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1945
, 1945
Posté le
04/04/2006
1945 aurait pu être vértablement passionnant en confrontant à l'horreur de la guerre les élans du coeur de deux gens que le conflit sépare... J'écris "aurait pu être" car en fait je n'ai pas véritablement totalement réussi à prendre corps avec l'histoire qui nous est contée.
La faute peut-être ainsi que le soulignait Spooky à un dessin trop lisse, à des personnages dont les visages ont une fâcheuse tendace à se ressembler...
Peut-être...
Peut-être également que les coïncidences et le jeu du hasard qui permettent aux personnages de s'entrecroiser ou de se retrouver semblent un peu trop tirés par les cheveux...
Peut-être...
Néanmoins, et c'est là que ce one-shot tire son épingle du jeu, la mangaka a tout de même réussi le pari d'attirer l'attention sur un mouvement étudiant anti-nazisme, elle a su retranscrire le déchirement au sein même d'une Allemagne disloquée par une dictature meurtrière en mettant en scène une jeunesse que l'on pourrait qualifier de sacrifiée...
Focalisaton interne au coeur du génocide, au milieu de l'horreur humaine, en plein dans l'Histoire : il est rare d'avoir une vision allemande de la seconde guerre mondiale, l'effort mérite bien d'être souligné en dépit de quelques imperfections...
Agrippine
, Tome
1
: 1
Posté le
02/11/2005
Rappelez-vous l'adolescence : cette merveilleuse période entre poussée d'acnée et appareil dentaire... Souvenez-vous de l'angoisse des interros et de l'importance cruciale du top 50...Et que dire de l'envie d'étrangler votre mère qui persistait à vous parler comme à un enfant de 3 ans (et qui recousait les jean's que vous aviez savamment déchirés et usés) ?
Si tout celà ne vous est pas méconnu, alors, pour sûr, Agrippine vous permettra de revivre votre adolescence...et tout ce qui va avec, en prime, l'usage d'un langage strictement réservé aux jeunes de moins de 18 ans - au delà, de tout façon, on devient adulte donc périmé !!!
Le dessin naîf et simpliste propre à Bretécher va de pair avec le caractère des personnages...et, jeunesse oblige, on assiste à une colorisation très "in" et pourtant assez rare chez Bretécher : couleurs vives et acidulées respectent totalement le ton choisi.
Les petites confidences, les ragots et autres rumeurs sordides, les délires des mythos, les obsessions adolescentes sont toutes disséquées : tout y est on se marre de l'asburdité et des mesquineries propres à cet âge... (sans regretter d'être enfin adultes...!) ! c'est vraiment bien écrit, et en toute honnêteté, c'est très drôle ! J'en souris encore...
Agrippine
, Tome
2
: Agrippine prend vapeur
Posté le
03/11/2005
Agrippine c'est la magie -enfin, plutôt le cauchemar - de l'adolescence à nouveau à portée de main...
Le personnage de Bretécher est horrible d'arrogance et d'agressivité mais ce tableau si bien dressé dans le premier volume ne suffisait pas : la jeune fille se révèle également rancunière et jalouse, voire aussi un peu menteuse histoire de réécrire les choses à son bénéfice... et c'est tout son entourage qui fait les frais de sa mauvaise humeur chronique ! De son papa(-poule) à qui elle annonce être passée à l'acte, à sa mère qu'elle envoie systématiquement balader, personne ne semble échapper aux caprices d'Agrippine !
Bretécher ne nous déçoit pas de ce nouvel opus : Dessins toujours aussi schématiques, vifs et colorés, ton très incisif et environnement particulièrement bien analysé (jusqu'à la cour de récré avec les fameux "scoops"en tout genre et autres rumeurs autrement plus importantes qu'un cours de Maths où l'exercice le plus difficile mais surtout le plus capital consiste à se faire passer un mot sans se faire repérer du prof), l'album se lit d'une seule traite avec un sourire aux lèvres.
L'humour aussi est omniprésent : c'est avec la répartie et la mauvaise foi évidente qui caractérisent si bien l'adolescence que Bretécher nous embarque dans les petites mesquineries et autres petites trahisons de son héroïne. Les dialogues sont d'une efficacité cinglante et les expressions typique d'un langage dont l'utilisateur ne peut en aucun cas dépasser l'âge (canonique) de la majorité !
Bref, c'est un vrai plaisir !
