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Auschwitz
, Auschwitz
Posté le
05/10/2002
Une Bd telle que Auschwitz, traitant d’une des périodes les plus sombres de l’Histoire de l’humanité, est pour le lecteur assez difficile à juger car elle fait appelle à notre conscience historique. Il est vrai, comment rester insensible à un témoignage (qu’il soit filmé, écrit ou parlé) relatant de tels événements ? La subjectivité, les émotions l’emportent bien souvent dans notre jugement, cependant il faut reconnaître qu’un témoignage n’est pas forcément pertinent.
Bien que ces actes barbares ne seront et ne devront jamais être banaliser, on a, en refermant ce livre, l’impression de rien avoir appris, de rien avoir compris, d’avoir déjà tout vu. Qui sont les juifs ? Qui sont les Nazis ? Pourquoi ? Où ? Comment ? Très peu de réponses pour tellement de questions.
L’auteur s’est contenté de lier des faits anecdotiques et quelques témoignages assez « stéréotypés » (je n’aime pas ce mot, mais bon) sans aller plus loin, sans chercher à expliquer (n’oublions pas que ce livre est destiné à des enfants), il a gardé un point de vue quelque peu étroit en ne se permettant aucunes perspectives. Croci a montré l’horreur, un point c’est tout. Alors qu’à mon avis ce sujet se devait d’être traiter avec tellement plus de pudeur, l’intérêt étant justement de montrer au minimum et suggérer au maximum, même si les mots ne seront jamais suffisamment forts pour décrire cette horreur. Personnellement des œuvres comme « Shoah », « La vie est belle », « Si c’est un homme » (quelques extraits pour ma part) ont provoqué chez moi de vives émotions et un réel intérêt pour cette période sombre de l’Histoire. L’auteur n’a donc pas su atteindre son but premier (si se l’était), touché son lectorat. Bien que l’intention soit bonne, le projet était trop ambitieux et le titre « Auschwitz » beaucoup trop symbolique.
Personnellement j’ai trouvé cette Bd fade, moyennement bien traitée (naïveté de l’auteur ?), on n’a du mal à s’attacher aux personnages qui n’ont aucune épaisseur, qui ne véhiculent aucuns sentiments, de plus l’auteur fait un rapprochement un peu douteux avec des faits passés de Yougoslavie. Bref une Bd, contrairement au sujet, à oublier.
Balade Balade
, Balade Balade
Posté le
28/05/2003
Mon coup de coeur du moment.
Avec une idée de départ originale, Kokor (Alain Koch) nous emmène dans une magnifique balade en compagnie de deux personnages dés plus attachant. Ce nouveau conte, drôle et tendre, caractérisé par sa grande poésie avance, alors, en roue libre et nous berce tout au long de l'histoire dans une atmosphère légère et absurde. Cette aventure, aux allures de road movie, nous fera découvrir notre belle planète, sa faune, sa flore, son histoire, nous connaîtrons, d'ailleurs, la raison de la présence des grosses statues sur l'île de Pâques.
On voyage donc de lieu en lieu, en profitant des commentaires éclairés de notre bon guide et des questions pertinantes de notre "futur" propriétaire, et on se surprend à se prendre réellement au jeu. Cependant, on découvre rapidement que cette histoire n'est qu'une simple histoire.
On alterne, alors, réalité et fiction (vous comprendrez en la lisant), pour se rendre compte, à la fin, de toute la symbolique de ce conte d'un nouveau genre (arf, j'y vais p't'être un peu fort). Une trés belle Bd, simple certes mais vraiment belle, qui jouit, en passant, d'un graphisme on ne peut plus agréable.
J'aime.
