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Les avis de
gdev
sur la série "La caste des méta-barons"
Moyenne posteur :
( 3.81 /5)
Moyenne site :
( 4.02 /5)
La caste des méta-barons
T.1 : Othon le trisaïeul
(4.06/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Faut être totalement malades pour proposer cette histoire, ce scénario et surtout ce dessin si particulier. Et c'est certainement ce que sont Jodorowski et Gimenez : deux grands malades... mais qui sont suffisamment talentueux pour avoir su m'embarquer dans cette aventure, moi, le lecteur de Tintin, de Lanfeust, moi, le lecteur on ne peut plus classique...
Et pourquoi? Tout simplement parce que cette œuvre futuriste (ou de science fiction) mêle intelligemment sens de l'honneur des chevaliers moyenâgeux dans un monde qui les a sans doute oubliés depuis longtemps, un dessin très "torturé" avec une histoire qui, somme toute, n'est pas d'une originalité renversante. Le mélange des genres, traité intelligemment dans cet album, est sans conteste l'élément intéressant de cet ouvrage.
Le dessin est très particulier et il faut s'y faire. Je m'attends à une amélioration de ce dernier dans les prochains tomes. En effet, il ne s'agit que d'un premier tome et on comprend que Gimenez cherche encore un peu ses personnages. J'ai personnellement trouvé que certains personnages ne sont pas toujours reconnaissables d'une vignette à l'autre. C'est particulièrement gênant dans la scène de bataille, où, compte tenu du nombre d'adversaires, j'étais un peu perdu.... Les dessins de vaisseaux de l'espace sont quant à eux, d'une grande précision et superbes.
Le mode du récit, est lui aussi très intéressant. Cette saga des méta-barons semble contée par des robots. Les dialogues entre ces deux tas d'acier, qui semblent tellement "humains" (encore ce fameux décalage et mélange des genres), amène une petite dose d'humour qui bien que peu nécessaire dans cette histoire, permet au lecteur de respirer un peu d'"air frais" dans cet ouvrage dense et pas toujours super drôle.
Moi, j'ai aimé car les auteurs m'emmènent loin, hors des sentiers battus, dans un truc de fous. J'ai surtout aimé être embarqué presque malgré moi dans cette histoire, être invité à partager cette folie, même si je reste plus réservé sur le dessin, qui m'a dérouté.
La caste des méta-barons
T.2 : Honorata la trisaïeule
(4.00/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
26/01/2002
On retrouve avec plaisir cet univers si particulier et cette histoire un peu déroutante, qui avaient fait les charmes du premier tome. On retrouve Othon presque là où on l’avait laissé à l'issue du premier tome. Un fait d'armes plus tard, il se retrouve promu méta-baron (c'est donc de là que ça vient, cette dénomination) par le couple impérial. Il se voit aussi "offrir" une femme, qui lui permettra de procréer et d'assurer ainsi sa lignée...
J'ai aimé la continuité de ce tome avec le précédent, et c'est rassurant de constater que même si le scénario est aussi tordu que les dessins, les auteurs savent vers quoi ils veulent aller. On se laisse d'autant plus embarquer dans cette aventure. Encore une fois, j'ai été séduit par le mélange des genres. Je ne reviendrais pas sur le couple scénario/dessins, mais cette fois-ci, ce sont les sentiments qui s'entrechoquent : des sentiments forts d'amour et de haine, de grande joie et de grande détresse. Un sens de l'honneur exacerbé qui se traduit par la mutilation, élevée au rang de rite initiatique pour intégrer cette caste des méta-barons. C'est fort, c'est dur, c'est cruel, autant d'éléments mêlés qui n'ont pu que retenir mon attention et mon intérêt. Le contraste entre ces sentiments et le monde froid dans lequel nos protagonistes évoluent, est saisissant.
Contrairement au premier tome, qui semble-t-il, marquait la fin d'une dynastie, ce tome ouvre les perspectives et lance véritablement la série. Les interrogations sur l'origine d'Honorata trouveront à n'en pas douter leurs réponses dans les tomes à venir. Cette ouverture suggérée à la fin de cet album ne peut que constituer une invitation à lire la suite.
