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Aldébaran
, Tome
1
: La catastrophe
Posté le
01/12/2008
Voilà le premier tome prometteur d’une série qui ne l’est pas moins si on considère les avis des membres de coinBD. Ce premier tome permet de nous présenter un monde très semblable au nôtre et en même temps si différent. La première page nous indique que ce monde est peuplé de descendants de colons terriens, qui n’ont plus de contacts avec la Terre Mère . Cela permet à l’auteur de nous présenter un monde qui, au premier abord, est très proche de celui que nous connaissons, mais aussi de laisser libre cours à son imagination pour inventer un climat, une faune et une flore, une organisation politique propres à ce monde d’Aldébaran. J’ai particulièrement apprécié comment l’auteur maintient le lecteur entre réalité et science-fiction, c’est déroutant mais en même temps, cela facilite notre immersion dans ce nouveau monde.
Concernant le scénario, comme tout tome d’introduction, l’histoire se met en place tranquillement. Ce n’est que vers le milieu de l’album que les choses s’accélèrent. La menace qui couvait depuis les premières planches s’est abattue sur le village de nos héros et c’est l’élément déclencheur du récit. Pour ma part, je commençais à trouver le temps long avant que l’histoire ne se mette en branle : les amourettes entre ado, la vie du petit village, c’était sympa, ça permettait de planter le décor, mais en fait, pas très palpitant.
Une chose est très intéressante dans cet album : quelle que soit la chose, le phénomène, ou l’animal à l’origine de la destruction de leur village, Kim et Marc, présentés comme les héros, semblent totalement s’en désintéresser. Leur but est de recommencer leur vie dans la capitale d’Aldébaran. C’est un peu intrigant car, si les héros eux-mêmes ne veulent pas découvrir ce qui est arrivé à leur village, on se demande bien, nous, lecteurs, pourquoi le scénario est construit autour de ces personnages. Vu que cette série compte cinq tomes, on se doute bien que nos héros vont se faire rattraper par les événements. Je trouve cette façon de traiter le scénario, en faisant un focus sur des héros qui ne veulent pas être mêlés à l’histoire, assez intéressante. Dans le même temps, ce choix de l'auteur a pour conséquence de ralentir un petit peu l’histoire. En détournant l’intérêt les héros de ce qui semble la trame générale, j’ai été tenté de faire de même. Surtout que dès que l’on a l’impression d’avoir un début d’information sur ce qui est passé, ça se solde en queue de poisson avec un commentaire du style « je ne peux rien dire de plus ». C’est frustrant.
Toutefois, les relations entre les personnages s’établissent rapidement et c’est avec plaisir que l’on suit leur aventure, même si les réactions des héros semblent parfois puériles.
J’ai bien aimé le trait employé pour les dessins, cela donne un côté très réaliste à ce monde de science fiction. De même, côté couleur, c’est éclatant, c’est vif et clair, on en prend plein les mirettes.
Un bon tome d’introduction, avec cependant des interrogations concernant les motivations des protagonistes et puis quelques longueurs. J’attends de lire la suite pour savoir par quel revirement de situation nos deux jeunes héros sont rattrapés par le mystère qui nous a été présenté, en espérant que ce ne soit pas par hasard….
Aldébaran
, Tome
2
: La blonde
Posté le
01/12/2008
Ce tome est pour moi un second tome d’introduction. La première partie de l’album narre le trajet de Marc et Kim au travers du monde d’Aldébaran. Je trouve que cette partie n’apporte pas grand-chose à la trame générale, mais représente un grand atout : on y découvre des paysages splendides, des animaux curieux et fascinants, et des indices concernant le pouvoir en place sont distillés. Je pense qu’il faut considérer cette partie comme le début de l’amitié entre nos deux jeunes protagonistes. Malheureusement, le récit y perd un peu en rythme, et en dynamisme. Je me suis un petit peu ennuyé sur le début de cet album.
