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30 jours de nuit
, Tome
1
: 30 jours de nuit
Posté le
09/07/2006
Ah un comics américain qui traite de vampirisme. Que voilà un album intéressant.
Le scénario met en scène une ville d'Alaska où la nuit dure 30 jours en hiver. Voilà un paradis bien attirant pour les suceurs de sang. Et c'est exactement ce qui va se passer, car les vampires prennent le contrôle de la ville, la coupant totalement du monde afin d'entamer leur bacchanale de sang. En fin de compte, le scénario n'est certes pas très fouillé, mais l'idée de départ et certains ressorts dramatiques de cet album contribuent à faire de cette intrigue d'apparence simple une histoire de vampire des plus efficaces.
Le dessin est très original. Mélange de réalisme photographique et de lignés acérées, il met avec merveille en scène l'horreur qui suinte des pages de cet album. Les couleurs sont réellement bien choisies, et contribuent également à installer un climat pesant sur cette histoire.
En bref un album de vampires très accrocheur, qui allie graphisme original et rythme soutenu. A lire
30 jours de nuit
, Tome
2
: Jours sombres
Posté le
21/01/2008
Ce second opus plutôt inattendu de 30 jours de nuit reprend l’histoire là où s’achevait le tome 1. Eben mort, sa femme tente par tous les moyens de révéler au monde l’existence des vampires. Le livre qu’elle publie, relatant l’attaque de Barrow, va ainsi faire sortir l’une des plus vieille vampire, ivre de vengeance pour les morts qu’à coûté l’épisode Barrow à sa race.
Elle va également faire connaissance avec celle qui envoya l’hélicoptère à Barrow, qui a laissé un fils dans cette histoire. Le lecteur replonge donc très vite en terrain connu, mais la lecture du tome précédent est indispensable pour comprendre pleinement ce qui se passe et les liens entre les différents personnages.
Néanmoins, le scénario est un tantinet moins captivant que celui du précédent opus. En effet, nous ne sommes plus ici dans la thématique d’humains isolés cherchant à survivre par tous les moyens à une attaque massive de vampire. On retrouve donc l’univers, mais l’attrait du scénario s’est estompé.
Le dessin de Ben Templesmith est quant à lui toujours aussi excellent. A la croisée des chemins entre photo-réalisme et peinture, les planches du dessinateur contribue avec brio à instaurer une ambiance glauque à cette histoire, notamment par sa vision très personnelle des vampires.
Au final ce second opus permet de reprendre le récit là où s’était arrêté le tome 1, même s’il se révèle en définitive nettement moins indispensable (la lecture du premier opus se suffisant à elle-même).
L'affaire du siècle
, Tome
1
: Château de vampire à vendre
Posté le
11/10/2007
Cora est une jeune vampire âgée d'un siècle à peine, elle ignore encore qu'un vampire n'a pas plus d'une vraie histoire d'amour par siècle. Lassée des persécutions infligées à ses semblables, elle rêve de s'acheter un vrai château de vampire. Elle finit par rencontrer un de ses semblables, qui va la mettre sur la piste d’un des derniers vrais vampires à encore errer à travers le monde
Dans le genre tiré par les cheveux, incohérent au possible et pas captivant pour un sou, ce premier tome signé Beineix et De Dieuleveult fait très fort, adapté du roman « La vierge de glace » de Marc Behm. N’ayant pas lu le roman original, je ne peux que donner mon avis sur la présente adaptation. Mêler le vampirisme à un scénario absurde, cela aurait pu être amusant, mais là, force est d’avouer qu’à trop vouloir en faire, le scénariste à noyé son premier opus dans un puits sans fond. Les personnages ne sont pas attachants pour un sou, les péripéties poussives au possible, et la trame décousue de bout en bout. En bref peu de choses risquent de vous captiver lors de la lecture de ce premier opus, vous avez même du courage si vous parvenez à parcourir d’une traite l’album.
Le dessin ne parvient pas à un seul instant à relever les lourdeurs du scénario. En effet, le dessin de cet album donne une impression de fait à la va-vite, tant les soucis de proportion et de dynamisme semblent avoir envahi la moindre blanche. Et ce n’est pas la mise en couleur des plus pauvre qui parvient à redresser un tant soit peu le dessin.
