21645
Avis BD
9675
Albums BD
4036
Séries BD
2926
Membres
<
Accueil
|
Actu'
|
Nouveautés
|
Sorties BD
|
Best Of
|
Boutique :)
|
Stats
|
Liens
>
<
Quizz BD
|
Bonus !
|
Forum BD
|
Forum Bavardage
>
Identifiant :
Mot de passe :
Mot de passe perdu ?
Devenir membre !
Newsletter
-- Votre choix --
Aventure
Conte
Erotique
Fantastique
Heroic Fantasy
Historique
Humour
Inclassable !
Jeunesse
Policier / Thriller
Roman graphique
Science-fiction
Super Héros
Western
0
A
B
C
D
E
F
G
H
I
J
K
L
M
N
O
P
Q
R
S
T
U
V
W
X
Y
Z
Les avis de
Ro
sur la série "Cages"
Moyenne posteur :
( 3.00 /5)
Moyenne site :
( 3.57 /5)
Cages
Cages
(3.57/5)
Catégorie :
Inclassable !
Scénario :
Mc Kean (Dave)
Dessin :
McKean (Dave)
Editions :
Delcourt
Avis posté par
Ro
Le
28/04/2006
Connaissant Dave McKean par la lecture de "Black Orchid" mais surtout par ses illustrations d’œuvres de Neil Gaiman et notamment les impressionnantes couvertures de "
Sandman
", je m’attendais à trouver en Cages un album très hermétique au graphisme incroyable mais peut-être trop sombre et complexe. Mais j’ai eu la surprise de découvrir une œuvre nettement plus facile à lire et finalement assez peu extravagante graphiquement parlant.
Je trouve Cages relativement facile à lire car le récit est au départ linéaire, le personnage principal assez attachant, les dialogues bien écrits. Dave McKean fait même preuve à de nombreux moments d’un humour très appréciable qui ne gâche vraiment rien au plaisir de lecture. Mais cela ne m’a pas empêché de décrocher complètement lors de certains passages plus artistiques, plus verbeux ou plus oniriques.
Quant à l’extravagance graphique, elle se borne à certaines images à base de photomontages, de peintures, certains passages abstraits ou simplement « différents » artistiquement parlant. Mais la majorité du récit se présente sous la forme d’une BD noir et blanc au trait presque classique quand on le compare aux incroyables montages graphiques dont Dave McKean peut être l’auteur. Ceci dit, classique est bien grand mot pour ce trait qui me fait en fait un peu penser à celui de Bezian, auteur dont on peut difficilement dire qu’il approche le style ligne claire.
Maintenant que j’ai parlé de la forme visuelle et de la narration, il faut tout de même aborder le sujet lui-même de cette BD qui n’est pas des plus évidents en première lecture. Car oui, il faut vraiment le dire, cet album, à la lecture un peu laborieuse du fait de ses 500 pages, nécessite en plus une seconde lecture pour vraiment pouvoir l’appréhender sérieusement car certains aspects se révèlent et s’expliquent mieux quand on a déjà compris certains tenants et aboutissants après la première lecture.
Et quel est le sujet abordé ? De ce que j’ai compris et ressenti, il me semble que Cages a pour thème l’Art en lui-même, abordant plus particulièrement les arts que sont l’art pictural, peinture et dessin, la littérature, roman et conte, et la musique, tout en n’oubliant pas quelques autres formes d’art abordées un peu moins ouvertement. Ce sont les vies d’artistes, les affres de la création, les conséquences de ces créations, diverses tentatives d’envisager les origines de l’inspiration, l’impossibilité de décrypter objectivement une œuvre d’art, les différentes façons de les aborder, de les ressentir, et tant d’autres variations sur ce thème compliqué et subtil qu’est l’Art et l’artiste. Le tout est traité à la fois sous forme de métaphores, de discours, de monologues, de dialogues, de contes, et tant d’autres, toutes ses formes de communications étant incluses dans un récit assez structuré basé sur la vie d’un immeuble où vivent le personnage principal et d’autres artistes ou non artistes, et sur une intrigue un petit peu étrange sur l’oppression que subit un écrivain qui a écrit un livre qui a scandalisé le monde entier. Bref, Cages est une œuvre d’art en elle-même traitant du sujet de l’Art et des artistes, un vrai bonheur pour les amateurs du genre et les étudiants en Art désireux de décortiquer chaque message, chaque métaphore, chaque symbole de ce récit complexe mais joliment structuré.
Cependant, je ne suis pas très amateur d’Art, du moins pas du genre à réfléchir mais plutôt à le ressentir, et je ne suis aucunement étudiant en la matière, j’ai donc eu un peu de mal à capter toute la symbolique de cette BD. J’ai globalement apprécié la force du message, le nombre assez grand d’informations qui nous sont transmises ou suggérées au cours de cet énorme one-shot sur le thème de l’Art, les parties linéaires du récit, quelques passages moins linéaires comme le récit de la Tour du Roi, mais comme je le disais plus haut, j’ai tout de même décroché à pas mal de moments. Cela a commencé par le long monologue de la femme abandonnée depuis 5 ans par son mari que j’ai fini par zapper au bout de quelques planches, cela s’est poursuivi par pas mal d’autres passages verbeux où je n’ai pas eu le courage en première lecture et à peine en seconde lecture de lire l’ensemble, de capter tout le message contenu. En outre, au delà de ces passages non linéaires, l’ensemble du récit, même les parties les plus claires ne m’ont pas tellement captivé. Et cette œuvre qui devrait être marquante m’a juste paru partiellement plaisante et belle, partiellement intéressante, mais quand même souvent hermétique ou tout simplement ennuyeuse. Certes, je ne pense pas être tout à fait le public cible, mais je ne saurais non plus conseiller à d’autres de payer un tel prix pour une telle œuvre, à moins justement d’être un grand amateur d’Art et d’histoire de l’Art.
13 visiteurs connectés -
Raydan powered
phpMyVisites | Open source web analytics