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Blacksad
, Tome
1
: Quelque part entre les ombres
Posté le
23/04/2003
Avec la parution du second volume de la série (en mars 2003),
Blacksad
est sans doute la bande dessinée dont on aura le plus parlé en ce début d’année. Et pour cause! Il suffit de feuilleter quelles pages de ce magnifique album (préfacé par Régie Loisel en personne) pour comprendre l’enthousiasme des bédéphiles.
Les auteurs de cette nouvelle BD animalière (deux jeunes espagnols sortis de chez Disney) se sont inspirés de la littérature et du cinéma américains des années 50. Le graphisme, tout en sépia, est plutôt spectaculaire. Juanjo Guarnido utilise en effet quelques techniques de l’animation, multipliant les effets de zooms et les cadrages audacieux. Bien que les personnages soient tous anthropomorphes, le dessinateur a choisit de leur insuffler un supplément d’âme humaine, qui transparaît notamment dans les expressions des faciès.
On retrouve dans le scénario cette même volonté de coller au plus près au modèle des fifties (en particulier dans les monologues et les voix off). Ainsi, les amateurs de séries noires y trouveront tous les ingrédients qui ont fait le succès du genre: quartiers mal famés, bars miteux atmosphères glauques, etc. Plutôt alléchant, non?
Blacksad
, Tome
2
: Arctic-Nation
Posté le
21/05/2003
Après l’engouement suscité par le premier album, les bédéphiles attendaient les deux espagnols au tournant. Or, Juanjo Guarnido (au pinceau) et Juan Diaz Canales (à la plume), se sont surpassés : tandis que le premier s’impose déjà comme l’un des illustrateurs les plus doués de la bande dessinée, le second nous livre un scénario digne des meilleurs films noirs américains…
La série des Blacksad peut en effet s’enorgueillir d’un casting sur-mesure : le rôle du détective privé est magistralement interprété par un grand chat noir dont la carrure, l’imperméable et le chapeau ne sont pas sans rappeler ceux d’un Sam Spade ou d’un Philip Marlowe. Le journaliste indiscret ressemble à s’y méprendre à une fouine, le traite est incarné par une pie, tandis que le quota des méchants prend les traits de bêtes sauvages comme l’ours polaire, le renard ou le tigre.
Un réalisme animalier de toute beauté confirmant la série des Blacksad comme l’une des valeurs sûres de la bande dessinée. Souhaitons longue vie à ce talentueux duo ibérique !
Blankets
, Manteau de neige
Posté le
19/02/2004
Selon Neil Gaiman,
Blankets
est "probablement le meilleur roman graphique depuis
Jimmy Corrigan
" et pour son collègue Brian Michael Bendis, l'album "confirme la place de Craig Thompson parmi les maîtres de la bande dessinée" ! Il est vrai que le scénario est bien construit et les personnages particulièrement attachants. Pour ma part, je n'ai pas eu besoin de me forcer pour être touchée par cette histoire pleine de sensibilité et de romantisme.
En revanche, je conseille à ceux, qui comme moi, sont plutôt réfractaires aux doctrines religieuses, de passer les nombreux passages concernant les questionnements spirituels du narrateur qui sont, par ailleurs, largement illustrés de représentations et d'extraits de la Bible.
Le dessin, comme bien souvent dans la bande dessinée anglo-saxonne est tout en noir et blanc. Il arrive que les visages soient à peine ébauchés ou que les traits deviennent excessivement géométriques, comme taillés au couteau. Les nez, par exemples, sont triangulaires ou rectangulaires la plupart du temps. Les formes féminines, en revanche, sont toutes en courbes, pleines de douceur. Certaines planches, enfin, offrent une profusion de détails : les logos imprimés sur les vêtements des personnages, les affiches musicales (Nirvana, Pixies...) dans la chambre de Raina, etc.
On ne trouve pas de copier/coller à la Brian Michael Bendis et peu de cadrages audacieux. L'originalité de cette oeuvre tient plutôt au format (600 pages!) et au thème traité (une BD initiatique). Enfin et surtout, Craig Thompson a su créer un univers très personnel : neigeux, tantôt froid ou féerique.