En revanche, le récit s’accélère de façon prodigieuse lorsque Marc rencontre Alexa. C’est un peu par hasard que notre héro se retrouve juste à côté de cette inconnue, qui ne l’est pas tant que ça depuis le premier tome, et que ces deux personnages vont faire route ensemble. Ainsi, Kim et Marc qui voulaient rejoindre Anatolie pour recommencer une nouvelle vie, sans se soucier du phénomène qui a balayé leur village de la carte, sont rattrapés par les événements. Je pense que c’est l’une des seules critiques que l’on peut faire à ce scénario : les événements clés s’enchaînent un peu « par hasard », c’est dommage.
Ensuite, je suis resté scotché à cette histoire : le mystère s’épaissit, notamment avec les dons de guérison d’Alexa et les relations entre les personnages gagnent en profondeur. Ce deuxième tome permet de ramener nos héros dans le droit chemin, au cœur de l’action et du mystère, et c’est tant mieux…Je trouve que l’ensemble est bien traité, que l’histoire se laisse suivre sans se casser la tête et on passe un moment agréable en compagnie des protagonistes.
On laisse Kim et Marc en bien mauvaise posture, ce qui ménage le suspense pour la suite… Après tant de mystères dans un monde si parfaitement décrit, on ne peut qu’être pressé de découvrir la suite. Toutefois, les longueurs du début de l'album ainsi que la rencontre par hasard entre Alexa et Marc me conduisent à modérer mon avis.
Aldébaran
, Tome
3
: La photo
Posté le
01/12/2008
Après deux tomes d’introduction, cet album relance (lance ?) véritablement l’histoire sur de nouvelles bases : Marc, le jeune héro est emprisonné de plus de 3 ans, et c’est avec l’aide de Monsieur Pad, le fameux et énigmatique personnage, qu’il s’échappe de cette prison. Il est libéré pour une bien étrange mission que ce tome nous présente. C’est très mystérieux, et donc palpitant. Par ailleurs, si les premiers tomes s’évertuaient à nous présenter un faune et une flore propres à Aldébaran, ici l’accent est mis sur l’organisation politique, les pouvoirs et contre-pouvoirs en place. C’est toute une organisation de la société qui nous est dévoilée.
La mantrisse fait son apparition pour la première fois : quel est le lien entre cet animal énigmatique et le pouvoir tyrannique en place sur Aldébaran, avec les événements du premier tome, avec Marc et Kim ? Voilà les questions que je me pose et qui me tiennent en haleine. Le suspens est très bien construit, la maturité nouvelle des protagonistes, après trois ans de « coupure », permet à leur personnalité de s’épanouir, et l’ensemble de l’album gagne en qualité. La dernière vignette fait une révélation de taille, et entretient le suspense…
Je trouve que dans ce tome, l’auteur recentre l’histoire autour de l’intrigue générale, contrairement aux deux premiers, qui tenaient plus de road movie que de la réelle aventure. Ces derniers avaient l’avantage de nous immerger dans un monde inconnu. Maintenant que le décor est planté, place à l’action et au suspens dans ce troisième tome.
Le monde d’Aldébaran est riche et l’auteur joue toujours sur la proximité de ce monde avec le nôtre, tout en en changeant des pans entiers : c’est déroutant mais facilite note immersion dans ce monde tyrannique et complexe.
Les dessins sont toujours d’une grande qualité, réalistes… et nous font partager l’univers imaginé par Léo.
Avec ce tome, les personnages évoluent, l’intrigue s’épaissit, les mystères restent entiers, j’ai hâte de découvrir la suite et de mettre fin à tout ce suspense.
Aldébaran
, Tome
4
: Le Groupe
Posté le
01/12/2008
Pour moi, ce tome est le moins réussi de cette série (jusque là).
Peut-être est-ce du au fait qu'il est centré sur l'intrigue politique, mais je trouve que ce tome est un peu inabouti : je ne comprends pas pourquoi, d'un seul coup, Driss et Alexa décident de partager leur secret, alors que pendant les trois premiers tomes, ils disaient toujours "on ne peut pas en parler". Et même la révélation de ce secret ne m'a pas pleinement convaincu : pourquoi la mantrisse les a-t-elle choisi, eux? Pourquoi leur faire un don bien particulier? D'où vient cet animal? Autant de questions qui trouveront leur réponse dans le tome suivant, j'espère... Je pense que je suis déçu par ce tome car j'attendais beaucoup des révélations de Driss et Alexa et que ces dernières ne sont pas suffisantes à mes yeux.