En bref ni le scénario ni le dessin ne justifient l’achat de ce premier opus.
L'aigle sans orteils
, L'Aigle sans orteils
Posté le
09/07/2005
Encore une nouvelle petite merveille dans la collection Aire Libre !
Ce nouvel album de Lax nous propulse cette fois-ci au début du siècle, sur les traces d'un soldat qui va, à l'occasion d'une rencontre avec un astronome du Pic du Midi, découvrir le Tour de France, la plus grande épreuve de cyclisme au monde.
Qu'on soit amateur ou non de cyclisme, on ne peut qu'être happé du début à la fin par cette aventure humaine hors du commun, celle d'un homme qui malgré les obstacles s'obtinera jusqu'au bout pour réaliser son rêve : courir sur le Tour. La psychologie des personnages est vraiment bien travaillé, et seconde un scénario très bien construit qui met en scène avec brio le scénario imaginé par Lax. Les personnages qui gravitent autour d'Amédée sont attachants, à l'instar de Camille, astronome de son état qui ne quitte sa lunette et sa retraite du pic du midi que pour suivre ce Tour de France qui le passionne.
Le dessin n'est certes pas en reste. Comme le relevait Piehr, les couleurs choisies par Lax sont vraiment superbes et ne gâchent en rien son trait fin. Les décors de montagne enneigés aux teintes bleutées sont un bel exemple de la qualité graphique de cet album visuellement superbe.
En bref, que vous soyez ou non des afficionados du tour de France, ne ratez pas cet album captivant qui propose une aventure humaine forte et très bien bâtie. A lire absolument.
Algernon Woodcock
, Tome
1
: L'oeil Fé
Posté le
04/06/2002
Nouvelle série de Guillaume Sorel et Mathieu Gallié, Algernoon Woodcock plonge le lecteur dans un univers étrange, au carrefour des Milles et une Nuit, de Sherlock Holmes et des Aventures d'Arthur Gordon Pym. Moins gothique et lovecraftienne que l'Ile des Morts, Mother ou Typhaon, Algernoon Woodcock est une série plus onirique, autant au niveau du scénario que des couleurs.
Délaissant quelque peu les tons rouges et sombres de ses anciens albums, Sorel opte cette fois-ci pour des tons plus ocre et bleutés.
Une bien belle histoire donc, desservie par un dessinateur décidement au sommet de son art. Les traits des personnages sont toujours aussi caractéristiques, toujours aussi marqué, démontrant une interprétation très particulière du physique humain chez Sorel.
Les paysages de lande, surgissant ça et là de la brume, amplifie le caractère onirique de ce premier tome.
Comme toutes les séries de Sorel, Algernoon est bien placé pour devenir un nouveau monument graphique. A se procurer par tous les moyens !!
Algernon Woodcock
, Tome
2
: L'oeil Fé
Posté le
12/05/2003
Magnifique ! Splendide ! Excellent ! Hallucinant ! En grand amateur de Guillaume Sorel, j'avoue que ce deuxième tome des aventures d'Algernon Woodcock m'a littéralement subjugué. Pour cette nouvelle série, dont le premier volet s'achève avec cet opus, les deux auteurs n'ont certes pas fait les choses à moitié.
Le dessin de Sorel est tout simplement bluffant, toujours aussi vif et particuler, et littéralement sauf fausses notes du début à la fin, à croire que les récents ouvrages du maitre, parmi lesquels Typhaon et Mother, l'ont aidé à transcender son style. La folie, le doute, la peur et le fantastique suinte plus que jamais des personnages et des lieux, donnant au récit une tonalité onirique supérieure à celle du tome 1. La couleur est réellement splendide, assez éloignée d'albums comme Le Fils du Grimacier, l'Ile des Morts et autre Mother, et contribue au climat évanescent et fantastique de l'album, avec ses teintes pastels ocres et bleutées du plus bel effet. Les passages où Algernon erre sur la lande sont à cet égard de purs chefs d'oeuvres, car Sorel a su par l'utilisation de la couleur rendre à ce paysage mystérieux la touche de fabuleux qui lui est indissociable.