L'amour et le charme insoutenable de la vie à deux
, L'Amour et le charme insoutenable de la vie à deux
Posté le
08/01/2006
Un dessin proche des cartoons, et un scénario pas forcément très original, c'est effectivement le style de BD bateau, pour reprendre l'avis de Ro, que l'on retrouve dans les cadeaux type pour jeune couple fraîchement installé (et je ne fais pas exception à la règle, bien sûr !)... et perso, j'ai vraiment vu pire dans ce genre de BD-prête-à-offrir !!!
C'est vrai que l'on n'éclate pas de rire systématiquement, mais on sourit en se reconnaissant parfois dans un personnage, et surtout on ricane quand on croit y voir un de nos potes...
De mon côté, j'ai bien apprécié le style graphique dynamique et tout en rondeur, et les couleurs vives ne peuvent qu'égayer davantage ces petites carricatures d'amoureux !
Pour faire bref, ce n'est pas méchant, ça ne fait pas de mal à personne et ça reste mignonnet comme humour et même si les gags sont convenus et assez prévisibles, l'album n'en demeure pas moins un moment de lecture assez sympa, sans prise de tête, à se faire à deux !
Andy et Gina
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
08/11/2005
Plutôt étrange et décallée, l'atmosphère de cette série risque en surprendre plus d'un...!
On est loin, très loin des jeux innocents des enfants du monde de la Bande Dessinée classique : ces deux compères sont plus associés dans les bétises... morbides ! Assaisonnez le tout d'un noir et blanc maîtrisé et d'un jeu d'ombres bien orchestré, le dessin (avec une mention toute particulière pour le portrait du père) ne peut qu'accentuer cette curieuse ambiance.
Ainsi donc, Relom nous dresse un portrait assez peu conventionnel de l'enfance, en puisant malgré tout dans les craintes primaires ses principales influences : la peur du noir avec l'épisode de la cave, et du croque-mitaine représenté par le psychopathe, les fantômes en tout genre... Le lecteur en ressort forcément destabilisé : ces craintes et autres fantasmes monstrueux, nous les avons tous éprouvés dans notre prime jeunesse, mais le fait de les voir ressurgir et "subir" par les protagonistes de cet album est relativement oppressant, il est en effet peu aisé de se retrouver confronté à ses vieilles angoisses !
Toutefois, la dynamique du récit associée à l'humour très second degré des personnages ne donne pas au lecteur énormément de temps pour analyser davantage cet étrange climat. Les histoires se suivent, s'enchaînent, vite, très vite, entre deux réparties particulièrement cinglantes, et l'on est rapidement pris à témoin de cette bien curieuse famille à la frontière de l'absurde en se demandant "mais que vont-ils bien pouvoir devenir ?" ! Il est certain que cette maisonnée n'a rien de glorieux et le destin de nos deux "chérubins" semble d'ors et déjà tracé !
...Mais justement, on espère bien se tromper sur ce coup là (ben, oui! on est humain avant tout! )...
Assez dérangeant, mais pas mauvais non plus, cet album sort en tout cas des sentiers battus : à vous de vous faire une idée !
Andy et Gina
, Tome
2
: Tome 2
Posté le
12/01/2006
Oubliez tous vos principes avant de vous jeter dans la lecture de ce nouvel opus, remisez au grenier vos théories au sujet de la pureté des enfants, bazardez tous vos rêves de conte de fées : vous ne trouverez rien de tout celà dans ce volume !
Plus abject que jamais, José, le père, n'a pas son pareil pour utiliser sa famille lorsque le manque d'argent devient trop important : fainéant et allergique au travail, le personnage est détestable tant il respire la bêtise et le sordide... La mère, quant à elle, semble se satisfaire de sa condition d'esclave (ménager, sexuel...) en chaise roulante mais n'en pas moins horrible (allez donc lui parler de ses fausses-couches !)...
Le frère et la soeur évoluent dans un univers vraiment gore et abject, où aucune issue à l'horreur de leur univers ne peut être saisie : ce n'est plus du second , c'est du troisième ou quatrième degrès et pourtant... pourtant, et j'ai fait tester la lecture sur d'autres cobayes, pourtant l'humour est bien présent : les dialogues, les situations sont surprenantes et Relom sait tirer avantage de la surprise qu'il occasionne à son lecteur pour trouver une chute à ses gags qui ne manque pas de relief !
Un peu d'humour noir ne peut faire de mal à personne, et quand c'est amené de manière peu conventionnelle, celà permet de passer un assez bon moment de lecture mais je suis bien consciente que je ne vais pas faire l'unanimité avec ce type d'avis... Pas grâve, j'ai quand même bien ri et c'est là l'essentiel !