Quelques éléments méritent d'être relevés :
- Leo "mélange" dans une même page plusieurs histoires : celle de nos héros, celle de leurs adversaires, celle de marins en haute mer, celle des alliés de nos héros... Ca donne du rythme, mais c'est parfois un peu foullis;
- dans cette succession d'histoires, Léo distille des indices sur ce qui va peut-être se produire dans le tome suivant (si j'ai bien tout compris) : c'est plutôt pal mal vu de placer un petit indice (trois vignettes sur une page) au milieu de toutes les histoires racontées : ça surprend et j'ai apprécié (la fin de l'album permet d'ailleurs de rebondir sur cet indice, preuve d'une bonne maîtrise du scénario);
- les dessins sont toujours aussi originaux et bien construits. Toutefois, je les ai trouvé moins beaux qu'auparavant dans la mesure où beaucoup de scènes se déroulent à huis clos (une chambre, un dirigeable) et du coup Leo n'a pas l'occasion de nous présenter les couleurs ainsi que les dessins de paysages magnifiques qu'il nous a proposés jusque là. L'ensemble est plus sombre, plus terne que les trois premiers tomes;
J'attendais bien plus de ce tome qui se résume à une course poursuite en dirigeable...Dommage!
Aldébaran
, Tome
5
: La créature
Posté le
02/12/2008
Autant le tome précédent m'avait laissé sur ma fin, autant ce cinquième et troisième tome m'a totalement rassasié. J'ai savouré cet album car Léo y a repris tout ce que j'appréciais dans les tomes précédents.
Le scénario est maîtrisé et d'une grande diversité : aventure, inquiétudes en tout genre, fin heureuses, tout s'enchaîne très facilement dans ce tome. L'origine de la Mantrisse nous est aussi dévoilée, répondant ainsi à une question qui me taraudait depuis un moment. Mais il reste encore des questions, et de taille : comment choisit-elle les destinataires de ses "cadeaux", quelle est sa forme d'intelligence? Pourquoi avoir communiqué à ce moment-là avec les terriens? Autant de questions que l'auteur laisse en suspens, certainement pour justifier la fin de cet album et pour ne pas avoir à justifier la destruction du village du premier tome.
Malgré ces questions sans réponse, ce cinquième tome nous propose une fin en apothéose, avec des personnages plus matures, plus censés, moins "
Les gamins
" que dans les premiers tomes. L'aventure dans les marécages est une façon réussie pour Leo de mettre une fois de plus en avant son imagination : une faune et une flore développée, et chaque vignette (ou presque) regorge de petits détails qui facilitent le réalisme de ce monde imaginaire.
La fin de l'album est simple, certes, mais j'ai bien aimé finir sur une note heureuse. Et puis rédiger l'épilogue sous forme d'un texte sur fond blanc était aussi une bonne idée. J'ai été surpris mais cela ne m'a pas gêné outre mesure.
Côté dessins, l'auteur renoue avec la clarté et la luminosité des premiers tomes et l'environnement des héros est plus riche. L'ensemble est graphiquement agréable à regarder, une fois bien sûr que l'on s'est familiarisé avec le trait caractéristique de Leo.
Certainement le tome le plus abouti de cette bonne série.
Asterix
, Tome
25
: Le grand fossé
Posté le
29/08/2008
Un tome qui mérite pour moi tout juste la moyenne. Le dessin est forcément égal à lui-même et c'est bien là le seul point très positif de cette histoire d'Astérix. Tout d'abord, on présente un village, traversé de part en part par un fossé, dont on ne connaît pas l'origine. On pourrait l'expliquer par un torrent asséché, ou bien par un phénomène sismique, mais le côté géométrique de ce fossé aux bords bien droits ainsi que le fait qu'il s'arrête aux limites du village tendent à réfuter ces explications. Bref, il y a un fossé dans ce village, et nous pauvre lecteur, on doit le prendre tel quel.