Au niveau du scénario, Gallié nous propulse au coeur d'un monde où les légendes sont décidemment plus tenaces qu'il n'y parait au premier abord, faisant intervenir ce personnage exceptionnel qu'est Algernon Woodcock au coeur d'une histoire de pacte entre les peuple de légende et l'homme. De part les pouvoirs que son oeil lui confère désormais, Algernon semble à meme de s'ouvrir sur les mysteres de ce monde, et conduit le lecteur en terre méconnue, là où les fées, lutins, farfadets et autres sirènes règnent en maitre. Algernon Woodcock, c'est l'histoire d'un personnage singulier épris de connaissance qui va etre confronté à une connaissance que les livres n'enseignent pas: l'ouverture au monde des esprits de la nature, des etres legendaires dont on se raconte les histoires, le soir au coin d'un feu de cheminée...
En bref, il s'agit là d'un album vraiment superbe, qui semble annoncer les meilleurs auspices possibles pour la suite de la série. On connaissait le travail du duo sur Le fils du grimacier, Algernon Woodcock nous confirme ici les qualités de deux auteurs au meilleur de leur forme. Si la fin du précédent album avait pu laisser un got maer dans la bouche de certains lecteurs, il est fort à parier que ce nouvel opus saura les faire changer d'avis. A ne rater sous aucun prétexte.
Algernon Woodcock
, Tome
3
: Sept coeurs d'Arran
Posté le
07/06/2004
On va encore dire que je suis incapable de juger un album de Sorel avec objectivité, mais voilà ce nouvel album de la série Algernoon Woodcock est pour moi un nouveau chef-d'oeuvre du maître.
Le scénario nous permet de replonger avec délectation dans les aventures étranges d'Algernoon, le tout dans une ambiance proche des romans gothiques de la fin du 19e siècle (Dracula, Le Moine, Le chateau d'Otrante, etc.). Le narrateur est toujours William McKeenan, fidèle ami d'Algernoon, même si son rôle dans cet album est nettement plus en retrait que dans les deux précédents. Le style narratif est proche selon moi de celui d'un film comme Le nom de la rose, car en lisant les premières pages, on a presque l'impression d'entendre la voix de McKeenan relater les faits. Et nous voilà replongé dans les pérégrinations fantastique d'Algernoon Woodcock et ses rencontres avec le petit peuple...
Niveau dessin, Sorel reste fidèle à lui-même. Le style graphique est toujours aussi vif et torturé, et permet à Sorel de donner à ses personnages une remarquable expressivité psychologique. Les couleurs sont toujours aussi belles (il n'y qu'à regarder la couverture pour s'en assurer). A noter que si dans le précédent cycle la tonalité principale était le bleu, il semble que ce nouveau dyptique est placé sous des teintes beaucoup plus verdoyantes, vraiment superbes.
Au final que dire de plus de cet album, sinon qu'il s'agit là d'un nouveau coup de maître du duo Sorel-Gallié ? Cette série est pour moi en passe de devenir une nouvelle oeuvre culte de la BD fantastique. Vivement la suite !
Algernon Woodcock
, Tome
4
: Sept Coeurs d'Arran
Posté le
12/02/2006
Comment, que vois-je, je n'ai pas encore avisé ce 4e opus de la série Algernon Woodcock ? Je vais de ce pas corriger cette monumentale erreur.
Cette deuxième partie de 7 cœurs d’Arran clôt avec une incroyable maîtrise le scénario entamé dans le précédent volet.
Autant les premiers albums pouvaient sembler parfois un peu confus et obscur au niveau du scénario, autant ce deuxième diptyque hisse cet album au rang des perles de la bibliographie des deux auteurs. On en apprend ici davantage sur les pouvoirs que l’œil fée octroie à Algernon, même si les auteurs en profitent pour soulever d’autres questions et de nouveaux mystères, ce qui nous fait attendre avec impatience le prochain album.