Attention toutefois à ne pas dépasser les doses prescrites et à ne pas tomber dans la surenchère !
Allez, à réserver pour les âmes curieuses (et vraiment très larges d'esprit)...
Andy et Gina
, Tome
4
: Fratrie Party
Posté le
27/10/2005
Ami non amateur d'humour noir, passe ton chemin...
"Je vis parmi les fous" (pour reprendre la citation de Gina) aurait pu donner son titre au volume : aucune moralité, c'est gore, sordide et trash !
l'univers déroutant est vu à travers des yeux d'enfants... ce qui lui permet de ne pas devenir totalement abject (même si très proche de...).
Malgré tout, j'avoue, j'ai souri...
En fait, le graphisme est loin d'être mauvais, et les couleurs s'accordent parfaitement à l'univers de la BD, c'est glauque mais ça n'a pas la prétention du contraire !
Les strips sont très bons : 3 cases et c'est l'effet immédiat, dommage qu'il n'y en ait pas davantage...
Attention toutefois à ne pas mettre entre toutes les mains...
Asterix
, Tome
10
: Astérix Légionnaire
Posté le
03/04/2006
Aucune hésitation possible : on tient là l'un des meilleurs volumes d'Astérix !
D'un point de vue scénarique, les rebondissements se succèdent avec une rapidité déconcertante et l'humour, l'esprit critique sont au rendez-vous de manière systématique... tout y passe ou presque : de l'instructeur romain dépassé par les évènements aux légionnaires insoumis, Astérix et son compère n'en finisse pas de ridiculiser la grande armée de César, ce pour notre plus grand plaisir ... ! Et je ne parle même pas de cette nouvelle facette d'Obélix qui nous est démontrée ici : comme il est romantique ... certes avec quelques fautes de goût (il n'y a qu'à voir les vases qu'il improvise pour offrir ses bouquets de fleurs...), mais nul n'est parfait !
Et que dire du trait de crayon de Uderzo dont on peut apprécier ici toute la saveur ?!
Non, véritablement, s'il y a un album d'Astérix et Obélix à possèder, incontestablement pour moi ce serait celui-ci...
Avis aux amateurs ... et aux autres, déçus par les derniers volumes en date : ce n'est que du bon !!!
Asterix
, Tome
14
: Asterix en Hispanie
Posté le
04/04/2006
Astérix nous fait voir du pays et nous entraîne en Espagne pour y découvrir l'incroyable : un village d'irréductibles hispaniques résiste encore et toujours à l'envahisseur... !
Périple mené tambour battant, avec un horrible petit gamin capricieux et colérique qu'il va falloir gérer en dépit des romains qui le pourchasse, Obélix en pleine crise de jalousie, Astérix au bord de la crise de nerfs ... Tout y est, jusqu'aux noms clins d'oeil à coucher dehors, pour faire de cette nouvelle aventure un volume distrayant et sympathiquement drôle !
(Re)plongez avec bonheur dans les anciens Astérix et oubliez la production récente : la richesse du petit gaulois et ce qui a fait son succès dans autant de pays différents se trouvent ici !
Asterix
, Tome
18
: Les lauriers de César
Posté le
06/11/2005
En voici une aventure mouvementée et culottée !
Le détail du dessin est très riche et abondant, on imagine aisément les lieux, les décors étant particulièrement détaillés. Ajoutée à de bons procédés scénariques, la mise en scène de nos deux compères gaulois fort astucieuse n'est pas sans rappeler le story bord d'un film : flash back (avec séquence "rembobinage" des précédentes planches), plans en contre-plongée, ou encore vue d'ensemble (Lutèce est criant de vérité), le lecteur devient spectateur !
On retrouve Astérix et Obélix hors dans une aventure riche en rebondissements et surprises, le rythme narratif est assez soutenu et on embarque facilement dans le délire aviné d'Abraracourcix. Ah ! ces gaulois ! incapables de bien se tenir et d'être raisonnables !!!
A travers nos irréductibles héros, Gosciny en profite pour se moquer ouvertement des ridicules querelles toujours actuelles Paris-province, ou devrais-je dire Lutèce-Province ! C'est tout bonnement un délice ! Les questions d'honneur du fait de l'orgueil mal placé (le vin rendant encore plus susceptible!) des deux "coqs" chers au coeur de Bonnemine, entrainent des conséquences ridicules pour notre plus grand plaisir...
il est vrai qu'aller provoquer César dans son palais n'est pas forcément chose utile lorsque déjà l'on vient du dernier village de Gaule lui résistant...!