J'ai moyennement aimé le personnage de Acidenitrix : je ne comprends toujours pas les raisons de son graphisme, sauf à justifier quelques jeux de mots douteux sur son aspect et son odeur de hareng (une private joke que je n'ai pas comprise, pour ma part).
La couverture montre en arrière plan une scène censée rappeler Roméo et Juliette. Malheureusement, je trouve que ce filon est sous exploité.
Enfin je trouve un peu dommage qu'une bonne partie de l'histoire repose sur des hasards: Panomarix oublie une fiole d'une potion quelconque, qui comme par hasard produit des effets grotesques lorsqu'elle est alliée à de la potion magique. Et comme par hasard, ce sont les romains qui en font le frais.
Bref un album à posséder pour compléter une collection, mais certainement pas un must de la série...
Asterix
, Tome
26
: L'Odyssée d'Asterix
Posté le
17/08/2008
Que je l'aime cet album! Astérix au pays de l'or noir... une grande épopée.
J'adore les clins d’œils nombreux (James Bond, Blier, Bethléem), les jeux de mots foisonnants (la terre promise, la mouche, et bien d'autres encore), les anachronismes notoires... Dans cet album, c'est comme dans le cochon, tout est bon. Le scénario est brillamment déroulé, le rythme est donné, tout ce qui fait qu'Astérix est Astérix y est (Goscinny avait travaillé dessus avant sa mort ou quoi??). Les effets surnaturels ne sont dus qu'à la potion magique et cela aussi, c'est bon (contrairement au grand fossé où les Romains deviennent tout gros puis tout petits, où à d'autres ouvrages parus par la suite).
Alors, puisque cet album est si bon, pourquoi pas la note de 5 dans ce cas? Eh bien, tout simplement parce que je trouve que Uderzo cède à la facilité sur la fin de l'album et nous sert sur 2 planches et demi une répétition des même vignettes. Compte tenu de la qualité du reste, je trouve que c'est un peu du gâchis.
Pour moi, l'un des meilleurs Astérix.
Asterix
, Tome
29
: La rose et le glaive
Posté le
17/08/2008
La lecture de cet album m'a déçu, à la fin...
L'utilisation du féminisme dans un album d'Astérix, c'est une très bonne idée, et bien exploitée sur la moitié de l'album. Il manque tout de même quelques jeux de mots pour enrichir ce récit.
En revanche, parler de l'émancipation de la femme gauloise et prôner le féminisme et finalement finir cet album de cette façon, c'est un peu dommage. L'album est en fait très misogyne car, malgré la volonté de s'émanciper, c'est bien un bon petit shopping, avec coiffeur et parfumerie, qui permet d'arranger la situation. C'est un peu réducteur je trouve, surtout après une première partie de l'album très bien vue.
Et puis, que viens faire dans cette histoire un dragon????
Un album en demi-teinte donc, qui mérite une demi-note (moi aussi, je sers des demis)
Asterix
, Tome
31
: Astérix et Latraviata
Posté le
17/08/2008
Voilà un bien pauvre album... On ne revient pas sur l'absence de scénario... mais où est l'esprit d'Astérix??
En lisant cet album, la seule petite chose qui ait retenu mon attention, c'est la remise d'une statue de césar à la comédienne. Je soupçonne d'ailleurs l'auteur d'avoir eu cette idée et d'avoir brodé autour une histoire. Mais cela ne suffit pas loin de là. Du coup, c'est pas terrible, c'est même déconcertant.
Bon, des albums où on s'ennuie, on en a déjà vu et on en reverra. Mais en plus celui-là a le don de m'énerver au plus haut point : la répétition de "Nos pères" ou "nos fils" est vraiment insupportable, l'utilisation de cette même formule m'horripile : je la trouve pas fine du tout, à l'image de l'album....
