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Les avis de
BronX
sur la série "Balade au bout du monde"
Moyenne posteur :
( 3.50 /5)
Moyenne site :
( 3.59 /5)
Balade au bout du monde
Intégrale du 1er cycle
(4.00/5)
Catégorie :
Roman graphique
Scénario :
Makyo
Dessin :
Vicomte
Editions :
Glénat
Avis posté par
BronX
Le
23/05/2007
Balade au Bout du Monde fait partie de ces grandes séries qui ont marqué le 9e art. Le duo Makyo (scénario) et Vicomte (dessin) a créé ici un mythe, non seulement par un scénario hors du commun mais surtout par une ambiance incomparable. Difficile de ne pas être complètement intrigué, voire envouté par le destin de ce photographe qui se retrouve plongé dans un monde mystérieux, enfermé dans une prison moyenâgeuse sans en comprendre les raisons.
La lecture du premier cycle de balade au bout du monde réserve son lot de suprises et, si les quatres albums sont liés par un fil conducteur -le Royaume de Galthédoc-, chacun des tomes a sa propre ambiance, finalement assez unique.
La première partie dans la prison est excellente et captivante. Les souterrains obscurs et glauques créent une ambiance oppressante où les futiles rivalités entre prisonniers ajoutent encore une dimension stressante à la situation.
Ensuite, lorsque Arthis découvre Galthédoc et le Grand Pays, bien des mystères s’éclaircissent pour le lecteur mais Makyo relance alors son scénario avec une intrigue sur fond de rivalités entre notables du royaume de Galthédoc. Cette seconde partie est plus classique même si Makyo nous propose quelques personnages intéressants comme Apis, le Mage aux cent mille vierges (sous-exploité selon moi) ou Rabal, un horrible petit gnome détenteur de la pierre de folie. Au dela des rivalités du royaume, Makyo étoffe la psychologie de ses personnages et n’hésite pas à mettre en exergue l’ambiguïté des relations entre les différents protagonistes. Moins captivante que la première partie dans la prison, cette fin de cycle est de bonne facture, complexe et bien construite sans être absolument originale. Elle peut laisser un petit goût de trop peu, surtout en regard des débuts très prometteurs.
Les dessins de Vicomte évoluent fortement au fil des pages. Plutôt fades et approximatifs au début (surtout les personnages), ils se révèlent très beaux et travaillés sur la fin du cycle.
Bref le premier cycle de "
Balade au bout du monde
" est une oeuvre riche et intense dans un univers particulièrement créatif. Après plusieurs lectures, je reste envouté par la balade...
Balade au bout du monde
Intégrale du 2e cycle
(4.00/5)
Catégorie :
Roman graphique
Scénario :
Makyo
Dessin :
Hérenguel (Eric)
Editions :
Glénat
Avis posté par
BronX
Le
23/05/2007
« Un soupçon de magie, un parfum de légende, la Balade déploie à nouveau ses sortilèges… », voici comment cette intégrale du second cycle est présentée en 4e de couverture.
Après le mythique premier cycle, nous avons le plaisir de retrouver Arthis et ses mystères. Cette fois, Vicomte a cédé le crayon à Herenguel pour le dessin, ce dernier assure très bien la continuité tout en mettant l’accent sur les personnages, là où Vicomte s’était plutôt concentré sur les ambiances. Herenguel multiplie les plans hyper rapprochés sur les visages et les corps, ce qui est bienvenu dans une histoire de transgression des âmes et des corps. Le scénario de Makyo est original, c’est une histoire étrange qui n’a pratiquement aucune connection avec le premier cycle de la Balade au Bout du Monde. Pas de chevaliers, ni de Pierre de Folie mais une nouvelle quête pour Arthis, à nouveau envouté par une jeune et jolie femme brune qui va l’emmener au bout du monde, en Inde mais aussi au bout de lui même en expérimentant l’envol des âmes tels qu’il est pratiqué dans certaines sectes d’Asie.
Makyo pousse très loin son scénario, malmenant le corps et l’esprit d’Arthis créant une atmosphère lourde et stressante qui fonctionne particulièrement bien. Le sommet est atteint dans une scène du dernier livre (tome 8 de la série) où l’antinomie, teintée d’érotisme, est totale.
Moins onirique que dans le premier cycle et surtout complètement différente (elle aurait pu faire l’objet d’une autre série), cette deuxième aventure d’Arthis reste particulièrement intense et créative.
Souvent décrit comme nettement inférieur au premier, j’ai pourtant trouvé ce second cycle de la Balade au Bout du Monde captivant. Sous-estimé selon moi !
Balade au bout du monde
Intégrale du 3e cycle
(2.50/5)
Catégorie :
Roman graphique
Scénario :
Makyo
Dessin :
Faure
Editions :
Glénat
Avis posté par
BronX
Le
23/05/2007
Troisième cycle d’aventures pour Balade au bout du monde, cette fois nous avons droit à une ambiance sombre teintée d’ésotérisme et de mystères vaguement inspirés des côtés obscurs de la religion catholique.
Tout celà est très en ligne avec la mode actuelle (Da Vinci Code pour ne citer que lui). Le scénario de Makyo démarre à Paris et nous fait découvrir la rivalité entre certains mouvements sectaires et la course qu'ils mènent pour découvrir la date de l’apocalypse. Ceci aurait pu être assez prometteur mais finalement tous ces efforts scénaristiques servent surtout de prétexte pour ramener Arthis (et le lecteur) au royaume de Galthédoc découvert dans le premier cycle. Et là, ça ne marche pas, les ficelles sont grosses, les pièces du puzzle ne se mettent en place que de façon laborieuse et le tout se termine par une grande bataille médiévale sans grand intérêt. Quant-à la révélation de la date de l’apocalypse, elle est certes surprenante mais surtout assez décevante. Que reste-t-il? Un bon récit d’action, quelques scènes intéressantes mais c’est tout. L’erreur de Makyo a peut-être été de vouloir trop en faire, de multiplier les intervenants, les histoires parallèles et en fin de compte cela nuit à la lisbilité de l’ensemble et laisse une impression un peu brouillonne. Dommage!
Au niveau du dessin, Faure s’en sort bien mais sans éclat, surtout après les excellentes ambiances de Vicomte (1er cycle) et la maîtrise de Herenguel (2e cycle) pour les corps et les visages.
Bref, la note est dure mais elle reflète la déception d’un lecteur enthousiasmé par les deux premiers cycles et qui se retrouve devant une histoire réchauffée et sans véritable saveur. Bof...
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