. Sa gestion pour les ambiances et les clairs/obscurs sont tout aussi merveilleux.
Nan, scincerement dans ce tome nous avons un Frank Miller au meilleur de sa forme (graphique et scénaristique).
En espérant que cela dure.

Bref, un p'tit bijoux, très violent !

Harmattan, le vent des fous
ajouté le 26/10/2005

Je regarde la bédéthéque de ma chérie, et là, que vois-je, tout petit, tout discret, tout timide…"Harmattan, le vent des fous".
Hum, ça ne me dit rien. Belle couverture. Allez, regardons. Balunga me dit que la lecture de cet album est très rapide. Ok, je me lance, je ne risque rien visiblement.

Suite à une rencontre Terry et Sam, l'un blanc américain, et l'autre noir d'origine africaine vont très vite devenir amis et se faire confiance. Cette amitié les emménera en afrique pour retrouver un trésor, un héritage…mais le frère de l'africain, jaloux, ne l'entend pas de ce coté et tue idiotement mais volontairement les proches de son frère.
Une très belle histoire, où plutôt conte…Le scénario est séduisant malgré sa simplicité, et je le confirme, ça se lit très rapidement mais on reste un peu sur sa fin !

Niveau graphique, c'est de la ligne claire, de la ligne claire comme je les aime qui sait mélange judicieusement encrés (pour le premier plan) et aquarellés (subterfuges, arrière plan). Un style correctement employé, aussi, pour mettre en avant cette oposition entre le personnage noir, personnage plutôt réaliste, et le personnage blanc, plutôt innocent , naïf. Une facture très joliment épurée donc !

Bref, à découvrir car beaucoup de charme.

Période Glaciaire
ajouté le 26/10/2005

Bon, et bien on va commencer par l'album, enfin son apparence.
Mon dieu que c'est beau, magnifique, et un touché super agréable…houlala, ça promet à l'interieur…
Maintenant, j'arrête de jubiler et j'écris mon avis, qui, je vous préviens tout de suite, fera en sorte que vous comprennez que j'ai adoré cet album ! Et bien plus que ça.

Ce magnifique nouvel album du talenteux Nicolas de Crecy, "Période Glaciaire" nous entraine avec des explorateur du futur à la recherche d'une société disparue, à cause d'une ère hivernale extrème, sous une grosse couche de neige ! Visiblement cette période subite de froid et de neige est arrivée de nos jours sur le continent européen (surnommé "euro" à cause de la trouvaille d'une piéce de 2 euros). Ces explorateurs, aidés de 3 chiens, dont Hulk et Spiderman (ils furent appelés ainsi car leur maître pense qu'à notre époque ces personnages étaient des Dieux !). Chiens obèses pouvant parler car génétiquement modifiés …
Leur expédition les ménera jusque dans le Louvre. C'est ainsi, qu'à l'aide des tableaux, ils vont déchiffrer notre histoire, et c'est à ce moment là que le scénario s'éxite.
Les explorateurs imaginent que nous ne connaissions pas l'écritures, et que l'on s'exprimait à travers les tableaux qu'ils pensent être fait par des machines, tellement les peintures paraissent réalistes. Donc autant vous dire que notre histoire est revue et merveilleusement corrigée.
De son côté, Hulk s'est perdu, et se retrouve parmis les œuvres antiques et historiques qui lui raconte ce qu'il s'est passé réellement ici et que leur avenir est compromis, le Louvre risquant de s'éfondrer à un moment ou à un autre !
Bref, le scénario est merveilleux, passionnant et délirant comme le sait très bien le faire De Crecy. Merci à lui !
Cette histoire sensationnelle - je ne le dirais jamais assez ! - est soutenue par la touche très originale et esthétique de De Crecy. Une facture qui laisse volontairement apparaitre le griffonage et qui donne de très belles vignettes…
Cet album est une authentique observation sur le monde artistique, historique et le monde des humains. Un véritable affrontement graphique car les Œuvres citées apparaissent et s'intégrent dans le dessin. Une réflexion amusante qui méle les représentations d'un artiste (entre autre celle d'Eugéne Delacroix, considéré par les explorateurs comme un etablissement, les Établissements Delacroix. Car la signature de l'artiste est E. Delacroix !) à la réalité passée. Au final, l'histoire devient totalement fantastique et les Œuvres prennent vie.

Bref, un très bel album où la philosophie devient amusante, légère et agréable…
chapeau quoi !