Malgré un bon ressentiment final, je reste plus réservé sur quelques aspects. Le dessin, tout d'abord peut être superbe (notamment dans les scènes de combat entre véhicules spatiaux) mais il faut quand même s'y habituer... Par ailleurs, les deux robots commencent à me courir sur le système, car je trouve qu'ils ne se renouvellent pas énormément (le coup des diodes qui vont griller revient, à mon goût, un peu trop souvent). Enfin, je n'ai absolument rien compris aux premières pages de cet album. Ces éléments ne peuvent que justifier cette note, un poil inférieure à celle du tome précédent.
La caste des méta-barons
T.3 : Aghnar le bisaïeul
(4.30/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
08/02/2002
Il y a des séries, comme celle-ci, qui ne cesseront de m'étonner....
Je passe assez rapidement sur les premières planches, auxquelles je n'ai strictement rien compris. Cela avait déjà été le cas pour le tome précédent. Sur un petit site regroupant quelques passionnés de BD, quelqu'un m'a dit que c'était normal, qu'il fallait lire "
L'incal
" pour tout comprendre (ouf, je suis rassuré...)
Ces quelques planches passées donc, on reprend le cours de notre saga des méta-barons, et on retrouve Othon, Honorata et leur fil Aghnar sur leur planète. Cette continuité dans le récit est très rassurante car l'ensemble de l'album part un peu dans tous les sens, l'histoire est dense et il est plutôt réconfortant de voir que les auteurs ont un fil directeur....
J'ai apprécié cet album comme on apprécie un "cadavre exquis", dont le charme réside justement dans l'association d'idées qui n'ont rien à voir entre elles, mais qui s'accordent dans une symphonie parfaite du fait du talent des auteurs. Jugez plutôt : on introduit dans ce tome des nonnes-putes (non, vous avez bien lu!), des vaisseaux organiques (eh oui!), l'odeur subtile de plantes carnivores (pourquoi pas), des singes qui se jouent de la pesanteur... Ca dépasse la seule science fiction, ça dépasse l'entendement et ça frise avec la folie. Et pourtant, moi, lecteur, j'ai avalé tout cela sans sourciller avec comme seule pensée "que va-t-il encore leur arriver". L'histoire est intense, très rythmée, effroyablement contée et ces éléments ne font que contribuer à créer un univers inconnu dans lequel on aime à se perdre, quitte à en perdre la raison. Le talent des auteurs réside certainement là : emmener le lecteur lambda que je suis dans un monde de fous, et le faire adhérer à cette histoire,…
Le talent du dessinateur réside principalement dans sa capacité à matérialiser toutes ces idées folles, à donner vie à des concepts (ben oui, quoi, allez-y vous, dessiner une nonne-pute). De même, l'utilisation des couleurs et surprenante : dans n'importe quelle BD, une planète qui explose, c'est rouge, orange, où jaune pétant... Ici, c'est mauve et rose pastel, ce qui procure une sensation visuelle vraiment particulière, comme si on était ébloui par cet événement.
Un rapide mot de l'histoire ensuite : le tome précédent tournait autour de la souffrance physique imposée à Aghnar. Dans ce tome, c'est la souffrance psychologique qui rendra ce représentant de la caste plus fort, la violence des sentiments est au moins à la hauteur de celle de combats. En ce sens c'est touchant et c'est justement quand on s'attache à ce personnage que les auteurs prennent le lecteur à contrepied (encore?!) en le présentant sous un jour on ne peut plus machiavélique.... (N'insistez pas, je ne révélerai rien de ce scénario ahurissant...).
Enfin, pourquoi pas la note maximale dans ce cas? Plusieurs raisons :
- le dessin et globalement très bon mais parfois, il peut se révéler très mauvais. J'ai en tête notamment la vignette où Aghnar apprend le défi qui lui est lancé pour devenir Méta-baron ("tu es devenu fou"!) : des yeux globuleux, aucune expression, on ne reconnait même pas le Bisaïeul. Ce n'est pas le seul exemple, malheureusement;
- les robots qui narrent l'histoire sont de plus en plus inutiles et répétitifs... Je suggère qu'on les envoie à la casse... Au cours de ce tome, j'ai pourtant eu un espoir de ne plus jamais entendre parler de diodes grillées. Espoir déçu, donc...