NB: L'album paraîtra en France le 10 Mars 2004. Ma critique s'appuie donc sur la version originale, parue chez l'éditeur américain
Top Shelf Productions
. En attendant, on peut trouver quelques informations supplémentaires sur le site officiel de Craig thompson :
http://www.dootdootgarden.com/
Le chat du rabbin
, Tome
1
: La Bar-Mitsva
Posté le
03/04/2003
« C’est à la fois une poésie, un conte pour adulte, et une discussion intelligente, pondérée, et drôle, du judaïsme » écrit la romancière Eliette Abécassis, en guise de préface à l’ouvrage. Il me semble qu’elle résume ainsi parfaitement les impressions ressenties par tout un chacun à la lecture de cette bande dessinée. C’est frais, intelligent, novateur, impertinent… bref, il aura suffit d’un seul album pour que je tombe sous le charme de cette série!
Les dessins, plus expressifs que réalistes, sont autant de petits tableaux qui collent parfaitement aux textes. Les crayonnés, les traits parfois plus grossiers, les contours arrondis et un peu enfantins, ne m’ont pas gênée, bien au contraire. Les couleurs chaudes nous font immédiatement basculer dans le monde oriental: le quartier juif d’Alger au début du siècle dernier.
Le scénario s’appuie sur un procédé narratif assez original qui joue essentiellement sur le comique de répétition. Le chat du rabbin s’exprime à la première personne du singulier et il n’y a pratiquement pas de dialogue. Les phrases sont courtes et le vocabulaire très contemporain voire familier. L’esprit de contradiction du matou (ce coté faussement ingénu dont parle CoeurDePat), son faciès de chat égyptien et ses postures outragées sont tout simplement irrésistibles. Et puis, un chat soliloquant toute la journée, c’est à mourir de rire, non ? En tout cas, ce ne sont pas les lecteurs de Philippe Geluck qui me contrediront !
Coeur Tam-Tam
, Coeur Tam-Tam
Posté le
28/12/2003
Décidément, Tonino Benacquista prend goût à la bande dessinée ! Après La boîte noire et L'outremangeur, illustrés par Jacques Ferrandez, le romancier récidive avec une nouvelle adaptation de son oeuvre, cette fois en collaboration avec Olivier Berlion.
Le résultat est une sorte de "polar exotique du terroir" que j'ai trouvé pas mal mené, mais sans plus. Après tout - et quoi qu'en pensent les éditeurs - toutes les oeuvres littéraires ne se prêtent pas si facilement au recyclage. Il me semble en tout cas que le scénario aurait mérité plus d'un One-Shot pour s'épanouir.
Le trait un peu désuet du dessin, ainsi que les couleurs - les bruns, les jaunes pailles et les verts kakis- empruntées aux palettes de la faune africaine, rappellent les vieux manuels scolaires et livres d'images. En ce sens, l'illustration se prête plutôt bien au texte. Après, c'est une affaire de goût.
Le combat ordinaire
, Tome
1
: Le combat ordinaire
Posté le
16/05/2003
Voici une bande dessinée intimiste qui, à l’instar de son auteur, se "distingue discrètement" de l'ensemble de la production éditoriale. C’est que, mine de rien, Manu Larcenet sait faire vibrer la corde sensible, et les pauvres lecteurs que nous sommes hésitent sans cesse entre le rire et les larmes.
On est touché par la détresse de Marco (alter ego de Manu Larcenet ?) dont les états d’âmes ont un fort accent de sincérité.
Le graphisme gagne en simplicité et en rondeurs. Les traits presque naïfs du dessin apportent la fraîcheur et le recul nécessaires à un scénario plein de sentiments qui nous offre quelques grands moments de poésie.
Le cri du Peuple
, Tome
1
: Les canons du 18 mars
Posté le
02/02/2004
Si les "hasards" de l'Histoire façonnent les héros, ils bouleversent aussi le destin des gens simples... c'est ainsi, qu'à la croisée des petits ou des grands événements, des vies s'entre-mêlent.
Fresque dédiée aux Communards, Le Cri du peuple emprunte son titre au fameux journal de Jules Vallès.
Il s'agit d'une adaptation du roman de Jean Vautrin pour laquelle Jacques Tardi nous avait promis une trilogie (Les Canons du 18 mars, L'Espoir assassiné et Les Heures sanglantes). Mais l'enthousiasme aidant, il finalement décidé d'y adjoindre un quatrième volume (Le Testament des ruines). Tant mieux pour nous !
