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Le 11eme Jour
, Le 11eme Jour
Posté le
29/10/2004
Parler du 11 septembre sans en faire toute une tartine! Défi réussi puisque sandrine Revel porte un regard extérieur aux évènements.
Elle ne dramatise pas la chose mais se sent très touchée par la mort de toutes ces personnes. De plus, la mort de son frère quelques jours plus tôt n'arrange pas les choses et l'âme de son frère qu'elle aperçoit partout est un lien constant au travers de tout le scénario, il est comme un guide spirituel, et il permet aussi à Sandrine de ne pas accorder trop d'importance dramatique à l'attentat, étant donné que le deuil de son frère est très présent.
Les dessins s'apparentant à ceux d'un livre pour enfants (personnages et décors simplifiés...) ne m'ont pas trop parlé. Même si certaines images, notamment celles où Sandrine se retrouve au milieu des âmes, sont assez esthétiques et graphiques, mais pour le reste je reste un peu à l'écart, je trouve que les traits et les couleurs auraient pu être plus poussés...
Le 11 septembre vu par Sandrine nous donne une autre approche de tout ce que l'on a pu voir jusqu'à présent sur le sujet.
Adèle Blanc-Sec (Les aventures extraordinaires d')
, Tome
1
: Adèle et la bête
Posté le
27/10/2004
Au début, je me suis dit : c'est quoi cette histoire de ptérodactyle renaissant, c'est original comme scénario, d'ailleurs j'ai tout de suite penser à Jurassic Park même si n'a rien à voir, mais bon ça n'empêche pas.
Puis au fil du récit, on assiste à une histoire qui cette fois ci m'a fait penser aux aventures de Scoubidou (oui oui, les méchants déguisés que l'on ne découvre qu'à la fin), rien à voir non plus vous allez me dire... mais bon j'y peut rien y faut toujours que je colle des références partout, c'est plus fort que moi.
Mais franchement ce genre de récit policier où on ne sait plus trop qui est qui, ça m'emballe moyen, j'y peut rien non plus, question de goût.
Sinon pour ce qui est des dessins, c'est vrai que Tardi il se démerde pas mal, notamment pour les décors urbains.
J'essayerai de lire le deuxième tome en espérant qu'il me parle plus... mais je ne garantis rien.
Albert et les autres
, Albert et les autres
Posté le
09/02/2005
"Albert" fonctionne sur le même pirincipe qu'"Aline"... mais en mieux !
Et oui, déjà on ressent une différence au niveau du graphisme et de la variété que Delisle nous offre ici.
J'ai également trouvé les histoires mieux réfléchies par rapport à "Aline". Les personnages sont radicalement différents les uns des autres et les péripéties sont hilarantes et beaucoup plus subtiles. Un strip en particulier a retenu mon attention : un homme se retrouve tiraillé par deux femmes... puis son corps se sépare en deux êtres distincts, mais tellement identiques qu'ils vivent chacun de leur côté la même vie... et finissent heureux tous les deux.
Je trouve dommage que l'alphabet ne soit pas plus long... Delisle aurait du faire ça avec l'alphabet chinois... il aurait fallu au moins 10 tomes ! (hi hi)
Aline et les autres
, Aline et les autres
Posté le
09/02/2005
Delisle nous présente ici 26 portraits de femmes (et leurs rapports, souvent sexuels, avec les hommes), tantôt soumises ou bien dominatrices...
Il ne prend pas à la légère des expressions comme "mangeuse d'hommes", "coeur brisé, ou déchiré", "offrir son coeur"... Ce qui donne des choses assez surnaturelles : les femmes mangent littéralement les hommes, elles embrassent une grenouille qui se transforme en prince...
Mais j'ai tout de même trouvé que certaines "blagues" revenaient trop souvent, en particulier les femmes ou hommes qui se font découper et sont trimballés en pièces détachées, mais bon, ça passe quand même car l'idée est délicieusement bonne et ironique.
