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Les avis de
JAMES RED
sur la série "Asterix"
Moyenne posteur :
( 3.84 /5)
Moyenne site :
( 3.63 /5)
Asterix
T.4 : Astérix Gladiateur
(4.25/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
25/05/2002
Avec ce quatrième opus, les aventures d’Astérix commencent à prendre une dimension très intéressante, voire totalement loufoque.
Pour une fois, c’est le barde Assurancetourix qui est mis en avant. Son enlèvement donne lieu à une scène très drôle. Astérix et Obélix partent donc à Rome pour le délivrer et cela donne lieu à d’excellents moments, notamment quand ils choisissent la carrière de gladiateurs, auprès de Caïus Obtus. La course de chars est de toute beauté.
On notera également la présence pour la première fois des pirates. Ceux-ci sont la caricature de héros de la série de Jean-Michel Charlier et Victor Hubinon : Barbe Rouge, personnage que l’on retrouve associé à Triple pattes, le spécialiste des citations latines et Baba qui ne prononce pas les « r ».
La vie à Rome donne lieu à de bons gags, comme celui des relations de voisinage dans les insulae, ou encore la présence « enjouée » de Brutus auprès de César.
Asterix
T.5 : Le tour de Gaule d'Astérix
(4.71/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
25/05/2002
Cet album est un hommage à la course cycliste du Tour de France. Les auteurs permettent à Astérix et Obélix de faire un Tour de Gaule pour narguer les Romains et ramener une quantité de spécialités locales.
L’intérêt de l’album est essentiellement ici ; nos deux héros s’attardent dans les différentes villes étapes et recherchent les spécialités. Les auteurs ont un sens appuyé de la caricature et décrivent les villes avec leurs petits travers contemporains. Par exemple, on sera amusé par la description des embouteillages à Lutèce. Pour Reims, dont la spécialité est le vin ; on remarquera que celui-ci est servi dans des amphores avec des bouchons de champagne. On notera aussi une très belle promenade des Bretons (Anglais) à Nice ou encore une représentation des parties de pétanque à Marseille. Cette scène est d’ailleurs une reproduction de la trilogie Marius, Fanny, César avec l’acteur Raimu qui joue ici César Labeldecadix. L’action se passe sur le « nouveau port » de Marseille, petite subtilité bien sentie. Enfin, cet album est important car il voit l’apparition très discrète du chien Idéfix dans la série.
Asterix
T.6 : Asterix et Cléopatre
(4.50/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
11/06/2002
Pour la deuxième fois, après l’épisode dans le monde germanique "Astérix chez les Goths" ; Astérix, Obélix et Panoramix se rendent à l’étranger et cette fois, c’est l'Egypte qui constitue leurs destinations. Cet album est un hommage au film de Mankiewicz sur Cléopâtre avec Liz Taylor et Richard Burton. Cela permet aux auteurs de se lâcher dans les bulles en détournant le sens des hiéroglyphes. On rencontre des personnages historiques : le couple Cléopâtre et Jules César.
Les références à la phrase de Pascal sur le nez de Cléopâtre donne lieu à de très bons moments. Cet album joue sur la culture égyptienne, on peut y voir le phare d’Alexandrie, les grandes pyramides ou le Sphinx. On a d’ailleurs enfin l’explication sur son absence de nez. Au final, c’est drôle, on ne s’ennuie à aucun moment et c’est tout ce qu’on demande à un album d’Astérix.
Asterix
T.7 : Le combat des chefs
(3.75/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
26/07/2002
Je n’aime pas trop cet album, à cause de la situation proposée. Panoramix perd la tête et devient amnésique suite au lancer de menhir signé Obélix. Cette histoire a d’ailleurs été reprise dans le dessin animé Astérix et le coup du menhir. Je trouve que les auteurs ridiculisent un peu trop le personnage de Panoramix et que cela ne convient pas à la série.
On notera cependant quelques bonnes trouvailles, notamment dans l’utilisation du comique de mot, où les auteurs excellent, jouant sur les allitérations, les références littéraires comme celle faite à « Autant en emporte le vent ».
Le final est intéressant puisqu’il propose un anachronisme avec la fête foraine et ses "montagnes slaves". On appréciera la référence au journal Pilote et au Marsupilami présent sur la foire du pavois (référence à la foire du trône).
Donc si les jeux de mots, les anachronismes sont toujours aussi savoureux, on regrettera un scénario approximatif et des situations peu crédibles.
Asterix
T.8 : Astérix chez les Bretons
(4.31/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
30/06/2002
Un de mes albums préférés. Goscinny et Uderzo lancent la mode des voyages d’Astérix. Celui-ci avait déjà visité la Germanie, il se rend cette fois en Bretagne pour aider son cousin Jollytorax (à noter que Goscinny se lâche sur le nom des chefs de guerre bretons).