C'est une bien pauvre histoire, c'est triste d'avoir mêlé Astérix là-dedans...
L'auberge du bout du monde
, Tome
1
: La Fille sur la falaise
Posté le
13/09/2008
Bienvenue dans le Bretagne du 19ème siècle, terre de légende. Un écrivain, Saint-Preux (qui aurait vraiment existé, selon les auteurs, et dont un manuscrit aurait servi de trame à ce récit), arrive dans une auberge de Bretagne pour retrouver de l'inspiration. Après une rencontre peu commune, l'aubergiste lui raconte l’histoire étrange d’une fille Irina, qui a débuté 60 ans de cela. Sa mère a été assassinée et Irina a disparu pendant onze ans, avant de revenir aphasique et guérisseuse auprès de son père, l’aubergiste qui a précédé celui qui narre cette histoire.
Quel bonheur de découvrir cet album ! Le scénario est fouillé, avec une bonne dose de surnaturel (légendes bretonnes obligent) et de mystère. C’est avec plaisir que l’on découvre cette histoire touchante. Le dessin, les couleurs, sont tout simplement magnifiques. Le choix des couleurs notamment, des alternances clairs/obscurs, concourent à l’atmosphère mystérieuse et oppressante qui se dégage de cet album. L’histoire est touchante et c’est avec un grand talent que les auteurs font appel à la sensibilité des lecteurs. C’est déstabilisant et captivant et c’est avec une grande impatience que j’attends de lire le second tome.
La construction du récit, à savoir que l’histoire est rapportée à cet écrivain 60 ans après les faits, n’est pas inintéressante. Elle permet de rythmer le récit pas des interventions de Saint Preux, qui correspondent aux questions que peuvent se poser le lecteur au même moment.
C’est joli, c’est bien construit, superbes dessins et couleurs, c’est captivant et haletant, c’est un grand bol d’air, c’est un très grand moment de BD !
Vivement la suite !!
L'auberge du bout du monde
, Tome
2
: Des pas sur le sable
Posté le
14/09/2008
On retrouve Yann et Irina là où on les a laissés à la fin du premier tome et cet album permet notamment de comprendre ce qui s'est passé au cours des 11 années d'absence d'Irina. C’est la Bretagne des croyances fantastiques, des enchantements et des légendes qui nous est à nouveau présentée dans un dessin clair, aux couleurs magnifiques, aux contrastes utilisés avec talent. Le suspens est ménagé, le récit est plus que compréhensible, les personnages sont attachants et le mystère reste complet, même si l'histoire a considérablement avancé. Les personnages secondaires (le père d'Irina, Merwinn, le De Baronie,...) prennent un part active à cette histoire. Les villageois, leurs réflexions et réactions, sont hautement réalistes.
Encore une fois, ce récit et captivant et haletant et je n'ai pu m'arrêter avant d'en avoir terminé avec cet album. Le mode du récit, qui je le rappelle, est construit autour d'un aubergiste qui raconte cette histoire à un écrivain 60 ans après les faits est très intelligent. Les interventions de l'écrivain, si elles coupent le récit, sont celles que le lecteur aurait pu avoir au même moment.
La beauté de cette série, initiée dans le premier tome, se voit ici confirmée. Et pour finir, je cite une phrase de cet aubergiste : "C'est l'histoire tout entière que je vais vous offrir. Puisse-t-elle vous épargner la folie si elle ne provoque votre incrédulité".
Les amis, allez-y, c'est que du bon.!
L'auberge du bout du monde
, Tome
3
: Les remords de l'aube
Posté le
14/09/2008
C'est toujours triste de mettre fin à une bonne série. Souhaitons donc qu'il ne s'agisse là que d'un premier cycle... Ce dernier tome lève le voile sur tous les mystères développés dans les deux premiers tomes.