Le scénario foisonne de personnages secondaires (des gueules cassées comme Trois-Clous ou Fil-de-Fer et les visages plus connus de Louise Michel, Jules Vallès, Gustave Courbet...) aussi il serait un peu fastidieux de les citer tous.
Et puis, lorsqu'on parle de la Commune, n'est-pas Paris qu'il faut évoquer d'abord ? Car la ville ne sert pas seulement de décor aux événements, elle en est le principal protagoniste. Et c'est justement là qu'intervient la main experte de Tardi. De son crayon, il recrée avec beaucoup de justesse le visage et l'atmosphère de Paris à la fin du 19ème siècle : les rues étroites, les grandes artères pavées, les petites échoppes, les monuments...
Le noir et le blanc se prêtent bien à cette reconstitution picturale, qu'on imagine précédée d'un travail de recherche minutieux.
Soulignant la qualité du graphisme, le luxe du format à l'italienne et des coffrets, vient nous souffler que cette série mérite une place particulière dans nos bibliothèques.
De cape et de crocs
, Tome
1
: Le secret du janissaire
Posté le
06/12/2002
Ce premier épisode nous conduit à Venise, au 17e siècle, en compagnie de deux gentilshommes anthropomorphes : Don Lope De Villalogos Y Sandrin, loup andalou très chrétien, et Armand Raynal de Maupertuis, renard poète et libertin.
Une rencontre impromptue, une noble cause à défendre, la promesse d’un trésor fabuleux, et voilà nos deux compères embarqués sur une galère ottomane en direction des îles Tangerines, cet archipel mythique où rode les ombres de Léviathan, Dagon et Béhémoth….
j’ai tout de suite été conquise par cette bande dessinée qui ne ressemble à aucune autre. Outre le graphisme de grande qualité, j’ai particulièrement apprécié le scénario, qui combine l’humour et les clins d’œil littéraires ou historiques.
Bédéphiles, amateurs de récits de cape et d’épée ou de flibuste, ne ratez pas cette série !
De cape et de crocs
, Tome
2
: Pavillon noir !
Posté le
12/03/2003
De Cape et de Crocs
n´est pas une bande dessinée comme les autres. Inspirée par
Contes et Racontars
, un jeu de rôles inventé par Alain Ayroles et Jean-Luc Masbou, la série mélange l’univers du conte de fées avec celui de la flibuste. Le tout mit en scène d’une manière très théâtrale, qui n’exclue ni l’improvisation, ni l’humour. On devine en parcourant les albums, que les auteurs ont du prendre autant de plaisir à les réaliser, que nous à les lire.
Le scénario foisonne de personnages secondaires, de rebondissements et de saynètes in aparté qui crées des parallèles absolument hilarants. Le graphisme se prête parfaitement au jeu: les faciès irrésistibles des personnages et la précision de chaque détail donne un petit supplément d’âme à l’oeuvre. Les couleurs, en particulier, sont somptueuses. Les tonalités chatoyantes de l’oranger, de l’azur, du vert et du jaune font resplendir les dessins. L’ensemble, on le voit, est très peaufiné. Un vrai travail d’orfèvres!
De cape et de crocs
, Tome
3
: L'Archipel du danger
Posté le
07/06/2003
Le moins que l’on puisse dire c’est que l’équipage Masbou / Ayroles tient bon la barre ! Un rythme endiablé, des répliques hilarantes, un graphisme soigné, des couleurs flamboyantes… on retrouve tous les ingrédients qui ont fait le succès des précédents albums. Qui s’en plaindrait ? Certainement pas moi !
L'Étoile du desert
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
28/01/2003
Ce volume est le premier d’une série qui s’annonce excellente. Du suspense, de l’action, des petites pépées… Un scénario digne des meilleurs westerns, de vrais dialogues de cow-boys et des saloons au graphisme irréprochable… J’ai beau chercher, je ne vois vraiment rien à redire ! Si vous ne l’avez pas encore lu, courrez vite vous procurer cette BD !