Le dessin… comment dire … je suis déjà tout sauf objectif avec le travail de Sorel, mais là c’est au-delà de tout ce que j’ai pu voir jusque là. Son trait torturé et vif est parfait pour nous plonger dans cette ambiance de mystère et de magie, magnifié par des cadrages et une mise en couleur sans précédent, notamment dans la mise en scène des landes verdoyantes.
Absolument génial et à lire sans hésitation.
Amnésia
, Tome
1
: Orphée
Posté le
07/05/2003
Première partie de ce diptyque signé Sorel et Mosdi et daté de 1998, cet album se veut le successeur de la mythique série L’île des Morts, des deux même auteurs, la couleur étant cependant assurée par Mathieu Crespin, connu jusqu’alors par la série Troubadour.
Niveau dessin, le lecteur se retrouve face à un pur produit estampillé Guillaume Sorel : des visages et des corps humains torturés, aux courbes anguleuses et aux traits vifs. Une fois de plus, la magie Sorel opère et nous plonge dans les abîmes d’une histoire ténébreuse à souhait, et il est clair que c’est un style où le maître excelle. On peut déplorer le côté figé de certaines planches, leur manque de mouvement, mais là n’est pas la force de Sorel. Le pouvoir de Sorel est de faire surgir la folie, la dégénérescence et la torture psychologique des traits même de ses héros. Car chez Sorel, la folie suinte de tous les personnages. Le dessin est cependant un tantinet moins aboutit que dans le cinquième tome de l’île des Morts, véritable chef d’œuvre de psychologie torturé, et apogée de cette série aux relents sulfureux.
Le problème avec Amnésia vient sans doute du fait que Sorel n’a pas assuré lui-même la colorisation de ses planches, ce travail étant effectué par le dessinateur-scénariste de Troubadour. Autant les tons pastel et ocres de Crespin conviennent tout à fait à sa série, autant il est clair qu’on aurait préféré voir Sorel s’occuper lui-même des couleurs, qui paraissent parfois bien fades dans les scènes où la tension dramatique et la psychologie des personnages est mise à rude épreuve. On trouve cependant quelques belles cases aux couleurs splendides (notamment celles qui se déroulent au bord du lac), mais l’ensemble manque cruellement de vivacité.
Niveau scénario, Thomas Mosdi nous entraîne cette fois-ci dans une sombre histoire de malédiction, sur les pas d’un être tourmenté dont l’esprit rôde autour de son ancienne demeure. L’idée de faire intervenir une bande de six amis dans un contexte mi-fantastique, mi-thriller pourrait paraître peu originale, à l’heure où les Scream, Souviens-toi l’été Dernier, Halloween et autres Urban Legend sont devenus des références à part entière, mais l’histoire se déroule à l’aube du XXe siècle, ce qui joue sur le côté complètement coupé du monde de la demeure où se déroule l’histoire.
On l’aura compris, cette fois-ci Thomas Mosdi laisse quelque peu de côté (encore que…) ses inspirations gothiques et lovecraftiennes pour plonger le lecteur dans la tourmente d’une histoire sur la lame du rasoir entre le paranormal et le rationnel, une histoire de possession et de fantômes vengeurs. L’histoire est cependant un peu tirée par les cheveux et il manque un léger quelque chose à cet album pour rejoindre les précédentes œuvres des deux auteurs au panthéon du neuvième art. Probablement le souffle épique qui parcourt des albums comme Le Fils du Grimacier, Mort à Outrances et autre Ile des Morts.
En définitive, il s’agit là d’un album intéressant pour tout amateur du duo Sorel-Mosdi, même si cet album est qualitativement bien loin de leurs productions antérieures et postérieures.
A noter que vous ne trouverez probablement cet album que dans d’obscurs magasins d’occasion (et donc à un tarif dérisoire), le tirage étant épuisé (et les éditions disparues).
Amnésia
, Tome
2
: Eurydice
Posté le
22/11/2005
Le suspense est à son comble dès les premières planches de ce deuxième volet. On retrouve l'univers fantastique/horreur dans lequel baignait le premier opus, mais cet album possède un rythme nettement plus haletant. L'ambiance pesante et la psychologie des différents personnages (Hanna en tête) n'est pas pour rien dans le côté très efficace de la narration. Seul bémol : des scènes de flash-back/vision pas toujours très évidentes à délimiter.