Une note un poil en dessous de celle décernée pour les deux premiers tomes car je trouve que l'explication donnée pour l'ensemble de l'histoire est un peu tirée par les cheveux et que l'on se situe plus dans de le domaine de la science fiction que dans celui des légendes. Mais cela reste très bon, excellent même. Par ailleurs, je trouve dommage que les auteurs ne donnent pas plus d'explications sur ce que sont devenus Merwinn et le père d'Irina, mais peut-être est-ce pour les ménager et préparer leur retour dans un second cycle....
Dans ce troisième tome, les dialogues, le rythme du récit, les couleurs et les dessins sont toujours du meilleur niveau. Le mode du récit, la narration 60 ans après les faits de cette histoire à un écrivain, saint-preux, est utilisée très intelligemment, car c'est comme si cet aubergiste s'adressait directement au lecteur. Les prises de vue sont parfois saisissantes et c'est au travers des yeux de saint preux que l'on voit l'aubergiste déclamer son histoire. De même, le lecteur n'est pas pris pour un imbécile car lorsque l'aubergiste dévoile son identité, il dit "mais vous vous en doutiez déjà!". Il est vrai que depuis le premier tome, il n'y a guère de doute sur son identité mais je trouve très intelligent et honnête de reconnaître qu'il était facile de deviner ce point.
J'ai vraiment du mal à quitter cette série, ces personnages attachants, cette atmosphère si captivante, ces dessins et couleurs si magnifiques, ce rythme si particulier. Je ne saurai que vous recommander la lecture de cette série....
Betelgeuse
, Tome
1
: La planète
Posté le
02/12/2008
Autant vous le dire tout de suite, si vous n'avez pas lu "
Aldébaran
", vous passerez à côté d'une bonne partie de cet album, et ce serait fort dommage.
Ce tome est tout simplement magnifique, Léo y a regroupé tout ce qu'il savait faire de mieux : élaborer un scénario prometteur, nous livrer des paysages magnifiques, et donner vie à des sociétés à la fois proches de celle que nous connaissons, mais aussi tellement différente. Par ailleurs, j'ai trouvé que le dessin s'était affiné par rapport au cycle précédent. Il n'a pas forcément gagné en dynamisme, mais les expressions des visages notamment, sont plus réalistes.
Ce qui caractérise cette histoire, dès ce premier tome, c'est la richesse :
- richesse du scénario tout d'abord, en nous proposant trois histoires différentes. Par ailleurs, le passage sur Aldébaran montre à quel point Léo maîtrise son scénario et la continuité et la cohérence qu'il propose avec le cycle précédent sont appréciables et ont capté mon intérêt. (Il est d'ailleurs très intéressant de voir comment la planète Aldébaran a changé en six ans).
- richesse des personnages ensuite, car avec ces trois histoires, c'est d'autant plus de personnages que le lecteur va rencontrer. Ces personnages sont tellement différents les uns des autres, semblent avoir des personnalités si dissemblables que l'on se sent presque perdu dans ce tome d'introduction. Heureusement, Leo renoue avec certains personnages d'"
Aldébaran
", donc connus;
- richesse des illustrations avec des décors variés sur Betelgeuse, dans le vaisseau spatial et sur Aldébaran. Les paysages de Betelgeuse notamment, avec son antagonisme désert/vallées verdoyantes, sont magnifiques.
- richesse des émotions aussi, avec certains passages qui font froid dans le dos.
Hormis le comportement du Lieutenant Hudson, que je trouve très lourd, je ne vois rien à reprocher à cet album qui contient tous les ingrédients d'un superbe tome d'introduction d'une série qui de fait, s'annonce prometteuse. J'ai adoré cette lecture !
Betelgeuse
, Tome
2
: Les survivants
Posté le
02/12/2008
Encore une fois, c'est un album très réussi !
Avec ce tome, l'histoire du mystère des rescapés de Betelgeuse avance très bien. J'ai particulièrement aimé comment Leo jour sur les antagonismes entre les deux groupes de survivants, entre les deux choix de vie de chacun des deux groupes. Léo est très fort pour imaginer un système de société et dans ce tome, il nous en présente un en particuliers.