Les styles varient selon les personnages, on ne tombe jamais dans une routine... étant donné que chaque femme a sa propre personnalité et son univers bien à elle, il est normal qu'il en soit de même pour la façon de les dessiner. Les traits sont très sympathiques, on se laisse tout de suite embarquer et on dévore chaque page, pourtant, il n'y a rien d'exceptionnel.. pas d'effets et graphiques sensationnels ou autre, c'est tout simplement la "patte Delisle" qui fait son effet, fort agréable d'ailleurs.
Anges
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
13/01/2005
J'ai trouvé intéressant de se servir de l'église et de la religion, ainsi que des angelots bienveillants pour en faire une bande dessinée... d'ailleurs ces petits anges ne sont pas toujours très catholiques !
L'intrigue est finalement assez simple...mais peuplée de péripéties passionnantes qui font formidablement bien évolué l'histoire. Au début, le lecteur voit bien que le curé est manipulé par quelque chose... mais on ne sait pas très bien par quoi et surtout dans quel but... C'est comme si l'on nous donnait une partie de la solution dès le début, mais on n'arrive pas à savoir exactement de quoi il s'agit. J'aime beaucoup ce genre de début de récit où nous sommes mis dans la confidence...
Mais si cela fonctionne si bien c'est bien sûr grâce aux dessins. Les détails sont presque infinis, les personnages attachants mais c'est surtout la représentation de l'éclairage qui m'a le plus épaté. Dans les églises, il règne une sorte de lumière divine due en grande partie par l'étonnante hauteur des lieux et par les vitraux. La couverture en particulier caractérise bien cet aspect divin...
L'artiste de la famille
, L'artiste de la famille
Posté le
05/11/2004
Ce livre s'inscrit dans la lignée de "
On fera avec
" (publié dans la même collection) où Larcenet nous livrait ses peurs les plus intimes concernant la mort.
Ici, Manu Larcenet nous décrit une parcelle de sa vie, de son univers, de ses pensées, de ses sentiments en tant qu'artiste et de la palce qu'il pense avoir au sein de la société et des gens en général.
Il se juge, en mal souvent. Il réfléchit sur sa position particulière de dessinateur, le pourquoi du comment... pourquoi fait-il ce métier alors que bien d'autres le font mieux que lui, pense-t-il.
Mais tant pis si Larcenet ne croit à 100% en ses capacités, parce-que nous on y croit... et s'il publie ce livre c'est bien qu'il pense pouvoir nous apporter quelque chose.
Ce que m'a appporté ce livre, c'est une plus grande compréhension du statut d'artiste et de la difficulté d'exercer ce métier, notamment à cause des représailles (surtout en début de carrière, alors qu'ensuite tout le monde admire son travail...).
Le livre aurait pu aussi s'intituler : "la famille des artistes"... et oui Manu! Tu n'es pas seul et bon nombre d'artistes apprécient à sa juste valeur ton travail remarquable.
Asterix
, Comment Obélix est tombé dans la marmite du druide quand il était petit
Posté le
27/10/2004
Et oui, avant de se faire connaître comme les irréductibles gaulois qui partent en "chasse" contre les Romains; Astérix, Obélix et leurs camarades ont été des enfants.
D'ailleurs, figurez-vous qu'Obélix, bien connu pour être le premier à partir à l'attaque était froussard, peureux, timide... enfin tout le contraire de ce qu'il est devenu. Et son fidèle ami Astérix était toujours là pour le défendre.
Ici, c'est Astérix adulte qui raconte aux enfants du village son enfance sacrément mouvementée auprès d'Obélix et révèle son secret. Mais je n'en dirais pas plus à ce sujet, d'autant plus que finalement ce qu'il raconte n'est peu être que légende... enfin, je crois que l'on ne saura jamais la vérité vraie.