Les auteurs prennent le modèle du célèbre village armoricain pour le transposer en Bretagne où, là aussi, un seul village résiste à l’envahisseur romain. Le principe sera encore exploité pour l’Hispanie ou la Belgique.
Goscinny s’amuse à parodier le langage anglais et joue habilement avec la langue. La cuisine est aussi motif d’anecdote et de désarroi pour Obélix : du sanglier sauce-menthe !!!
Les clins d’œil sont toujours aussi amusants, on y trouve une référence à des « bardes célèbres » les Beatles ou au tunnel sous la Manche. Quant au scénario, il ne souffre d’aucun temps mort, on ne s’ennuie pas et c’est vraiment ce qu’on demande à un album d’Astérix.
Asterix
T.9 : Astérix et les Normands
(4.00/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
01/07/2002
Alors là je crois que je vais faire descendre la moyenne, mais je n’aime pas trop cet album. Je trouve que la situation de départ est sympathique, mais l’album a le désavantage d'être positionné entre les excellents Astérix chez les Bretons et Astérix légionnaire.
Le côté un peu trop statique de l’histoire me gène un peu. Les Normands qui débarquent sur les côtes armoricaines, c’est bien, mais ça devient vite lassant. Les situations se suivent et se ressemblent.
Le personnage de Goudurix qui incarne le jeune snob branché lutécien est amusant, mais il devient vite caricatural. Bon, vous me direz c’est un peu le principe. D’ailleurs, on notera que cet album a un côté très yé-yé années 60, puisqu’il est fait référence à l’émission salut les copains, ou au chanteur Antoine « Les Elucubrations ».
Mais, je ne sais pas, ça ne prend pas chez moi ; je m’ennuie en lisant ou en relisant cet album ; les jeux de mot sur les noms en -af des Normands me font à peine sourire.
Bon, il y a quand même des choses bien dans cet album. L’humour goscinnien est là : avec ses anachronismes (la scène du postier est assez drôle) et ses allusions géopolitiques.
Il est évident qu’un album où Goscinny est au scénario reste quand même bien supérieur aux velléités humoristiques d’Uderzo seul aux manettes. Et puis, c’est la première fois, qu’on assiste à la manifestation de l’écologisme d’Idéfix.
Asterix
T.10 : Astérix Légionnaire
(4.77/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
07/10/2002
Un des sommets de la série Astérix. Cet album est d’une très grande richesse. Pour la première fois, le sentiment amoureux est un des thèmes des aventures d'Astérix. La belle Falbala va faire chavirer le cœur d’Obélix. Malgré cela, celui-ci n’hésite pas à voler au secours de son fiancé Tragicomix enrôlé de force dans la légion romaine.
Autre nouveauté, les auteurs situent leur action dans le contexte de la bataille de Thapsus (situé en Afrique du Nord) qui opposa en 46 avant JC, Jules César à ses ennemis : les Pompéiens Caton et Scipion. La dérision est de mise, quant les légionnaires des deux camps se retrouvent incapables de se distinguer au coeur de la bataille.
Le comique de cette histoire émane surtout du fait de voir Astérix et Obélix créer un vrai désordre au sein de la section de la légion romaine qu’ils ont intégrée. On atteint le paroxysme de l’humour goscinnien grâce à la joyeuse bande cosmopolite de légionnaires (j’aime beaucoup l’Egyptien qui pense être en village-vacances et livre ses impressions dans des hiéroglyphes très imagés).
Si on ajoute à cela, une très belle évocation du tableau « le radeau de la méduse » de Théodore Géricault qui représente le nouveau naufrage des pirates de Barbe-Rouge, ainsi qu’une caricature de Jean Marais en Tragicomix ; on a sans doute affaire à un des meilleurs albums de l’âge d’or de la BD franco-belge.
Asterix
T.11 : Le bouclier Arverne
(4.50/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Dargaud
Avis posté par
JAMES RED
Le
09/10/2002
Un excellent album qui se passe en Auvergne, « pays des vins et des charbons ». Les auteurs insistent beaucoup sur l’accent auvergnat et jouent sur les mots en prononçant les « s » en « che », d’où des quiproquos assez amusants.
Le scénario est solide et renvoie nos deux héros à la recherche du bouclier de Vercingétorix. Cela donne lieu à des anecdotes sympathiques, comme celle sur la localisation d’Alésia qui reste un tabou pour tous les chefs de guerre gaulois.
Les situations sont particulièrement rocambolesques, comme celles qui amènent les Romains à fouiller dans le charbon. On notera que cet album donne une place plus importante que d’habitude au chef Abraracourcix. Celui-ci est obligé de faire une cure à Vichy. Cet épisode étant d’ailleurs un morceau d’anthologie. De plus, cet album propose, pour la première fois, la présence de sa femme Bonemine.