Kim se retrouve entre ces deux communautés et doit faire un choix : on comprend bien son dilemme. Les relations humaines sont, je trouve, parfois un peu exagérées et caricaturales, mais l'ensemble reste très crédible. Le côté féministe de Kim, sans lui donner tort, est un peu convenu, et le côté militaire borné de certain est aussi exagéré.
Par ailleurs, c'est aussi l'occasion pour Kim, et donc pour le lecteur, de découvrir cette planète, dont le contraste entre les paysages est au moins aussi marqué que l'antagonisme entre les deux communautés. L'ensemble est du meilleur effet, aussi bien la faune que la flore rend hommage à l'imagination sans faille de Leo et à ses talents de dessinateur pour nous faire partager ce monde.
Je me suis bien diverti à cette lecture et j'ai été ébloui par les paysages. Que c'est bon !
Blacksad
, Tome
1
: Quelque part entre les ombres
Posté le
15/07/2008
C'est à cela que sert ce site j'imagine : faire découvrir des petits chefs d'oeuvre de BD, dont le graphisme ne pousse pas à l'achat un certains type de lecteurs dits "classiques" (comme moi, par exemple). Compte tenu tous les avis, je ne ferai que répéter : c'est superbe! Des dessins qui ont une réelle âme, un graphisme qui plonge le lecteur dans une ambiance de polar du XXème siècle, et surtout, surtout, un rythme déroutant. J'aime ce mélange homme/animal et ne peux être qu'impressionné par un dessin qui rend ces animaux tellement humains (à moins que ce soit le contraire, ce qui paraîtrait plus logique).
Un premier opus très réussi, même si l'histoire tient en deux lignes. Le scénario n'est pas super élaboré mais la façon de le traiter, quel régal ! J'en veux encore...
Pour ceux qui ont des goûts "classiques" et n'aiment pas trop sortir des sentiers battus (comme moi), laissez-vous tenter, ce tome en est devenu un, de classique.
Blacksad
, Tome
2
: Arctic-Nation
Posté le
16/07/2008
Je sais que je suis le Nième lecteur qui va dire que cet album est magnifique. Alors, quel est l'intérêt de cet avis, me demanderez-vous? D'abord, un peu plus d'un an après le dernier avis posté sur ce bijou, il est bon de rappeler que cette histoire est magnifique, ne serait-ce que pour réaffirmer que 1 an après, malgré toutes les nouveautés, l'ouvrage reste en tête de liste des BD incontournables.
Ce tome nous propose une histoire de détective qui doit retrouver une petite fille disparue. Sur fond de haine raciale, de pédophilie, de vengeance, autant de thèmes traités avec intelligence, Blacksad conduit son enquête. Ces trois thèmes mêlés confèrent à cette histoire une ambiance à laquelle le lecteur adhère.
Le dessin est si réaliste !! Ca a l'air bête de dire cela, vu que les protagonistes ont des têtes d'animaux, mais leurs postures, leurs expressions les rendent tellement réels que je pense ne pas être plus étonné que cela si mon voisin avait une tête de chat. Une mention spéciale aux scènes d'actions : les vignettes ont l'air animées. Une mention plus que spéciale aux couleurs : blanc, noir, rouge, explosion de couleurs et de contrastes, et ce toujours pour servir l'histoire.
Une idée originale, un dessin qui sert formidablement bien le propos, une intrigue à rebondissements, des maux dénoncés, et la procuration d'un plaisir intense.... Moi, je dis OUI !
La caste des méta-barons
, Tome
1
: Othon le trisaïeul
Posté le
20/09/2008
Faut être totalement malades pour proposer cette histoire, ce scénario et surtout ce dessin si particulier. Et c'est certainement ce que sont Jodorowski et Gimenez : deux grands malades... mais qui sont suffisamment talentueux pour avoir su m'embarquer dans cette aventure, moi, le lecteur de Tintin, de Lanfeust, moi, le lecteur on ne peut plus classique...