Le combat ordinaire
, Tome
1
: Le combat ordinaire
Posté le
01/04/2003
Larcenet était pour moi un inconnu (plus précisément ses œuvres) je le découvre, donc, dans un album qui soulève, sans aucun doute, plus d’éloges que de critiques (au sens négatif). Bah oui, comme on l’entend partout il signe une œuvre touchante, sensible quelque chose de beau quoi. Et c’est justement là que je tilt, comment une œuvre qui est décrite comme intimiste peut-elle faire autant l’unanimité ? Non pas, que pour moi la sensibilité est propre à chacun (quoique), mais j’ai l’impression que tous ont été touchés par cette « authenticité » qui ressortait de l’œuvre, dans ce cas là pourquoi celle là et pas une autre ? Bien que sa lecture m’aie amusé et fait passer un bon moment, rien mais alors rien m’a véritablement touché. Il est à noter, que du haut de mes 17 ans, je ne possède pas les mêmes préoccupations (maturité ?) que notre héros ordinaire. Certains répondront (sic) : « Oh bah oui c’est sûr ! Si t’as 17 ans tout s’explique, tu comprendras plus tard. » Mais je comprendrais quoi ? Qu’on n’aille pas me faire croire que tout le monde se retrouve avec les mêmes obsessions, arrivé à la trentaine, parce que le mec qui flippe pour son chat, fume des pétards… c’est sympa mais ça s’arrête là.
Sinon, j’aimerais revenir sur deux points cités précédemment. Tout d’abord, les huit années de psychanalyse, qui semble déranger certaines personnes. Je ne vois pas pourquoi il aurait, au cours de sa thérapie, appris à mieux se connaître, généralement le but du traitement n’est pas là, il est plutôt de vivre avec ses angoisses pour les comprendre (comme le symbolise les crises dans l’album). La réponse à nos questions est apportée par le psy pas par nous, donc je ne vois pas pourquoi il posséderait le « don » d’auto-analyse, on ne parle pas, pour la psychanalyse, d’introspection personnelle mais bien d’un travail de groupe. Pour moi il n’y a pas d’incohérence car tout au long de l’album Marco se retrouve seul face à ses inquiétudes d’où une certaine difficulté à les résoudre (ce qui ne marque pas forcément la stupidité). Le deuxième point. Bien que violente et surprenante, la réaction finale marque la continuité (et donc la fin) de ce travail de thérapie, elle montre le changement de cap du personnage, sa nouvelle vision de soi. Il était dur pour l’auteur de symboliser ce passage (surtout sur un format 52 pages) d’où, forcément une impression mitigée pour le lecteur, mais pour moi il marque bien la rupture morale qu’observe Marco.
Sur ces points, je trouve l’album assez bien construit, et ceci va sûrement me pousser à acheter plus de Larcenet.
La lecture de cette Bd, m’a, donc, exposé le talent de cet auteur, et j’ai on ne peut plus apprécié le style narratif employé, très épuré mais (je pense) très travaillé (à l’instar du dessin). « Le combat ordinaire » ne m’a malheureusement pas plu là où il devait me plaire, au-delà de ce fait j’y ai pris beaucoup de plaisir à la lecture. Ce qui explique une note sans être mauvaise, un peu à la baisse.
A part ça, « Le combat ordinaire » reste un bon album, à lire, oui.
Déconfiture au petit déjeuner
, Déconfiture au petit déjeuner
Posté le
02/04/2003
Bof on peut pas dire que Binet excelle dans l'humour noir, c'est vrai quoi laissons à Franquin ce qui est à Franquin.
L'auteur nous donne un album dénotant complètement de ses habituelles prestations que se soit l'humour donc, mais aussi le dessin (étonnant, non?).On ne peut pas dire que l'album soit mauvais, disons qu'il m'a parut bizarre (après réflexion je crois que j'ai pas du tout comprendre).
On assiste ainsi à différentes histoires dont la trame est un vieux Don Juan reconvertit dans la dépression. Ah oui notons que les histoires n'ont aucuns liens directs avec le personnage, non mais là je crois que j'ai vraiment rien compris (pt'être que le gars se tape un délire).
Je ne saurais donc la conseiller ou non; j'espère que d'autres personnes l'auront lu et pourront m'expliquer les possibles subtilités (sincèrement).
L'institution
, L'Institution
Posté le
09/10/2002
Binet sort de "ses" sentiers battus et s'essaye au récit autobiographique (je vous rassure l'humour est bien présent).
Il jette ainsi un regard nostalgique sur sa jeunesse et ses années de pensionnat. Une oeuvre qui en plus d'être drôle, trés drôle, parvient à nous émouvoir, tellement elle parait simple et sincère.