Ce n'est pas une bd que nous propose Goscinny et Uderzo, mais un ouvrage se présentant comme un conte pour enfant (du style "il était une fois..."). Les illustrations sont en pleine page et le graphisme s'éloigne un peu de l'univers de la bd.
Si vous voulez savoir comment tout à commencer, la réponse est (peut-être) ici.
Asterix
, Tome
32
: Astérix et la rentrée gauloise
Posté le
14/10/2004
Ces histoires nous font entrer dans la vie quotidienne du village gaulois, avec, comme toujours, une bonne dose d'humour propre à Goscinny.
On y voit Obélix qui retourne à l'école, Idéfix faisant fuir à grandes enjambées une troupe de romains, un défilé de mode d'un genre particulier. On nous propose aussi une planche présentant les premières recherches du personnage d'Astérix et on sent bien que l'idée générale du personnage était là dès le départ.
On y rencontre en exclusivité (d'ailleurs, Goscinny et Uderzo n'en reviennent pas), le descendant de notre cher Obélix.
On a envie de le lire et le relire, et d'apprécier encore et toujours cette querelle indémodable entre les Gaulois et Romains.
Le bibendum céleste
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
05/11/2004
Encore une fois, De Crécy fait preuve d'une imagination délirante.
Tout d'abord, l'histoire de Diego est racontée par... une tête (et oui) posée sur une table. Ensuite, les personnages sont complètement atypiques et l'histoire est nouée de rebondissements imprévisibles et est extrêmement bien écrite.
Chacune des images de De Crécy est une oeuvre à elle toute seule, notamment quelques illustrations très matiérées, au pastel et à l'huile, et aux couleurs exaltantes. Les univers colorés sont variés et on a hâte de découvrir la prochaine image.
Les représentations de l'univers urbain sont époustouflantes. Les contrastes sont très soutenus et l'amassement des éléments est représentative de l'idée que l'on doit se faire de cette ville d'abondance, notamment culturelle, avec des superpositions de cathédrales qui donnent lieu à des sortes d'immenses buildings sortis tout droit d'un imaginaire propre à De Crécy.
Le bibendum céleste
, Tome
2
: Tome 2
Posté le
05/11/2004
Le personnage de Diego est toujours aussi étrange.
Il ne dit aucun mot, se laisse faire et manipuler par le président. Celui-ci se sert de ce pauvre innocent à des fins strictements personnelles (sorte de satire sociale dénnoncant les pratiques douteuses des hommes de pouvoir...)... Mais finalement, Diego va se rebeller (certes, le Diable a prit possession de son corps et de son esprit...), et ses supérieurs vont prendre peur devant un tel revirement de situation, ignorant bien sûr qui se cache derrière tout cela.
Quant au Diable, il atteint le comble du ridicule et de l'incrédibilité. De Crécy le représente comme un petit être nerveux qui a du mal à se faire entendre auprès de ses disciples. On éprouve presque de la pitié pour lui.
Une fois de plus rien à dire pour les dessins de De Crécy qui sont encore et toujours magnifiques et poignants.
Certains dessins très picturaux donnent un effet dynamique aux planches et nous entraînent dans un univers au delà de toute vraisemblabilité.
Un chef d'oeuvre, tant par la narration que par les illustrations. Bravo.
Le bibendum céleste
, Tome
3
: Tome 3
Posté le
05/11/2004
Dans ce dernier tome, on comprend un peu mieux pourquoi De Crécy a utilisé un tel titre pour sa trilogie. Car selon la "tête" narratrice, Diego serait né à bord d'un cargo qui transportait des pneux d'un certaine marque... et suite à l'incroyable chaleur qui régnait dans la coque et aux balancement du navire, les pneux se sont amassés pour former un être hybride, vide de l'intérieur...
La panoplie de personnage s'élargit (chiens, phoques, oiseaux...) et ils apportent tous des éléments cruciaux au récit.