- euh, ça doit être à peu près tout,
Je ne peux que plébisciter cet album, tant il est déconcertant, surprenant, intrigant, captivant... J'ai presque peur de débuter la lecture du quatrième tome. Peur de quoi ?
D'être déçu, pardi....
La caste des méta-barons
T.4 : Oda la bisaïeule
(4.10/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
09/02/2002
Je suis un peu moins sous le charme de cet album que pour les précédents...
Les grands classiques de cette série sont toujours présents : on retrouve Aghnar et Oda juste avant l'attaque des nonnes-putes et cette continuité est appréciable. En revanche, par la suite, c'est un peu brouillon, et notamment le déferlement de singes qui je croyais totalement évincés de l'histoire (désolé pour le "machiavélique", qualificatif utilisé dans mon avis sur le tome précédent). J'ai trouvé également bien pratique le subterfuge utilisé par les auteurs pour faire revenir un personnage des tomes précédents, et finalement je me suis dit que là, cela allait trop loin. Mais peut-être ai-je eu du mal à suivre Jodorowsky dans son scénario de "secoué du bocal" (ça me rassure un peu, du coup).
Le remake du complexe d'Oedipe, revisité pour l'occasion, bien qu'un peu gros à mon goût, permet toutefois de faire avancer l'histoire et de lui donner une autre direction. En effet, si on s'en tient au scénario initial, les nonnes putes étant vaincues, Honorata est vengée et pfut, fin de l'histoire. Il fallait donc bien trouver quelque chose pour la relancer. Le procédé utilisé ne m'a que moyennement convaincu, même s'il a pour conséquence d'ouvrir les perspectives. Cette première partie de l'album, qui a moins retenu mon attention, explique certainement cette moindre note.
Toutefois, malgré ces premières planches, le reste est très bon. Le fait qu'Aghnar devienne un mercenaire est bien vu, les "envahisseurs" permettent de mettre la galaxie en danger et de re-légitimer le rôle de la caste des méta-barons. Le dessin du matériel spatial est toujours aussi précis, les couleurs toujours superbes et le scénario amène son lot de rebondissements et de surprises. L'imagination de Jodorowski est sans limite et si j'ai un peu décroché en début d'album, il faut reconnaître que ce tome présente plus d'action et d'aventure que les précédents.
Je tiens tout de même à faire partager un petit moment de bonheur : la première planche montre l'un des robots narrateurs de l'histoire, qui se fait dérouiller grave, et ça, c'était mon rêve. Dommage que l'artiste n'ait pas eu le temps de finir son œuvre.
La caste des méta-barons
T.5 : Tête d'Acier l'aïeul
(4.20/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
13/02/2002
Encore un album impressionnant, qui m'a totalement déboussolé! Jusqu'à présent, j'avais bien compris que Jodorowski aimait, dans son scénario, prendre le lecteur à contrepied en développant mélangeant des concepts qui n'ont rien à voir entre eux, à créer des oxymores. Ces derniers étaient utilisés pour décrire l'environnement dans lequel la saga des méta-barons prend place.
Dans ce tome, j'ai vraiment l'impression que l'auteur marque une étape supplémentaire en intégrant cette figure de style à son personnage principal, Tête d'acier, et, par là-même, à l'ensemble de la série:
- Jodorowski introduit la poésie, concept qui jusqu'à présent ne pouvait se déployer dans ce monde froid, gouverné par les seuls combats;
- une lueur de romantisme apparaît dans cet album.
Le plus fort, c'est que ces concepts sont développés par un personnage guerrier qui ne peut avoir de sentiments humains, Tête d'acier. D'ailleurs, ce tome permet de retracer l'extraordinaire évolution de ce personnage, qui au début de l'album, n'a pas une once d'humanité et qui accède à des sentiments et des idées qui font que l'Homme est Homme.