Et pourquoi? Tout simplement parce que cette œuvre futuriste (ou de science fiction) mêle intelligemment sens de l'honneur des chevaliers moyenâgeux dans un monde qui les a sans doute oubliés depuis longtemps, un dessin très "torturé" avec une histoire qui, somme toute, n'est pas d'une originalité renversante. Le mélange des genres, traité intelligemment dans cet album, est sans conteste l'élément intéressant de cet ouvrage.
Le dessin est très particulier et il faut s'y faire. Je m'attends à une amélioration de ce dernier dans les prochains tomes. En effet, il ne s'agit que d'un premier tome et on comprend que Gimenez cherche encore un peu ses personnages. J'ai personnellement trouvé que certains personnages ne sont pas toujours reconnaissables d'une vignette à l'autre. C'est particulièrement gênant dans la scène de bataille, où, compte tenu du nombre d'adversaires, j'étais un peu perdu.... Les dessins de vaisseaux de l'espace sont quant à eux, d'une grande précision et superbes.
Le mode du récit, est lui aussi très intéressant. Cette saga des méta-barons semble contée par des robots. Les dialogues entre ces deux tas d'acier, qui semblent tellement "humains" (encore ce fameux décalage et mélange des genres), amène une petite dose d'humour qui bien que peu nécessaire dans cette histoire, permet au lecteur de respirer un peu d'"air frais" dans cet ouvrage dense et pas toujours super drôle.
Moi, j'ai aimé car les auteurs m'emmènent loin, hors des sentiers battus, dans un truc de fous. J'ai surtout aimé être embarqué presque malgré moi dans cette histoire, être invité à partager cette folie, même si je reste plus réservé sur le dessin, qui m'a dérouté.
La caste des méta-barons
, Tome
2
: Honorata la trisaïeule
Posté le
21/09/2008
On retrouve avec plaisir cet univers si particulier et cette histoire un peu déroutante, qui avaient fait les charmes du premier tome. On retrouve Othon presque là où on l’avait laissé à l'issue du premier tome. Un fait d'armes plus tard, il se retrouve promu méta-baron (c'est donc de là que ça vient, cette dénomination) par le couple impérial. Il se voit aussi "offrir" une femme, qui lui permettra de procréer et d'assurer ainsi sa lignée...
J'ai aimé la continuité de ce tome avec le précédent, et c'est rassurant de constater que même si le scénario est aussi tordu que les dessins, les auteurs savent vers quoi ils veulent aller. On se laisse d'autant plus embarquer dans cette aventure. Encore une fois, j'ai été séduit par le mélange des genres. Je ne reviendrais pas sur le couple scénario/dessins, mais cette fois-ci, ce sont les sentiments qui s'entrechoquent : des sentiments forts d'amour et de haine, de grande joie et de grande détresse. Un sens de l'honneur exacerbé qui se traduit par la mutilation, élevée au rang de rite initiatique pour intégrer cette caste des méta-barons. C'est fort, c'est dur, c'est cruel, autant d'éléments mêlés qui n'ont pu que retenir mon attention et mon intérêt. Le contraste entre ces sentiments et le monde froid dans lequel nos protagonistes évoluent, est saisissant.
Contrairement au premier tome, qui semble-t-il, marquait la fin d'une dynastie, ce tome ouvre les perspectives et lance véritablement la série. Les interrogations sur l'origine d'Honorata trouveront à n'en pas douter leurs réponses dans les tomes à venir. Cette ouverture suggérée à la fin de cet album ne peut que constituer une invitation à lire la suite.
Malgré un bon ressentiment final, je reste plus réservé sur quelques aspects. Le dessin, tout d'abord peut être superbe (notamment dans les scènes de combat entre véhicules spatiaux) mais il faut quand même s'y habituer... Par ailleurs, les deux robots commencent à me courir sur le système, car je trouve qu'ils ne se renouvellent pas énormément (le coup des diodes qui vont griller revient, à mon goût, un peu trop souvent). Enfin, je n'ai absolument rien compris aux premières pages de cet album. Ces éléments ne peuvent que justifier cette note, un poil inférieure à celle du tome précédent.
La caste des méta-barons
, Tome
3
: Aghnar le bisaïeul
Posté le
27/09/2008