Le récit justement, commence à se corser... au début on croyait qu'il s'agissait juste de l'histoire d'un phoque et d'un prix, mais en fait il s'agit de l'explication, assez complexe et totalement délirante, de l'origine de la race humaine.
L'histoire de De Crécdy semble tout droit sortie d'un rêve ou d'un cauchemard... en tout cas c'est assez surréaliste !
Contrairement aux deux premiers tomes, on ne trouve pas d'illustrations travaillées picturalement, la place est laissée aux personnages et au récit, mais les dessins n'en restent pas moins somptueux.
Vous voulez savoir d'où nous venons... De Crécy vous propose sa version.
Le bordel des muses
, Tome
1
: Au moulin rouge
Posté le
07/01/2005
Franchement, ça me change énormément des cours d'Histoire de l'Art que j'ai pu avoir.
En plus, la période impressioniste est une de celle que je préfère... et la revisiter avec le guide Lautrec n'est que pur plaisir !!
Smudja tourne en dérision les grands peintres impressionnistes. Tout d'abord, Lautrec, dont il accentue la petitesse à outrance... puis Monet, Degas, Renoir, etc... Mais j'ai particulièrement bien aimé le portrait qu'il fait de Seurat et la manière dont il décrit comment la passion pour le pointillisme est venue à lui...
Quand aux images, ou devrais-je dire aux tableaux (car chaque case mérite d'être exposé dans un musée), je n'ai qu'un mot à dire : EXTRAORDINAIRE !!
On pourrait presque croire que c'est Lautrec lui-même qui les a réalisé. Elles reflettent parfaitement le style de ce mouvement et du peintre Lautrec. Bravo Smudja !
Cet album vous permettra d'entrer dans l'intimité (un poil déjantée !) des peintres de cette formidable époque.
Le bruit du givre
, Le bruit du givre
Posté le
05/11/2004
C'est un récit très émouvant auquel j'ai assisté en lisant ce livre.
Cet homme, Samuel, se cherche et fuit ses peurs les plus intimes et profondes. Il pense constamment à Alice... mais finalement, ce voyage il le fait surtout pour lui. Au fil des rencontres et des événements il va apprendre à se découvrir, à reprendre confiance en lui, en la vie... sans Alice.
L'oeuvre comporte peu de dialogues. Au dessus de chaque image sont écrites les pensées de Samuel, le récit selon lui, selon ses pensées, ses peurs, ses sentiments.
Les dessins de Mattotti nous entraînent à merveille au sein de cet extraordinaire voyage à travers le pays inconnu, les gens, l'amour, tout cela mêlé de rêves et de fantaisie.
Mattotti retranscrit les sentiments profonds des personnages, de l'auteur, de lui même en tant que dessinateur... et du lecteur.
Caboto
, Caboto
Posté le
16/02/2005
Zentner a imaginé un voyage en particulier du cartographe Caboto et a reconstitué des éléments de sa vie grâce à des informations retrouvées ça et là mais pas forcément justes...
L'album est très intéressant du point de vue graphique... et oui, Mattotti au crayon, forcément ça cartonne !! En plus, avec cette nouvelle édition, on a droit à des croquis du dessinateur (au crayon, à l'encre au pastel gras...) très variés.
Quant à l'histoire, j'ai été un peu moins convaincue. Les élément sont confus.. d'autant que quelquefois les personnages laissent leur phrases en suspens (désir de l'auteur).
Cet album, je l'ai principalement acheté pour les talents de Mattotti et le style qu'il emploie ici se rapproche de celui du "
Le bruit du givre
". D'ailleurs, j'ai beaucoup plus apprécié les compétences de Zentner dans le Givre.
Cafés moulus
, Cafés moulus
Posté le
20/10/2004
Des cafés, des intérieurs, des salles de restaurant, des terrasses, des comptoirs, des décors baroques et décadant : Nicolas de Crecy a choisi de dessiner les cafés et leur clients en noir et blanc.