En ce qui concerne le dessin, on se trouve ici avec le trait de Sorel post-"
L'ile des morts
": des cadrages maîtrisés associés à une vision de l'anatomie humaine terriblement efficace pour faire ressortir la folie qui se dégage du scénario. Ca n'est pas encore du niveau d'un "
Mother
" (ou d'un "
Algernon Woodcock
") mais Sorel affirme une fois de plus ici son style si particulier.
La mise en couleur de Crespin s'est nettement améliorée depuis le premier opus. Il est clair que j'aurai préféré une mise en couleur réalisée par Sorel lui-même, mais Crespin s'en sort pas mal du tout pour ce deuxième opus. Simple et efficace, alternant les planches aux teintes sépia avec des séries de planches aux teintes plus "rouges" (notamment lors de la confrontation d'Hanna avec Frédéric), ses couleurs mettent beaucoup plus en valeur le trait de Sorel que pour le premier tome.
Un définitive, un deuxième tome à l'action soutenue, réalisé par le duo de l'"
L'ile des morts
", devenu trio avec l'aide du maître d'oeuvre de la série "Troubadour". Efficace malgré quelques faiblesses (la gestion de la chronologie en tête), mais un indispensable pour les fans de Guillaume Sorel.
Arn
, Tome
1
: La vengeance d'Arn
Posté le
01/09/2006
Cette saga, dont voici le premier volume, est un petit joyau d'Héroic-Fantasy signé Dionnet et Gal.
Le scénario nous entraîne en des temps reculés, en ces ères de légendes où la magie régnait sur le monde. L'univers qu'à créé Dionnet n'a pas à rougir devant les oeuvres de maîtres du genre comme Robert E. Howard (Conan le Barbare) tant son univers est sombre, sans pitié et peuplé de créature terrifiantes.
Le scénario de Dionnet nous entraîne donc sur les pas d'Arn Ronan, spolié de ses droits qui va reconquérir ses droits au fil de sa lame. La psychologie des personnages est peu détaillé, mais ce n'est pas vraiment le but dans ce style, où la noirceur du monde et les mythes qui y règnent prévalent sur al destinée des hommes. Le scénario, même si sans réelles surprises, est bien construit et promet un bon moment de lecture.
Le noir et blanc de Jean-Claude Gal est impressionant. Sorti à la même époque que des oeuvres du genre, comme le "
Silence
" de Comès, le trait de l'auteur démontre une maîtrise tout aussi impressionante des encrages, et une finesse impressionante du trait. Les décors sont cisaillés avec minutie et donnent vie à cet univers d'un autre âge.
Un bon premier album, qui n'accuse aps trop le poids des ans mais souffre d'un manque relatif d'originalité dans le scénario.
Arn
, Tome
2
: Le triomphe d'Arn
Posté le
01/09/2006
Un second tome qui poursuit dans la même démesure que le premier.
Dionnet poursuit donc la légende d'Arn Ronan, et s'intéresse cette fois-ci à la finalisation de la vengeance de celui-ci. C'est en effet le roi Immerose qui est responsable de la mort de ses parents. Arn va donc marcher vers le royaume de celui-ci, avant de lui porter un coup fatal.
Toujours aussi inspiré des univers de Howards, Dionnet nous propose donc un récit épique qui, s'il ne fait pas preuve d'une très grande originalité, n'en est pas moins bien construit et exhale un souffle légendaire des plus accrocheurs.
Le dessin de Gal est encore plus précis que pour le premier opus. Sa maîtrise du noir et blanc, son soin des détails donne à son dessin l'aura mythique qui sied à ce genre de récit et contribue pour beaucoup à l'intérêt de la série. Car là où Arn perd en originalité, il le gagne en impact visuel tant le dessin de Gal est irréprochable.
Un très bon second opus qui clot avec classe cette série.