Tome 4 : les germes de la destruction

Cela fait cinquante ans que le docteur Trevor Bruttenholm a découvert et a assisté à la naissance d'Hellboy. Un docteur Trevor, marqué à jamais par une expédition au pôle Nord, qui, avant de conter sa mésaventure au héros du comics, tombe étrangement raide mort, le visage et sa peau remplis de pustulles, attaqué par un mystérieux batractien. Hellboy doit, vien évidement, tirer cet accident au clair.
Pour cela il décide de rendre visite à une certaine Madame Cavendish, mère d'un des compagnons d'expedition de Trevor, avec Sapiens et Liz.

Voici le début des aventures mythique d'Hellboy dessinées par le talentueux Mike Mignola. Ce premier opus raconte l'arrivée sur terre de cet être étrange venu des enfers qui combat le mal. Un personnage haut en couleur (outre sa belle couleur de peau rouge sang !) qui a tout pour devenir un héros. Il est fort, très fort. Quasiment indestructible, sarcastique devant les démons, protecteur…il a tout je vous dis.
Niveau graphisme, c'est esthétique… de beaux noir, on s'émmerveille à regarder chaques vignettes où le jeu du clair/obscur est géré avec talent, ainsi que la pose des couleurs. Un beau trait. Une facture très efficace et pourtant simple…
Je regrette juste le fait qu'il soit ressorti un peu trop rapidement (à cause du film) en librairie. On sent que l'impression est bâclée par endroit, avec l'apparition de pétouilles sur un beau fond noir…

Bref, un très très bon début.

Hellboy, tome 6 : Au nom du diable
ajouté le 25/10/2005
Tome 6 : Au nom du diable

Que vois-je, il manque un tome d'Hellboy…vite, vite comblons cela !
Dans ce second opus d'Hellboy, l'intrigue tourne autour d'un mystèrieux personnage. Un soldat de l'époque napoléonnienne. Un vampire. Un personnage qui revivrait grace à la pleine lune et a un dispositif particulier, placé dans le chateau du soldat. Or voilà, le projet Ragna rok décide de remettre en vie ce démon sanguinaire, voyant en lui une aide précieuse pour mener à bien leurs idéologies.
Le BDRPD envoit en Roumanie Hellboy, ainsi que Sapiens et d'autres agents pour comprendre de quoi il s'agit et de retrouver ce démon. Un voyage qui permettra à hellboy d'en savoir un peu plus sur ses origines.

Mignola joue ici de son talent de graphiste et de scénariste pour nous pondre, encore une foi, un très bel album. Un album qui se détache un peu des autres car le scénario est crée à base d'entremélages de mythologies antédiluvienne et roumaine (on comprend pourquois mignola fait un hommage à dracula avant la lecture de cet album !). En tout cas une histoire très passionnante, ornée par un graphisme de fou.

Bref, je l'ai dévoré !

Ex Abrupto, tome 1
ajouté le 29/09/2005
Tome 1

Il était une foi un cochon…
Un cochon qui travaille dans une usine aux centaines de cheminées fumantes et qui, du coup, peint des toiles avec de la suie.
D'ailleur la peinture en suie est quasiment son seul plaisir au quotidien.
En effet au travail, il est suveillé par un chien contre-maître qui a une prison à la place du bide (… il y en enferme les mauvais employés et ses derniers son jettés dans la braise des cheminées si elles ne font pas de fumée propre, bien droite.) et, chez lui, habite un viel oiseau agonisant, aux yeux creux… très angoissant.
Heureusement pour lui, il y a l'art où là il se lâche et prend plaisir et découvre un ami robot, peintre abstrait.

Mais d'abord, avant de parler du contenu de cet album… parlons de l'apparence ! Quel album, c'est vraiment imposant. tout de suite tu comprends pourquois 4 ans se sont écoulés chez les réveurs avant ce nouvel album paraisse. Ensuite tu t'amuses à feuilleter (c'est toujours ce que je fais devant un gros pavé tel que celui-ci)
et tu vois des illustrations en noir & blanc, très graphiques, gestuelles et sublimes. Les masses noir et banc sont formidablement bien gérées. C'est magnifique.Quelle générosité graphique ! En 256 pages, waw… et pas un seul philactère ou texte.