Asterix
T.12 : Astérix aux jeux Olympiques
(3.60/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
28/10/2002
Album dont l’intérêt principal est d’envoyer tout le village gaulois en Grèce pour assister aux Jeux Olympiques et voir Astérix y participer. Les auteurs mettent en avant le côté chauvin des Gaulois vis-à-vis des Romains. Cela donne lieu à des moments particulièrement drôles, comme lors de la course à pied d’Astérix.
D’ailleurs, les auteurs posent la question morale de l’utilisation du dopage dans le sport, Les Gaulois décidant, finalement, de ne pas utiliser la potion magique dans les épreuves. C’est par une ruse que Panoramix et Astérix réussiront à triompher.
Pour la première fois, les auteurs emmènent tout le village à l’étranger et cela est particulièrement audacieux. Dans les autres voyages, seul Astérix, Obélix ou Panoramix (plus rarement Assurancetourix ou Abraracourcix) participaient à l’aventure. Goscinny en profite donc pour approfondir le caractère de personnages comme Agecanonix, le doyen toujours intéressé par les jolies femmes, ou celui de Cétautomatix le forgeron. Le voyage en bateau est un morceau d’anthologie.
Au dessin, Uderzo fait un travail de reconstitution historique exemplaire : statue de Zeus à Olympie, Acropole à Athènes, statue d’Athéna Nikée. On notera enfin que l’album est sorti en 1968 : année olympique.
Asterix
T.13 : Astérix et le chaudron
(3.29/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
20/09/2002
Un album très particulier dans la série Astérix puisqu’il aborde le problème de l’argent. Victime d’une arnaque ; Astérix doit remplir de sesterces le chaudron laissé au village par Moralélastic. Astérix et Obélix cherchent donc à gagner de l’argent, mais la tâche n’est pas aisée, quand on n’a pas l’habitude.
Cela permet aux auteurs d’exploiter les personnages et de les montrer dans différents métiers. La scène du marché de Condate est assez drôle. On y voit nos deux compères bien piètres marchands de sangliers. On les verra aussi jouant aux courses de chevaux ou affrontant des gladiateurs…
Mais la meilleure scène se situe au théâtre. Astérix et Obélix deviennent comédiens, bien malgré eux. Ils se retrouvent dans une troupe avant-gardiste ; Goscinny s’amuse à évoquer la querelle des Anciens et des Modernes au théâtre. Goscinny utilise Obélix en acteur et montre toute sa maladresse, situation qu’il reprendra avec le personnage de Lucky Luke dans le cavalier blanc. On notera une nouvelle évocation de l’acteur Jules Raimu par le nom d’un comédien JuleRaimus, après l’album Le Tour de Gaule où ce dernier était caricaturé.
Les auteurs évitent une certaine forme de répétition avec cet album ; et pour une fois, les pirates auront un peu de chance.
Asterix
T.14 : Asterix en Hispanie
(4.28/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Dargaud
Avis posté par
JAMES RED
Le
28/10/2002
Encore un album d’une grande richesse. L’essentiel de l’histoire se passe en Espagne, pays qui vivait un plein essor touristique à l’époque. On notera, d’ailleurs, les très bonnes répliques liées à ce phénomène ; Goscinny s’en donne à cœur joie quand il se moque du comportement des Français en vacances à l’étranger.
Après Astérix Légionnaire, une nouvelle fois les auteurs font référence à la grande histoire, puisque l’histoire se passe au lendemain de la bataille de Munda qui a opposé César aux fils de Pompée en 45 av JC.
Les auteurs reprennent le principe d’Astérix chez les Bretons. Comme la Gaule ou la Bretagne, l’Espagne est presque conquise, sauf un petit village qui résiste… Mais il y a une vraie originalité car cette fois les auteurs inventent le personnage de Pépé, un jeune garçon, fils du chef hispanique, au caractère bien affirmé (qui n’est pas sans rappeler le personnage d’Abdallah dans Tintin). Celui-ci passe une partie de son temps au village gaulois où il sème la panique.
Enfin, on notera quelques belles caricatures, comme celle de Don Quichotte ou Sancho Pansa, des reprises de tubes de l’époque par Assurancetourix, comme du Jacques Brel.
Asterix
T.15 : La Zizanie
(4.43/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Dargaud
Avis posté par
JAMES RED
Le
09/10/2002
Cet album est un des plus mature de la série. Pour la première fois, l’ennemi des Gaulois est sournois et semeur de troubles. Il est donc très difficile à battre, même avec la potion magique. Ce Romain envoyé par César use de la psychologie pour semer la discorde dans le village. L’aspect paisible et tranquille du village semble se disloquer. Astérix est ainsi suspecté d’avoir vendu le secret de la potion aux Romains car on l'a vu ramener un vase. Cet épisode a donc pour thème le doute, la manipulation psychologique, la rumeur qui peuvent faire parfois bien plus de mal que la violence physique.