Il ne dessine pas seulement l'univers hype du Café de Flore, mais aussi les petits cafés anonymes où se retrouvent les drageurs éconduits, les prostituées désoeuvrées ou les hommes en mal de vivre.
Ses personnages sont attendrissant et sont le reflet de toute une société. Les cafés sont bien connus pour être des lieux de rencontres et de discussions. De Crecy a réuni ce qui peut se dire et se faire de pire ou de meilleur dans de tels lieux.
On connaissait De Crecy pour son style graphique pittoresque bien particulier et ses personnages haut en couleurs, mais on ignorait ses étonnantes capacités en tant qu'écrivain.
Pour vous donner une idée, voici les premières lignes de cet ouvrage :
"Laissez donc derrière vous le fumet urbain que dégage l'asphalte fouetté par la pluie froide, et entrez vous enivrez d'une senteur rare, de celles qu'un nez éduqué saura apprécier dans toute sa sauvage arrogance."
Ces quelques mots nous laissent sans voix... Ils sont tellement poétiques, tout comme la totalité des textes, qu'ils nous plongent dans une écriture hors de toute norme.
A relever également dans cet album, une formidable lettre de Jean-Luc Superman à l'attention de Monsieur Henri Superman - 68, allée des Oligo-éléments - 12900254 Granit-Plage - Krypton - Voie Lactée.
Rien que pour inventer un truc pareil, il faut être un minimum déjanté... et s'appeler De Crecy. De plus, l'illustration qui suit montre un Superman dépressif en train de faire la plonge... une façon de casser le mythe?... ou bien une façon de nous faire comprendre que tout le monde est sur un même pied d'égalité, même les supers héros !
Ce livre est tout simplement un ovni... d'ailleurs rien qu'au nom de la collection (je crois que plus long, on a jamais fait... arrêtez-moi si je me trompe), et à la façon dont est présenté l'ISBN, l'éditeur, etc. dans le livre, on ne peut qu'être séduit par tant d'originalité et de prise de risques.
Le chat
, Tome
12
: Et vous, chat va ?
Posté le
11/10/2004
Moi, le Chat, j'aime bien... en plus c'est mon animal préféré et j'en ai un vrai à la maison qui est très sage.
Bon, trève de plaisanteries ; j'aime beaucoup l'humour de Geluck et en particulier celle-ci : "Un bon éditeur est un éditeur qui médite". Il est vrai aussi que j'aime beaucoup les jeux de mots, faciles ou pas, du moment qu'ils sont efficaces et drôles. Et il se trouve que Geluck est un roi en la matière. Geluck tourne tout en dérision, se moque de tout ce qui l'entoure et notamment de lui-même.
Ensuite, il est vrai qu'au niveau du graphisme, c'est vraiment très minimaliste... remarque, le dessin va dans le sens des blagues qui sont simples mais efficaces.
Je voudrais juste dire quelque chose au chat en particulier : des fois ça serait bien de changer de costume... ne serait-ce que par respect envers vos lecteurs. Un peu d'hygiène m.... !
Je finirais cette critique par une citation du chat : "Si le type qui me dessine meurt un jour... je me suicide." (franchement un truc aussi c... il fallait le trouver quand même !)
Civilisation
, Civilisation
Posté le
11/11/2004
Baudoin évoque la folie des Hommes, reprend même le thème de l'homme abandonné tel Robinson et qui en vient à parler à ses sculptures de bois.
Il relate aussi une histoire où Jésus apparaît dans notre période contemporaine... et finit par déclencler une guerre malgré lui. Il est aussi question d'un monde dans lequel les lettres s'emparent de la vie des Hommes...
Ici, toute la fatalité du genre humain est abordée avec beaucoup de dérision certes, mais il n'en ressort pas moins une vérité frappante : personne n'est parfait.. le genre humain en est un exellent exemple... il se décime lui même... à cause souvent d'une soif de pouvoir et d'un aveuglement total.