Un vrai délire mais pas si loin de nous si l'on y regarde de plus près... ! FARPAITEMENT !
Asterix
, Tome
21
: La cadeau de César
Posté le
08/11/2005
Il semble que les querelles de pouvoirs aient toujours déchainé les passion, même à l'époque d'Astérix; et la critique n'est pas loin de se faire dithyrambique sous les plumes aiguisées de Gosciny et d'Uderzo !
Décidément les femmes sont toujours la cause des plus grands désaccords, et lorsqu'elles n'en sont pas directement l'objet, force est de constater qu'elles savent parfaitement envenimer les débats !
A l'instar de Bonnemine et de sa grande rivale, elles savent se montrer manipulatrices et intrigantes, usant de tous les stratagèmes (jusqu'à leur beauté telle Coriza, parfaite adolescente boudeuse et capricieuse); mais aussi ambitieuses pour deux, à comprendre elles-mêmes et leur "dégonflé" de mari !!! A en croire nos auteurs, la gent féminine serait particulièrement douée du fait de toutes ces "qualités" pour diriger une campagne électorale... de quoi faire grincer quelques dents chez les féministes dénuées d'humour...!
Quant à ces messieurs, ils ne sont, ma foi, pas en reste : entre l'alcoolique, au nez particulièrement vérollé, prêt à tout vendre pour un verre de plus, le poltron qui ne veut jamais hausser la voix au grand désarrois de son épouse (qui elle, en revanche, aurait de la voix pour deux!), et les nombrilistes, ils ont tous un point commun : ils sont tous susceptibles ! - bien pires que ces dames par ailleurs!
Le conflit qui divise tant le village risque même de causer la fin de la résistance de nos irréductibles gaulois, tant accaparés par cette guerre de pouvoir, qu'ils en oublieraient qu'il existe un réel envahisseur, autrement plus important que cette famille d'étrangers qui vient de s'installer !
A bien analyser ce tome, le scénario se révèle extrèmement riche et perspicace, appuyé par un humour désopillant, et des jeux de mots tous plus hilarants les uns que les autres, la critique de notre société est superbement bien menée! Bagarres politiques, racisme, sexisme... : rien ne manque!
C'est du pur régal ! et (malheureusement) toujours autant d'actualité !
Asterix
, Tome
30
: La Galère d'Obélix
Posté le
04/11/2005
la Galère d'Obélix ou comment mener ses lecteurs en bateau...
On aurait pu croire à une grande aventure d'Astérix et Obélix vers d'horizons lointains au regard de la couverture, ou encore à une intrigue haletante... au final, il n'en rien !
Certes ce qui arrive à Obélix est surprenant (et aussi un peu moralisateur : regardez-les-petits-zenfants-où-ça-peut-mener-la-gourmandise-et-la-désobéissance...!) mais en même temps, je dirais que, en définitive, voir Obélix déroger à la règle ultime de son personnage (à savoir qu'il ne doit jamais, au grand jamais, boire de potion magique puisque "tombé dans la marmite quand il était petit"), c'est un peu comme manger une bûche de Noël en plein mois de juillet : ce n'est plus le moment, et du coup on n'en retire aucun plaisir...
Pour ma part, je n'ai pas apprécié que soit remis en question ce que l'on tenait pour acquis depuis déjà 29 tomes...
Alors quoi ? il suffit d'un claquement de doigt pour que le petit univers que l'on maîtrise si bien soit totalement ébranlé ? et pourquoi pas Oldrafabétix vendeur de poissons frais ? et Assurancetoutrix harcelé par des groupies hystériques ???
Un peu de sérieux, voyons...
Il ne s'agit pas, sous prétexe de manque d'inspiration, de nous "sortir un lapin du chapeau" : une certaine cohérence avec les précédents volumes est un minimum ! Sinon, pourquoi la gourmandise d'Obélix ne lui aurait-elle pas joué ce mauvais tour dès les premiers albums...?
Mais, s'il n'y avait que celà ...
Le scénario s'enfonce rapidement dans un océan de rebondissements tous les plus grossiers les uns que les autres...
La traversée n'apporte rien à l'histoire ! (et en prime, on a droit à l'aller mais aussi au retour tout aussi ennuyeux l'un que l'autre...) : une bonne bagarre avec les pirates ? un échange de baffes avec les romains ? les deux en même temps ? ...