Graphiquement, c'est du Binet. Personnellement j'aime mais il n'en est pas de même pour tout le monde (je le sais bien!!), cependant autant en faire abstraction et apprécier à sa juste valeur cette oeuvre peu connu de l'ami Binet.
Légendes d'aujourd'hui
, Tome
1
: La Croisière des Oubliés
Posté le
09/10/2002
Premier album du duo Bilal-Christin, qui nous offre ici encore et toujours une critique de notre société.
Ainsi, avant de s'être attaqué à la toute puissance de l'argent et au libéralisme, ils critiquèrent en premier lieu les autorités militaires mais de façon nuancée (ils n'ont pas dit, militaires = cochons).
Nuancée, car ils dénoncent par le biais du fantastique donnant ainsi une toute autre approche à l'oeuvre, même si le thème reste identique.
Nuancée, aussi, par une histoire tournée en dérision par les auteurs.
Graphiquement, c'est du bilal bien sur, cependant il n'a pas, à cette époque, atteint la même qualité qu'aujourd'hui (normal), peut-être un certain manque de maturité
.
Bref, les auteurs présentent une oeuvre de qualité au lecteur, dans le ton de leurs futurs ouvrages.
Légendes d'aujourd'hui
, Tome
2
: Le Vaisseau de Pierre
Posté le
09/10/2002
Le petit village portuaire de Lanouille mène une vie douce tranquille jusqu'à la venue d'investisseurs immobiliers aux dents longues et aux projets les plus fous. Le paisible village se transforme alors en véritable champ de bataille entre autochtones, dirigés par "le vieux", et les politiciens.
Les auteurs, Christin et Bilal, nous offrent ici (comme à leur habitude) une sorte de BD politico-fantastique, ancrée dans les valeurs de notre temps. Leur coopération aboutit encore une fois à un excellent ouvrage, très agréable à lire, où ils s'en prennent cette fois-ci à l'économie de marché et au problème de l'écologie, en nous opposant deux milieux complétement différents (logique).
Ce tome reste dans la continuité de leurs précédentes collaborations, de part le thème (encore d'actualité) et le cadre de l'histoire, qui est toujours des plus étrange.
Bilal, qui signe l'un de ses premiers ouvrages (1976), montre une réelle progression de son graphisme que se soit le trait (plus précis) ou le choix des couleurs (plus vives). Il nous permet ainsi de retrouver le personnage énigmatique de "La croisière des oubliés" avec un grand plaisir (je vous assure).
Une bonne BD fidèle au duo Bilal-Christin, et qui ravira les lecteurs.
Légendes d'aujourd'hui
, Tome
3
: La Ville qui n'existait pas
Posté le
10/10/2002
Dernier album de Bilal et Christin dans la collection " Histoires Fantastiques" (à l'époque édité chez Dargaud) et reprenant le même personnage énigmatique.
Cette BD est selon moi mieux réussit que les deux précédents, le scénario est plus mûre et s'attaque plus violemment à notre société.
Christin critique intelligemment le capitalisme, avec cette famille au pouvoir presque absolue et avec cette ville entièrement tournée vers l'industrie où la vie des habitants et le rendement de l'usine sont indissociables. Mais il critique aussi l'utopie marxiste avec l'impossibilié d'aboutir à une ville parfaite (certains personnages ne le supporte pas).
Une oeuvre qui nous présente donc cette France d'en-bas, cette France ouvrière typique des années 70.
Le dessin a lui aussi murit avec un trait plus vif et plus nerveux, mais c'est vrai que Bilal on adore ou on déteste.
Lincoln
, Tome
1
: Crâne de bois
Posté le
28/05/2003
Dieu a fait l'homme à son image, mais je pensais pas à ce point.
Aahh, c'est bon, c'est bon ... oui, c'est bon mais c'est trop court (bouuuh).