Ex Abrupto est un album qui aborde plusieurs thèmes.
La vie et ses difficultés.
La mort et son attente angoissante.
La société industrielle et tout son coté inhumain ou les étres vivants sont traités comme des robots et des bêtes, d'où leurs apparences bestiales ; et d'ailleur paradoxalement, c'est le robot qui fait plus humain dans sa façon d'être. Il vit sans contrainte, profite, contrairement aux animaux travaillants.
L'art et son coté évasif, onirique. Un bel apercu de l'art comme antidote, éxutoire…
J'ai beaucoup aimé aussi la représentation animale des personages très judicieuse. Le cochon car travail dans la suie. Le chien de garde qui fait un contre-maître. Les oiseaux, ces volatiles qui piaillent devants l'art, ils évoquent pour moi les critiques d'arts, toujours prét à descendre même quand l'art est un plaisir et n'a pas d'ambitions. Heureusement certains comprennent la detresse dans l'art et font un geste, humain ou inhumain (à vous de voir !)

Bref, Ex Abrupto est comme l'apparence qu'il peut avoir…gigantesque, riche. Un album à relire (ou plutôt revoir) pour mieux en comprendre le sens

Le Docteur Héraclius Gloss
ajouté le 13/09/2005

Docteur Héraclius Gloss est un savant, un grand, mais savant en quoi, personne ne le sait exactement et personne ne sait ce qu'il sait ! Mais ils savent qu'il passe son temps dans la bibliothèque, donc il doit bien savoir des choses, du moins ils savent qu'il doit savoir plein de choses ? M'enfin si vous lisez cet album, je sais que vous allez le savoir puisque moi-même je l'ai su !
Donc…pour vous donner un indice, il s'interesse à la métempsycose : une théorie qui fait croire qu'on peut se réincarner dans les animaux.
Du coup le docteur refuse de manger des animaux, et se voit donc refuser son pêcher mignon : la brochette de caille ! C'est à ce moment que les gens savent ce que sait Héraclius, du moins ils savent ce qu'il fait ! Et ils le voient jour après jour tomber dans une sorte de folie incontrolable. Voici donc l'histoire d'un docteur qui voit sa vie bousculée par ses découvertes, et qui finira par bousculer celle des autres.
Niveau graphisme, c'est beau, attachant… le personnage évolue dans un univers original. Une touche assez minimaliste, sombre… Pour un premier album, Bordas fait très fort ; premièrement, pour avoir réussi à adapter en bd le roman de Maupassant ; deuxièmement, pour avoir su retranscrir l'ambiance général du roman dans son album… des vignettes très belles, très poétiques voire oniriques tout en restant très humoristique, satirique…

Bref, une belle audace. Un dessinateur prometteur est né ?!

Café panique
ajouté le 12/09/2005

Panique, un bistrot géographiquement privilégiée pour le narrateur, c’est à dire à deux pas de chez lui. Panique, un lieu d'habitués… un lieu de rendez-vous pour les habitants du quartier ! Un lieu d'euphorie où chacun raconte son anecdote… Un lieu rempli de personnage haut en couleur comme Cul-sec, Verre-en-main, Pomme-vapeur…et bien d'autres aux surnoms suggestifs !
Cet album est un petit bijoux, une adaptation réussie faite par un artiste - alfred - qui gére magnifiquement la bd pour illustrer les mots, les ambiances qui rôdent dans le livre de Topor.
Café panique est un lieu sacré où le temps s'arrête pour enfin respirer, coupé du stress, des vies moroses…une vraie bouffée d'oxygène.
Cet album adapté de nouvelles de l'écrivain et dessinateur Roland Topor vous fera voyager aux pays des songes, dans des mondes oniriques et dipsomanes.
Chaque page est subimissime… chaques vignettes reflettent un état d'esprit, un personnage et son histoire, délirant pour la majeure partie du temps. Alfred arrive, avec un graphisme sobre et un choix des chromies spécifique et limité, à nous emmerveiller devant les anecdotes des piliers de comptoir, à nous emmener dans leurs vies d'ivrognes (dans le bon sens du terme) quasi sur-réalistes et cependant interessantes.

Bref, c'est captivant, maîtrisé,... réussi !

L'artiste de la famille

Timide, fainéant, introverti, voire fou… c'est comme cela que vous considérent ou vous considéraient vos proche ! Alors vous étes L’artiste de le famille. Et vous devez lire cet album de larcenet.
Cet album est en sorte un mémoire… les mémoires de Larcenet.
Il illustre ici son histoire, une histoire d'artiste, des débuts jusqu'à quasiment aujourd'hui !
Cet bd n'en est pas vraiment une…ça n'est pas vraiment construit, mais cependant le tout reste assez structuré…Les textes sont posés dans de grandes illustrations en noi et blanc. En fait nous avons plutôt devant nous un bouquin d'illustration, un recueil de mémoire…
Niveau graphisme, on a de tout… tout dépend de l'état d'esprit de l'artiste. On plonge totalement dans son âme et on y découvre des tonnes mystères et on plonge dans ses réveries et ses craintes pour avoir des réponses…abstraites parfois, comme le sont certaine de ses illustrations où le lecteur laisse libre court à son imagination dans les formes sombres, parfois épurés, parfois plastiques, dans les pleins et les déliés , dans les masses, dans son trait…le tout quelque foi relevé sur le ton de l'humour.