Le style du dessin noir et blanc est assez graphique. Les traits à l'encre de chine donnent de la vitalité aux scènes ; les ombres sont constituées d'une quantité de traits à épaisseur variable qui donne un effet de matière sympathique.
Même si ce livre a plus de vingt ans, on se rend tristement compte que nous n'avons pas bien évolué depuis...
Clafoutis
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
11/10/2004
J'ai découvert cet ouvrage lors du dernier festival d'Angoulême, alors qu'il était en dédicace, et croyez moi je n'ai pas été déçue du voyage!
CLAFOUTIS, c'est quoi... un gâteau certes (d'ailleurs la recette figure au dos de la couv'), mais c'est d'abord et surtout la rencontre de plusieurs auteurs et illustrateurs de talent.
On pourrait dire que c'est un gâteau découpé en six parts, et ces parts se nomment : Sébastien d'Abrigeon, Grégory Elbaz, Thomas Gosselin, Charles Razack, Samuel Stento et Guillaume Trouillard.
Et quel gâteau délicieux que ce Clafoutis : des histoires et des dessins totalement originaux, mélange de crayonnés, illustrations, collages, photographies...
Prenez par exemple des planches dessinées aux bulles vides, et à partir de là inventez l'histoire que vous voulez : vous obtenez le travail réalisé par Guillaume Trouillard (qui contrairement à son nom a beaucoup d'audace) et qui crée "quatres mouvements" à partir d'une même série de planches.
A noter également les magnifiques illustrations tout en matière et en couleurs de Samuel Stento.
... un délice pour les yeux et l'esprit...
Vous en reprendrez bien une petite part ?
Clichés-Beyrouth 1990
, Clichés-Beyrouth 1990
Posté le
13/02/2005
Cette bd nous donne une autre image de ce que fut la Guerre du Liban que celle véhiculée par les médias. Car nos deux frères sont au coeur même de la population et du désastre humain qu'engendre la guerre.
Bruno et Sylvain ont l'impression d'avoir été inutiles pendant leur séjour, mais leur tante leur rappelle que les gens du pays ont été heureux que l'on s'intéresse à eux car tout ce qu'ils demandent c'est un peu d'attention de la part des gens extérieur à la guerre (ou pas). Ils ont apporté une certaine joie de vivre et ont fait oublié un instant aux gens qu'ils ont croisés, l'enfer de la guerre.
Les dessins sont assez brouillons mais très parlants et vivants, ils s'apparentent à un story board ou carnet de voyage, sortes d'images figées sur l'instant.
Alors que les médias (encore aujourd'hui) nous mattraquent d'images insupportables sur la guerre, Sylvain et Bruno s'attachent au peu de bonheur de vivre qu'il reste dans un pays dévasté...
Le combat ordinaire
, Tome
1
: Le combat ordinaire
Posté le
29/10/2004
"C"est l'histoire d'un mec" qui n'est pas bien dans sa peau. Ca fait huit ans qu'il va chez le psy et au bout d'un moment il pense aller mieux. On peut se dire qu'au bout de tant d'années de psychanalyse, ça a porté ses fruits... mais non, le mec est toujours aussi "névrosé". Il a perdu toute envie mais ne sait pas pourquoi... à part son chat et ses gros pétards, ya pas grand chose qui l'intéresse dans la vie. Mais il tente tout de même de construire quelque chose grâce à sa relation avec cet homme mystérieux et avec une fille. Mais Marco n'a pas goût à la vie ni à l'amour.
Son histoire n'est pas évidente, c'est un combat de tous les jours contre lui-même, contre une partie de lui. C'est très certainement une oeuvre autobiographique que nous propose Manu Larcenet tellement les sentiments, les craintes, les angoisses semblent réelles et extrêmement bien représentés et exprimés par le personnage principal.
Heureusement, la dernière page nous redonne l'espoir que Marco peut s'en sortir et celà grâce à sa bien-aimée.
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