Le mélange des genres est encore une fois assez remarquable et je n’aimerais pas être à la place du psychanalyste de Jodorowski. Après nous avoir présenté, dans le tome précédent, une âme dans un corps qui n'est pas le sien, l'auteur crée ici deux personnalités dans un même corps. J'aimerai bien savoir d'où vient ce penchant pour la schizophrénie... Ainsi l'oxymore est complet, il ne se limite pas à l'environnement mais touche la nature profonde de la caste des méta-barons. Si j'ai pu être décontenancé par le tome précédent, je ne peux que saluer la cohérence de l'ensemble (Oups, je croyais que je n'utiliserai jamais ce terme pour cette série...). En effet, avec le recul, on ne peut qu'admirer le développement de cette saga, qui explique la personnalité de ce nouveau représentant de la caste, bien éloignée de celle de ses grands-parents qui tenaient une petite entreprise familiale.
Dans cet album, Gimenez fait aussi preuve d'un grand talent en sachant illustrer la poésie et le romantisme, et ça, ce n’est pas simple, surtout dans l'univers développé. Le halerce et ses doucas, sont de véritables allégories de la poésie dans cet album... Je ne peux m'empêcher toutefois de signaler que le dessin est très particuliers, parfois brouillon, et que j'ai encore du mal à m'y faire...
Il est clair que l’on n’ouvre pas "
La caste des méta-barons
" pour s'en payer une bonne tranche. L'histoire est dense, le scénario et le dessin sont torturés et pas forcément appréciables si on se dit que ce n'est que de la BD. C'est un peu plus que cela. Ceux qui voudraient découvrir cette série doivent garder à l'esprit que c'est très particulier et que l'on n'ouvre pas cet album comme on ouvrirait un "lanfeust" (que j'apprécie énormément d'ailleurs), au risque d'être déçu.
La caste des méta-barons
T.6 : Dona Vicenta Gabriela de Rokha l'aieule
(4.13/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
10/12/2002
Voilà la seconde fois que je suis un peu déçu par un tome de "
La caste des méta-barons
". J'ai vraiment l'impression que, pour ce tome, les auteurs on cherché à broder une histoire autour du couple Castaka, pour faire patienter le lecteur jusqu'à l'événement tant attendu : la grossesse de Dona Vicenta Gabriela de Rokha. Du coup, je trouve que l'histoire de fond a perdu de son intérêt.
Par ailleurs, j'ai l'impression que ce tome déconstruit point par point les éléments introduits lors du tome précédent : "
Exit
" la poésie et le romantisme, et c'en est terminé de la personnalité duale de représentant des Castaka. Je pencherai pour dire que, dans les tomes précédents, l'antinomie faisait partie de chacun des albums. Dans celui-ci, c'est l'album complet qui est en contradiction avec les tomes précédents. Cette figure de style, novatrice et révélatrice d'une imagination sans faille, m'a certainement un peu perdu.
Toutefois, la fin de cette histoire annonce déjà que le prochain tome sera aussi tourné vers la dualité, désormais inscrite dans la chair de cette pauvre Dona.
Autre nouveauté de cet album, ce sont les sentiments. Jusqu’à présent, les sentiments étaient entiers et tranchés précédents : les sentiments d'amour et de haine entre les différents personnages, s'ils pouvaient évoluer eu cours de l'histoire, étaient toujours définis (Amour puis Haine ou vice versa). Dans ce tome, les relations qui unissent Dona Vicenta et le Méta-baron sont marquées simultanément par la haine et par l'amour. Je ne peux que saluer ce travail, qui encore une fois, met en avant contradictions et antinomies, tout en assurant une cohérence d'ensemble.
Encore une fois c'est dense et parfois un peu lourd à digérer, comme histoire. Entre deux tomes, je ne saurai que conseiller de s'aérer l'esprit...
La caste des méta-barons
T.7 : Aghora le Père-Mère
(3.75/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
22/01/2002
Jodorowski où le grand maître du n'importe quoi (attention! dans le bon sens du terme). Ici, c'est le géniteur de l'actuel Méta-Baron qui est mis à l'honneur, et je vous laisse apprécier à sa juste valeur le statut d'Aghora, à la fois père et mère... Ca, c'est en effet de la science fiction.