Que nenni, que nenni cher lecteur ! R.A.S. et c'est bien là le soucis...
Bien sûr, le dessin est très bon, et je n'ai pas l'intention d'y trouver à redire... et voir Obélix enfant, c'était plutôt sympa : celà aurait pu être effectivement une idée à développer...mais peut-être avec un scénario digne de ce nom, une autre histoire !
Asterix
, Tome
33
: Le ciel lui tombe sur la tête
Posté le
27/10/2005
Bah! la potion magique a un drôle de goût ...amer sans doute !
Quelle déception, j'ai l'impression que nos irréductibles gaulois n'ont pas pu se résoudre à résister davantage à l'envahisseur ... le merchandising !
Scénario inexistant, rebondissements calculés pour que "l'intrigue" tienne le nombre de pages imposé, minimum syndical oblige ! Astérix ne se bat pas contre les romains, Obélix s'ennuie et nous aussi !
Et c'est sans parler de cette symbolique prétentieuse que nous impose Uderzo face aux mangas et comics...
Voilà comment on détruit des rêves d'enfants...
En tout cas, il n'y aura pas pour moi de numéro 34 !
C'est dommage pour le mythe : il faut parfois savoir résister au chant des sirènes Monsieur Uderzo, on n'en sort que plus grand...
Babe my love
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
01/11/2006
Plutôt réaliste et bien ficelé, le scénario se construit entre une fillette en quête d'affection, et un jeune homme aux amours aussi nombreuses qu'éphémères. Comment ces deux personnages vont-ils réussir à s'apprivoiser mutuellement ?
On observe tout au long de ce premier volume la mise en place des petites attentions, la mutation des habitudes de l'un et de l'autre... les chapitres s'enchaînent bien, et l'on peut aisément constater la petite révolution dans le coeur de Kippei que suscite Yuzuyu. C'est frais et vraiment attendrissant.
L'ensemble est doté d'un graphisme détaillé et particulièrement efficace, bref soigné et le rendu est très agréable à l'oeil.
Tout mignon, tout doux, c'est un petit régal à dévorer...
Babe my love
, Tome
2
: Tome 2
Posté le
15/11/2006
C'est avec beaucoup de plaisir que l'on retrouve les personnages qui ont fait l'ouverture de cette nouvelle série.
Il est intéressant de constater à quel point Kippei s'est attaché àla petite Yuzuyu, allant même jusqu'à mettre sa tumultueuse vie sentimentale entre parenthèse afin de ne pas destabiliser davantage l'enfant. On notera par ailleurs qu'une certaine maturité semble peu à peu s'amorcer dans son comportement, ce quyi n'a d'ailleurs pas échappé à Kokoro...
Toujours est-il que les personnages sont toujours aussi attachants, (le dessin y est certainement pour beaucoup tant le trait esdt léger et les visages expressifs) et mon coeur de fille (qui a dit de midinette ?
) devient tout chose devant tant de fraîcheur...
En fait, j'ai comme l'impression de savourer un petit bonbon tout doux à mesure que je tourne les pages de ce manga... Un excès de sucreries ? oui, peut-être... mais j'assume totalement ma gourmandise ! J'en reprendrais bien volontiers d'ailleurs : la suite s'vous plait !
Basil et Victoria
, Tome
1
: Sati
Posté le
10/01/2006
Avant tout autre chose, je souhaiterais m'attarder sur le graphisme de cette BD : l'utilisation du fusain permet d'instaurer un climat brumeux et les couleurs sont particulièrement représentatives de l'atmosphère règnant dans les rues d'un Londres victorien.
Les personnages, dont la finesse des traits n'a pas totalement fait oublier les croquis nécessaires à la construction des visages, semblent s'animer sous nos yeux dans un épais brouillard et une grisaille sans fin : un bon rendu donc et un sentiment d'authenticité à la lecture de ce volume.
En ce qui concerne le scénario, j'ai réellement apprécié les références culturelles et littéraires parsemées au sein de l'album : celà permet à l'histoire de se doter d'une part de réalité, un ancrage historique et linguistique, et, par conséquent, une certaine gravité se dégage de ces gamins livrés à eux-mêmes. Le lecteur prend un peu plus conscience des difficiles conditions de vie au coeur de Londres : misère ambiante, ruelles coupe-gorge, usuriers en tout genre, enfance inexistante...