Bref, c'est magnifique comment Larcenet peut nous attendrir, même quand il n'est pas dans sa forme optimale…

Dallas cowboy
ajouté le 29/08/2005

Il fait nuit, nous sommes couché et nous attendons impatiemment que le sommeil arrive. Cet ennervant moment où il ne faudrait penser à rien pour s'endormir au plus vite. Mais voilà le cerveau nous dicte et nous fait parvenir des souvenirs dans le désordre, passant d’une scène à l’autre sans logique apparente. Voici en gros, le résumé de Dallas Cowboys, un homme (sans doute Mister Larcenet !) qui tente de dormir mais ses souvenirs le rattrapent et le tiennent éveillé jusqu'à l'aube !
Dans cet album nous sommes en sorte les dérangeurs de sommeil de ce dallas cowboy, nous somme ses pensés et nous les découvrons au fil des anecdotes - non chronologique voire illogique par moment…et c'est bien le cas dans la réalité. La vie d'un homme compléxé par son embonpoint, mal dans sa peau depuis sa tendre…, heu sombre enfance ! Victime du rejet et de la cruauté.
Les dessins noirs et les représentations sombres de la société (les personnes qui l'entourent, ressemblent à la mort, yeux creux, bouches noires et les décors obscurs) refletent bien l'état d'esprit et la pathologie très prononcée du personnage.
Cependant, l’humourest tout de même au rendez-vous, l'auto-dérision nous fait rire, souvent acide et grotesque mais si humaine ! (cf. la scéne où il ne doit pas penser bite, croyant que les gens sont tous télépathes sauf lui !).

Bref, un très bel album, très touchant et attachant… bref du Larcenet quoi !

Presque
ajouté le 26/08/2005

Alors là je suis épaté.
Dans cet album on rentre carrément dans l’esprit de Manu larcenet, et ça nous prend aux tripes… En effet Larcenet choisi dans cet album d’illustrer et de raconter son service militaire, période visiblement très sombre de sa vie… Une période de son existence dans laquelle lui et d’autres individus, soldats, ont agit comme des mouton face aux ordres de hauts placés complétement givrés et beuglants.
Ainsi il se livre sans concession sur cette partie de vie qui – forcement – laisse des cicatrices et nous montre comment, dans les endroits dit « disciplinaire », l’homme peut perdre tous ses droits et devenir un mouton qui doit obéir et se la fermer… comment l’homme peut être incompris face à ses proches (le dialogue terrifiant entre lui et sa mère qui ne comprend que son propre fils se fait bouffer à petit feu et souffre !).
Une histoire très bien relevée par un graphisme haut de gamme, très en adéquation avec la noirceur de l’album, des vignettes sombre, des scénes très expressionnistes… de gros coups de pinceaux traduisant la violence de la scéne et la haine du dessinateur. Talentueux !

Bref, un album attachant, révolté et terrifiant

Monsieur Fruit, tome 2
ajouté le 26/08/2005
Tome 2

Au début ça choque (surtout quand on passe du 1 au 2 sans pause !)… le dessin est un peu plus léché que le premier opus. En effet Nicolas de Crécy a un peu plus fignollé sa facture, il y a mis des ombres. L'athmosphère est pour le coup totalement modifié mais… reste cependant magnifique - oserais-je dire bien-sur, oui j'ose… bien sur que c'est magnifique puisque De Crécy est un dessinateur magnifique !

Pour le coup, comme on change d'ambiance, l'auteur rend l'histoire encore plus loufoque qu'elle ne l'était dans le tome 1… encore de l'impro mais cette fois-ci, il a dû fumer un truc illicite car c'est très proche de l'hallucination (oui M. De Crecy ne voit pas des éléphants rose quand il est dans des états second, il voit des fruits et des légumes qui se rebellent…). un conseil, ne cherchez pas à comprendre, c'est trop surréaliste (même Dali ne faisait pas mieux !)…

Bref, hallucinant !