Arthur
, Tome
1
: Myrddin le fou
Posté le
25/06/2002
Je partage entièrement l'avis de Fubuki. Moi qui suit un très grand amateur des légendes arthurienne, je me suis jeté sur ce rpemier tome dès sa sortie. Et là, quelle surprise: un graphisme très poussé, des couleurs splendides, et surtout un scénario qui malgré sa vieillesse (Chrétien de Troyes et consort, ça date aps d'aujourd'hui) arrive encore à nous faire rêver. Mention spéciale pour cet album qui nous plonge dans la vie de Merlin (Myrddin), l'un des personnages les plus mystérieux et intéressants du site. Lire Arthur, c'est retrouver l'époque où, sagement assieds au coin du feu, les hommes écoutaient les récits de leurs ancêtres. Excellent !!
Arthur
, Tome
5
: Drystan et Esyllt
Posté le
30/08/2002
Chauvel et Lereculey s'attaque cette fois-ci à l'une des histoires classiques du roman courtois : la tragédie amoureuse de Drystan et Esyllt (plus connus sous les noms de Tristan et Yseult).
Le trait de Lereculey semble se bonifier aux fils des albums. Ombré, aux couleurs superbes et aux détails finement ciselés, le graphisme est vraiment splendide et à milles lieues des habitudes du genre, tel Alix ou Vasco !
Une ligne claire non conventionnelle, qui recrée avec brio ces temps lointains où l'humanité et la magie cohabitaient sans peine.
Niveau scénario, Chauvel adapte ici de belle manière la version gaélique des amoureux maudits, le seul détail minime qu'on pourrait lui reprocher est de s'attarder le long d'un album sur une histoire qui n'apporte pas réellement de choses au cycle en lui-même (d'autant que la légende de Tristan et Yseult n'est pas toujours rattachée au cycle arthurien).
Quoi qu'il en soit cet album est vraiment splendide, et confirme encore une fois le pouvoir d'évocation de ses deux auteurs.
Vivement la suite !!
Auschwitz
, Auschwitz
Posté le
23/01/2002
Après avoir réalisé le premier tome d'une série chez Soleil, Siècle de Sang, série tombé depuis dans l'oubli, Croci s'attelle à un travail titanesque qui lui a pris cinq ans: retracer avec réalisme le quotidien des prisonniers des camps d'extermination nazis.
Le dessin est excellent, et rappelle parfois le trait de Sorel dans tout ce qu'il a de baroque et de désespéré. Les couleurs, sombres mais puissantes, entre le noir et le brun, plonge le lecteur dans l'une des plus sombres époques de l'histoire humaine. Glacial !
Le scénario, inspiré du témoignage des déportés, décrit avec réalisme la dureté de la vie dans les camps, sans pour autant tomber dans le voyeurisme.
Autant sur le plan historique que sur le plan du dessin,
cet album est une vraie perle
, d'autant qu'il est suivi d'une explication sur le making-of de l'album. Sombre et vrai.
Les aventures de Jimmy Tousseul
, Tome
1
: Le serpent d'ébène
Posté le
21/01/2003
Une très bonne bd, qu'on auarit peut être trop tendance à réduire à un public jeune. Certes la ligne claire est bien souvent l'apanage des bd jeunesse, mais ce premier tome de Jimmy Tousseul peut se révéler vraiment captivant, même pour les adultes que nous sommes.
Le dessin est somme toute très classique: une ligne claireassez fine, typique des productions de chez Dupuis, aux couleurs lumineuses. Mais ce dessin sait mettre en scène des thèmes aussi controversé que l'Appartheid, qui parcourt une très grande partie de la série.
Le scénario de ce premier tome est assez ingénieux pour que le lecteur ne décroche pas les yeux de l'album jusqu'à la fin de la lecture, et c'est une constante dans les albums de la série. Jimmy Tousseul va se retrouver pris dans un thriller bien ficelé qui va le mener sur les traces des meurtriers de ses parents.
Une bd pour tous les âges comme on aimerait en lire souvent.
Baker Street
, Tome
1
: Sherlock Holmes n'a peur de rien
Posté le
13/04/2004
Je tiens a préciser qu'étant un grand amateur des personnages et de l'univers de Sir Arthur Conan Doyle, c'est avec un intérêt certain que j'ai entamé la lecture de cet album.
Adapter Sherlock Holmes de manière humoristique, voilà une idée de départ qui aurait pu se révéler intéressante... seulement...