Le scénario, assez rythmé dans l'ensemble, se construit autour d'un curieux couple qui passe son temps à se quereller à l'image des mariages vieux de 20 ans. La noirceur, l'avidité se disputent à la jalousie : c'est un contraste très intense du fait du jeune âge des protagonistes principaux, le lecteur n'y est pas vraiment préparé... Du coup, la prise de conscience s'intensifie et prend tout sa force lorsque l'on apprend ce que Sâti signifie...
Dure période que l'époque victorienne, l'album se révèle finallement assez grave, en dépit de quelques clins d'oeil humoristiques.
Basil et Victoria
, Tome
2
: Jack
Posté le
14/02/2006
Voici une approche intéressante de l'énigme qui entoure les crimes de Jack l'éventreur.
Avec de multiples références historiques et littéraires, le lecteur se retrouve projeté dans un Londres brumeux et miséreux avec pour guides les gamins des rues. L'atmosphère est particulièrement bien rendue, servie véritablement par un fusain habilement maîtrisé. Les personnages quant à eux ne sont pas en reste : en effet, la rudesse de l'apprentissage de la vie dans les bas-fonds londonniens de l'époque victorienne a de quoi faire des caractères pour le moins trempés, et sous des airs juvéniles se cachent le plus souvent de froids calculateurs... Sale période, vraiment, où la pauvreté et la faim forment le lot quotidien d'une population en proie à une criminalité omniprésente.
Pas vraiment pour les enfants même si les personnages principaux n'ont pas dépassé l'adolescence, ce volume n'est pas loin de pouvoir être catalogué en tant que témoignage historique tant les faits et les comportements ont été étudiés avec minutie et particulièrement bien retranscrits : à découvrir !
Basil et Victoria
, Tome
3
: Zanzibar
Posté le
26/02/2006
Changement de paysages et d'atmosphère pour Basil et Victoria : après le brouillard de Londres, nous voici sous le rayons de Soleil de Zanzibar...
On retrouve avec plaisir nos petits gamins des rues dans un scénario assez dynamique dénonçant le temps des colonies et l'esclavage... l'histoire est agréablement menée et sans être aussi intense que le second tome, le récit tient la route.
D'un point de vue graphique, ma foi, le traitement des couleurs est pour le moins agréable à l'oeil : le rendu final est assez singulier, et plutôt réussi ! Bref, j'aime assez !
En somme, c'est une découverte plutôt sympathique dans l'ensemble...
Les bidochon
, Tome
2
: En Vacances
Posté le
14/02/2006
Le voici mon préféré : de tous les Bidochon, c'est véritablement CE volume qui a fait et fait encore ma joie !
Méchants, abjects, idiots, irrespectueux, c'est l'image même du beauf en village vacances ! et quelle critique cinglante ! Il y en a pour tout le monde : du vacancier amateur de pseudo musée historique (à visiter par temps de pluie parce qu'en définitive, il n'y a rien d'autre à faire!), de la salle de restaurant plus proche de la cantine militaire que d'une table de la Tour d'Argent, en passant par LE souvenir en coquillages qui finira par trôner sur la télé au retour, j'en passe et des meilleures !
Binet n'a pas son pareil pour rire de ses (con)génères, l'humour est omniprésent et en toute objectiité, même si l'on n'est pas adepte de son style de dessins, il faut reconnaître son formidable sens critique et la richesse de ses observations !
Et vous voulez savoir le pire ?
C'est que forcément, à un moment donné, on finira par se reconnaître dans un détail !!!
Les bidochon
, Tome
10
: Usagers de la route
Posté le
25/12/2005
On retrouvera aisément un peu de chacun de nous dans cet album, ce tome est avant une énoooooooooorme carricature du conducteur moyen ! Et comme à l'accoutumée avec les Bidochon, la bêtise et la petitesse sont de rigueur !
Entre le salon de l'auto, le garagiste désagréable, les limitations de vitesse et les embouteillages, le chien-qui-dit-oui-sur-la-plage-arrière-de-la-voiture, notre célèbre couple subit et fait subir toutes les manies et autres désagréables habitudes des usagers de la route ! C'est un florilège du pire ! Une fois de plus, Binet se joue du français moyen et de son aptitude à avoir un comportement de c... !
Non, très franchement, on finira forcément et comme à chaque album de Binet par reconnaître quelqu'un (voire même soi-même !), c'est dire si la critique est large et les situations particulièrement bien observées...
Allez, il faut savoir rire de soi ! (et surtout des autres...!)
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