Cet album garde cependant un humour tout à fait original, jouant toujours autant sur les jeux de mots ; de même, le gag du bouclier d’Abraracourcix est un grand moment.
On notera quelques spécificités, l’acteur Lino Ventura est caricaturé en centurion Caius Aérobus ; enfin, c’est la première fois qu’apparaît la plantureuse femme du doyen Agecanonix.
Asterix
T.16 : Asterix chez les Helvètes
(4.11/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Dargaud
Avis posté par
JAMES RED
Le
07/10/2002
Nouvelle incursion d’Astérix dans un pays frontalier. Après l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, les auteurs envoient nos deux héros en Suisse. Cela permet de faire une description assez fine de l’actuelle Confédération Helvétique.
On trouve d’ailleurs de nombreuses allusions aux spécificités suisses : la neutralité, l’horlogerie, les banques et leurs confidentialités ou la propreté. On notera une représentation symbolique de l’ONU qui évoque une conférence des tribus.
J’ai bien aimé la situation de départ, c’est un Romain qui demande de l’aide à Panoramix car il est victime d'un empoisonnement provoqué par un fonctionnaire corrompu. Ce Romain, d’ailleurs, sera le premier de ses compatriotes à assister au banquet final.
Hormis la corruption, il y a des thèmes assez adultes dans cet album. On y trouve une référence assez visible au Satyricon de Fellini, « les orgies préparées par le célèbre Fellinius » ; les gouverneurs romains n’ont jamais été aussi cupides ou débauchés.
Enfin, j’ai bien aimé la référence aux autoroutes développée grâce aux charovoies et leurs déclinaisons hôtelière et restauratrice. On notera également une allusion au héros suisse Guillaume Tell ainsi qu’à l’association humanitaire « la Croix Rouge ». Et tout cela nous donne un très bon album.
Asterix
T.17 : Le domaine des Dieux
(4.00/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
29/10/2002
Un très bel album qui prouve que la série atteint une grande maturité. Le scénario évoque l’arrivée du modernisme dans le « petit monde » d’Astérix. César demande à un architecte Anglaigus de construire un ensemble immobilier autour du village gaulois. Il espère, de ce fait, provoquer la domestication et la romanisation des irréductibles Gaulois.
Cette situation entraîne des passages tout à fait drôles. Ainsi, le prix du poisson augmente, comme celui des objets du forgeron. Cela est du à l’arrivée dans le village des Romains, habitant le « Domaine des Dieux », qui provoquent de l’inflation. Finalement, une fois n’est pas coutume c’est Assurancetourix qui va permettre de résoudre les péripéties. La fin de l’album est assez étonnante car Astérix et Panoramix ont une réflexion sur le temps qui passe qui peut laisser penser à une forme de refus du progrès. Mais cette réflexion a surtout un petit côté nostalgique peu vu dans les albums.
On notera de manière anecdotique la présence de Guy Lux en présentateur de jeu du cirque et le fait que, pour une fois ; Assurancetourix fait parti du banquet final et n’est pas bâillonné.
Asterix
T.18 : Les lauriers de César
(4.00/5)
Catégorie :
Aventure
Scénario :
Goscinny (René)
Dessin :
Uderzo (Albert)
Editions :
Hachette
Avis posté par
JAMES RED
Le
07/10/2002
Cet album permet à nos deux héros de retrouver Rome après leur passage mouvementé dans l’album Astérix gladiateur.
Cette fois, la situation de départ est originale, puisque Goscinny bouleverse un peu sa structure narrative ; il utilise le retour en arrière au début de l’album.
Astérix et Obélix sont déjà à Rome et le scénariste nous remémore les raisons de leurs présences ; c’est-à-dire le pari stupide d’Abraracourcix et de son beau-frère : récupérer la couronne de lauriers de César.
Chose amusante, le nom de César est pour la première fois en tête d’affiche de l’album (il le sera une autre fois dans l’album le cadeau de César), pourtant on ne le voit que très peu par rapport à d’autres histoires.
L’album est surtout intéressant pour sa description de l’Urbs. Uderzo fait un travail de reconstitution exemplaire, on ne peut que louer ses décors d’une précision remarquable. La description des mœurs est aussi savoureuse, la scène chez les riches romains avec le fils débauché est particulièrement drôle. On notera d’ailleurs les considérations finales des auteurs sur la décadence romaine : un point de vue original !
Enfin, au détour d’une planche, on pourra remarquer la caricature de Jean Richard en dresseur de fauves ou les nombreux jeux de mots qui font de cet album un très bon cru.