Le dessin est correct sans plus. Les planches se laisse regarder, de même que les crayonnés qui séparent les différentes histoires, mais cela ne va pas chercher plus loin à mon sens. Le trait est encore bien hésitant, les personnages moyennement réussis, bref cet album ne brille pas par son côté graphique. Il s'agit cependant là du premier album de la série. La couleur n'est pas si mal que ça mais est peut être un chouilla trop lumineuse par rapport à l'époque depeinte.
J'avoue que ce qui m'a le plus deçu dans cet album, c'est le scénario. Les histoires sont un peu trop baclées, la chute arrive trop vite et est souvent tellement absurde que ca en devient navrant. Tourner en dérision les personnages de Conan Doyle aurait pu donner un album intéressant, mais là il ne reste presque plus rien de l'ambiance de départ. La société telle qu'elle est dépeinte ne ressemble plus vraiment à la société victorienne, les personnages ont une psychologie très légère (les deux personnages principaux en deviennent presque antipathique au fur et à mesure de l'album).
En bref je suis peut être passé a côté de l'intérêt de cette série, ayant un trop gros respect pour l'Angleterre brumeuse et so british des romans de Doyle (ce que je n'ai pas retrouvé ici). Cet album ne m'a en tout cas pas motivé à poursuivre la lecture de la série.
Basil et Victoria
, Tome
1
: Sati
Posté le
14/08/2002
Premier volet de cette série en trois volets, et au final un album très étrange mais très intéressant aussi.
Les dessins, réalisés au fusain, amplifient l'ambiance brumeuse de la série, et recrée à merveille le Londres de la fin du XIXe siècle,le Londres du grand Sherlock Holmes et de Jack l'Eventreur.
Un dessin très direct donc, sorte de Quick et Fluke au fusain dans une ambiance sombre et un brouillard à couper au couteau.
Nos deux héros vivent dans un monde dur, un monde d'adultes, de coupes-gorges, de prostitution et de vols en tout genre, il ne se départissent néanmoins pas d'un certain sens de l'humour et de la dérision.
Niveau scénario, on a droit a une intrigue policière très Conan Doylesque (Sherlock Holmes apparaît d'ailleurs comme personnage secondaire dans l'album), mais dont les péripéties sont nettement plus portées sur l'action et la dureté du monde que sur le pouvoir de déduction des héros, qui se laissent davantage guider par leur coeur que par leur cogito.
L'intrigue fait intervenir dans cet univers très steamy une jeune indienne qui fuit sa famille, et qui ne comprend pas tout à ce monde dans lequel elle est tombée.
A mi-chemin entre Quick et Flupke (pour le deign global des personnages-enfants), et Conan Doyle et Jules Verne pour l'ambiance, ce premier tome de la série est d'un intérêt certain.
Un BD dont les héros sont des enfants, mais pas vraiment destinées à ceux-ci. Une bien bonne lecture quoi qu'il en soit.
Basil et Victoria
, Tome
2
: Jack
Posté le
27/01/2003
Deuxième album de la série de Yann et Edith. Le dessin est dans la droite lignée du précédent album: si le trait n'est pas toujours des plus assuré, Edith sait utiliser ses crayons et ses fusains pour nous plonger dans l'atmosphère du Londres de la fin du 19e siècle. Un dessin très axé sur l'ambiance donc, aux traits vifs et aux couleurs usées qui donnent d'emblée le ton de l'album.
Le cynisme et l'humour noir omniprésent à travers le scénario et les dialogues des personnages mettent diablement bien en scène les bas-fonds londoniens, à une époque où la révolution industrielle force peu à peu le monde à quitter son ancien visage. C'est le destin des parias de cette époque charnière que nous conte les deux auteurs, en nous présentant deux jeunes enfants jetés malgré eux dans un monde adulte cruel. C'est leur manière de survivre, leur sens inné du système D et des plans foireux qui capte peu à peu l'attention du lecteur.
Une série plutôt bien faite donc, qui n'est pas sans quelquefois rappeler les errances de Loisel dans Peter Pan. A lire pour ceux qui apprécie ce genre d'ambiance !