Tout comme la Tarentulouve, qui lui a servi de nourrice.
Et c'est là que c'est très fort : comment a-t-il eu l'idée, dans son univers totalement déjanté, d'intégrer le mythe de Romulus et Rémus, un peu revisité certes, car dans cette histoire, les deux jumeaux ne font qu'un?
Ca, c'est parfaitement bien vu et j'ai apprécié, tout comme les dessins de Gimenez, qui participe grandement au plaisir que l'on peut prendre à la lecture de cette série. Donner vie à une tarentulouve ne doit pas être aisé, mais le dessinateur y arrive parfaitement. Chapeau bas, donc....
En revanche, là, j'ai été déçu par le scénario, que je trouve répétitif et sauf éclairage nouveau, un peu facile. Voilà que l'on ressort du placard les fameuses des nonnes-putes. Je ne m'attendais pas à une telle résurrection de ces dernières. Compte tenu de la qualité de l'ensemble de la série, je suis un peu surpris que ces nonnes-putes reviennent, sans une once d'explication. Leurs motivations n'ont pas évolué d'un iota, à savoir prendre la place de l'imperatoriz. J'ai trouvé que ce passage était un peu répétitif. Est-ce là un signe que le scénario s'essouffle? Que faute d'idées nouvelles, on ressort les anciennes?
"
La caste des méta-barons
" reste une série formidable, mais ce tome n'est pas, pour moi, le plus réussi de la série.
La caste des méta-barons
T.8 : Sans-Nom le dernier Méta-Baron
(3.63/5)
Catégorie :
Science-fiction
Scénario :
Jodorowsky
Dessin :
Gimenez
Editions :
Les humanoïdes associés
Avis posté par
gdev
Le
07/03/2004
Que dire, que dire, si ce n'est que j'ai trouvé ce tome plus abouti que le précédent? En effet, j'ai retrouvé un bon scénario et je trouve que ce tome clos très bien cette série, tout en laissant une ouverture à notre imagination... ou à celle des auteurs si d'aventure, ils décidaient de revenir sur le sujet.
Un scénario mouvementé, donc, qui a l'avantage d'unir Sans-Nom et son grand-père-mère, Tête d'Acier. Le retour de ce personnage, ainsi que le récit de ses aventures sont particulièrement bien vus et intéressant, palpitant. Avec, en fonds d'histoire, une petite réflexion sur l'amour, qui peut sauver l'humanité. Ce sujet est traité avec finesse, j'ai apprécié.
Enfin, les deux robots, que ne pouvais plus sentir en début d'album trouvent (enfin !), une utilité décisive dans cette histoire. Je vous laisse découvrir comment Jodorowski s'est joué du lecteur pendant 7 tomes.
Encore une fois, le dessin s'allie au scénario pour retranscrire toute la folie que le scénariste a voulu insufflé dans cette histoire. Le Suprapoux, notamment, est terrible...
Toutefois, je ne saurais que trop conseiller au lecteur de prendre quelques précautions avant de lire cette très bonne série et me permet un commentaire sur l'ensemble de cette saga :
- si vous n'êtes pas fan de science fiction, un peu comme moi en somme, laissez de côté ce que vous connaissez et laissez vous surprendre. Si on fait référence à ce que l'on connaît déjà, on est forcément déçu, tellement cette série est décalée:
- ne lisez pas les albums les uns à la suite des autres, faites de pauses : l'histoire est dense et les rebondissements du scénario ainsi que le dessin torturé peuvent fatiguer. Personnellement, j'ai du faire quelques pauses pour recouvrer mes esprits et apprécier d'autant l'histoire;
- les sentiments, les idées, la nature même des personnages s'entrechoquent. je n'ai pas honte de dire que j'ai du parfois relire certains passages pour véritablement apprécier l'histoire, tant l'atmosphère est particulière.
- ne lisez jamais les tomes dans le désordre, vous n'y comprendriez rien!
Voilà donc, bon, ben moi, je vais essayer de lire quelque chose d'un peu plus léger, maintenant.
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