C'est drôle, fin, cynique, philosophique (par moment). Ca parle de cow-boys, d'attaques de banques, de Dieu, du diable, du sens de la vie, de la justice. Et tout ça sur le ton de l'humour. "Allez m****, juste une fois pour voir ce que ça fait."-"J'ai dit non... n'insiste pas..." C'est sûr comme ça, ça parle pas trop mais avec l'image je vous assure c'est bien marrant. Non, sans atteindre le génie, cette "quête" d'un nouveau genre arrive facilement à faire rire. Et puis ce Lincoln, son je m'en foutisme général, son cynisme, son sens de la répartie...l'Homme dans toute sa splendeur.
En clair, vivement la suite !
Propos irresponsables
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
03/04/2003
Binet délaisse son couple fétiche et nous narre NOS mésaventures.
L'auteur reste fidèle à lui même, à son humour et à son dessin (eh oui).
On rigole bien à la lecture de l'album, evidemment ça reste du Binet, moi j'adore mais il n'en est pas de même pour tout le monde, donc si vous avez aimé ses différentes séries vous aimerez forcément par contre si vous n'appréciez pas son travail passez votre chemin.
Le réseau bombyce
, Tome
1
: Papillons de nuit
Posté le
09/10/2002
C’est d’la bombe, Baby !! (désolé je m'emporte un peu)
Une excellente BD que voilà, de Cecil (principal auteur de la série, à la fois scénariste et dessinateur) et de Corbeyran (que l’on ne présente plus), qui est assurément l’un de mes gros, gros coup de cœur. Leur cohésion est, sans conteste, parfaite et permet d’immerger complètement le lecteur dans ce monde loufoque et imaginaire mais néanmoins très bien conçu. Je vous le dis on tient ici une future série culte (du moins je l’espère).
Cecil, aidé de Corbeyran, pose dans ce premier album les bases d’un monde plus ou moins étrange, dans un univers difficile à dater. Ainsi l’architecture mélange à la fois un style très 1900, un monde archaïque, où l’on ressent, cependant, une certaine modernité par un urbanisme qui, malgré cette apparence ancienne, rappelle, dans sa forme et sa structure, en de nombreux points l’art nouveau (je m’y connaît un peu, vu que je suis de Nancy (qui est connu pour « L’école de Nancy ») de plus l’auteur l’a dit ). Un monde tel qu’on a pu le voir chez Jules Verne, avec ce mélange ancien/récent, ou encore chez Peeters et Schuiten avec leur série « Les cités obscures ». De ce fait on constate dans cette ville (inspirée de Bordeaux à ce qu’il parait) un métro « aérien » dominant l’ensemble de la ville, un pavillon ascensionnel, beaucoup de bâtiments possédant de grandes verreries (typique de l’Art nouveau, justement) et l’on retrouve cette « modernité » jusque chez les personnages, équipés de multiples gadgets ou autres babioles.
On arrive au moment fatidique… le thème. Il est vrai que le sujet des « snuff movies » peut gêner, voir bloquer certains lecteurs (ce que je comprends dans le fond) cependant il est exploité et développer très discrètement dans la BD et on en parle plus qu’on ne le voit (heureusement). On a donc un scénario (non sans rappeler « 8mm » pour ceux qui l’auraient vu) bien ficelé qui peut paraître, à certains moments, quelque peu simpliste. Les auteurs présentent au lecteur deux personnages des plus attachants et, au passé et à la psychologie assez fouillés. On nous dévoile Eustache, grand et frêle, à l’enfance difficile dont on découvre le passé par petites étapes et Mouche, nain au visage de boxeur, assez mystérieux. Mais ces êtres que tout oppose (physiquement et moralement), à l’exception de leurs sentiments mutuels, éprouvent le même « mal-être ». Au-delà des principaux protagonistes de l’histoire on retrouve une multitude de personnages secondaires qui méritent notre attention (le baron, Zibeline, monocle…
de part leur importance dans l’histoire, bien sur, mais aussi de part leur psychologie encore une fois bien travaillée par les auteurs, même si je vous l’accorde certains sont quelque peu caricaturaux. L’intrigue est menée sans faux rythmes, alternant action et réflexion, pour notre plus grand plaisir.
Les dessins, quant à eux, collent parfaitement à l’ambiance noire et pesante (par moment) de l’histoire, ils sont accompagnés par des couleurs chaudes et élégantes, et le tout est enluminé par des prises de vues impressionnantes. Le graphisme donne à la fois une sensation de crédibilité, de concret par les bâtiments et les objets, et à la fois une impression de fictif, d’irréel de part la représentation des personnages (assez caricaturaux, sauf peut-être Zibeline). Les planches sont toutes très soignées et très fouillées (grâce au trait fin de Cecil) et elles desservent magnifiquement l’univers malsain de certaines séquences de la BD.
Un très bel ouvrage donc, fidèle à la qualité des séries des Humanos, qui n’est cependant pas à mettre entre les mains des plus jeunes.
NOTE : (vu sur un site Internet) Lorsqu’on enlève « AV » de « Maverdave » (expression qui revient plusieurs fois chez Eustache) on obtient une expression beaucoup plus répandu. (Ok, ça n’a pas grand intérêt)
RE-NOTE : C'est du javanais !!! Eh oui comme quoi BDT ne permet pas seulement de découvrir de nouvelles Bds, il permet aussi grâce à l'intervention de gentils internautes (Brunelle, dans ce cas) de développer sa culture générale.(Bah...désolé j'chavais pô qu's'était du javanais moua
)
Silence
, Intégrale
Posté le
15/11/2002
L’histoire de Silence c’est notre histoire, c’est notre monde, notre vie avec ses joies, ses peines, ses illusions. Silence est de ces gens sans malices, profondément et naturellement gentil, il fait parti de ces gens qu’on oublie pas.
« Je mapel Silence é je sui genti » voilà comment commence l’histoire et voilà comment elle se finit.
Tout au long de ce conte d’une immense poésie, on suit Silence avec souffrance et tendresse, et parfois, à tort, avec compassion. Car quoiqu’on en dise, quoiqu’on en pense, non, Silence n’est pas ignorant et insensé comme notre monde voudrait bien nous le faire croire. Il est notre part d’insouciance, de bonté. Il est muet et simple d’esprit, il ignore le sens du mot haine, mais il l’apprendra, malheureusement à ses dépends, face au don que possèdent les gens à l’égard de la différence, celui de dénigrer. Silence, un véritable éloge de la différence, un combat contre l’intolérance. Il est l’innocence, la candeur que chacun a connue mais que personne n’a conservé. Triste ? Non, Silence est une ode à la vie.
La sultane blanche
, La Sultane blanche
Posté le
24/10/2002
Véritable document historique, ce «roman illustré» nous fait vivre par les destins, plus croisés qu’on ne le pense, de Lady Sheringham et Emma Piggot l’évolution de l’empire britannique au début de la seconde moitié du 20è siècle, une époque attirante et romanesque.
L’auteur montre l’importance que peut avoir un détail, une décision sur notre destinée, mais cette réflexion n’est que prétexte à faire voyager le lecteur dans les paysages merveilleux des anciennes colonies anglaises, nous offrant une certaine odeur de nostalgie.
Christin amène le lecteur à parcourir cette BD comme un livre de souvenirs en nous permettant une lecture douce et reposante. L’histoire est mise en image par Annie GOETZINGER qui arrive, par un dessin fin et des couleurs vives, à traduire parfaitement la sensualité à la fois des personnages et du climat oriental.
Un album à découvrir, mais qui, j’en suis sûr, ne plaira pas à tout le monde.
Une aventure d'Ergün l'Errant
, Tome
1
: Le Dieu vivant
Posté le
02/04/2003
Le premier ouvrage de Comes, qui ne s'en sort pas trop mal scénaristiquement et graphiquement.
Le dessin, il est vrai n'a pas très bien viellit, mais reste assez agréable à lire. Ce qui choque le plus, sans aucuns doute, ce sont les couleurs qui ne sont pas de premières fraîcheurs (en même temps, ça a plus de 20 ans), c'est donc bien dans l'histoire qu'il faut trouver le talent de l'auteur. Comes nous offre un scénario très riche, quoique trop riche, on se rend rapidement que le format "44 planches" est beaucoup trop court pour raconter cette histoire passionnante, il ponctue malgré tout sa BD par une excellente conclusion.
Un album qui a malheureusement viellit, et qui ne plaira pas forcément, au vu de ce que l'on peut trouver maintenant.
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