L'Étoile du desert
, Tome
2
: Tome 2
Posté le
08/03/2003
Depuis ses premiers coups de crayons, Enrico Marini rêvait de dessiner un western. Stephen Desberg lui a offert un scénario dédié à cette page mythique de l’histoire américaine: la conquête de l’ouest. C’est ainsi qu’est née,
L’étoile du désert
, bande dessinée en deux volumes qui met en scène l’univers brutal des pionniers, peuplé de brigands à la gâchette facile et d’esclaves indiennes qu’on enivre pour mieux les prostituer. Dans ce monde encore sauvage mais déjà corrompu par la volonté de dominer, les hauts fonctionnaires pétris de certitudes ne savent plus faire la différence entre le bien et le mal…
Enrico Marini et Stephen Desberg signe ici un superbe diptyque qui rappelle les romans de Cormac McCarty, et en particulier sa
Trilogie des confins
. Ce dernier volume est, certes, un peu déroutant, mais c’est là que réside tout le génie du scénariste: la vérité, au fond, n’est-elle pas toujours à double face? Un scénario tout en subtilité donc, et magnifiquement illustré par Enrico Marini. Ses dessins aux couleurs sombres donnent indéniablement plus de profondeur à l’ensemble: un peu comme si, la noirceur des hommes couvrait de son ombre menaçante tout le ciel du Far West. Aux dernières pages enfin, pointent les nuances vives du jaune, alors même que Montgomery a levé le voile sur la mort des siens et que les premières lueurs du jour saluent son arrivée en terre indienne...
Le fléau des Dieux
, Tome
1
: Morituri te salutant
Posté le
22/01/2003
Voilà des auteurs bien décidés à nous surprendre : transposer l’épopée d’Attila dans un futur interplanétaire, il faillait oser !
Aleksa Gajic, en effet, a prit ses aises avec les découpages des planches. Certains dessins s’étalent en double page, tandis que d’autres sont carrément en dehors des carrés. De plus, quelques illustrations se superposent aux autres. C’est assez déconcertant au début, mais pas désagréable. En revanche, les traits caricaturaux des personnages font une drôle d’impression : les visages ressemblent presque à des masques. Il me semble que les couleurs sombres, par contre, respectent assez les codes de la Science-fiction.
En dépit de l’originalité du scénario et des dessins, je reste un peu dubitative en ce qui concerne cette série. Et comme je ne suis pas une spécialiste du genre, je préfère réserver mon avis pour les prochains tomes.
Les formidables aventures de Lapinot
, Tome
9
: L'Accélérateur atomique
Posté le
31/03/2003
Cette nouvelle aventure de Lapinot est un hommage au personnage de Spirou et à ses créateurs. La différence c’est que, dans l’album de Lewis Trondheim, tous les protagonistes sont des animaux. Outre Lapinot, journaliste lagomorphe en costume de groom rouge, les flics arborent des têtes de chiens, tandis que Fantasio est devenu palmipède et Spip L’Écureuil s’est transformé en lapin domestique. De même, le graphisme s’inspire, non pas des BD pour enfants, mais du design à la Géo Trouvetout, cher aux illustrateurs des fifties. Je pense, par exemple, au fameux Fantacoptère (une sorte d'hélicoptère monoplace inventé par Fantasio dans
Spirou et les héritiers
) que Lapinot utilise a son tour pour poursuivre les malfaiteurs.
L’anthropomorphisme est, certes, loin d’être une nouveauté dans la Bande dessinée. Cependant, Lewis Trondheim a su créer un personnage assez original, qui pour le plus grand plaisir du lecteur, évolue dans un univers intemporel et complètement loufoque. Dans un premier temps, j’ai été un peu déroutée par la simplicité du graphisme et les dialogues truffés de clins d’œil. Au fil des pages, je me suis familiarisée avec le style de l’auteur, et j’ai finalement pris beaucoup de plaisir à la lecture de cette bande dessinée. Cela dit, il me semble que pour goûter pleinement l’humour de Lewis Trondheim, il faut avoir lu quelques-uns des précédents épisodes des aventures de Lapinot.
Godspeed
, Godspeed
Posté le
24/01/2004
Presque 10 ans après son suicide, le leader du groupe Nirvana, n'en finit pas de venir nous hanter. Il ne s'agit pas cette fois, d'une mélodie inédite, d'un journal ou d'une biographie, mais d'une bande dessinée, mêlant réalité et fiction : l'un des hommages les plus originaux et les plus émouvants dédiés à Kurt Cobain.
Ici, pas de révélation sulfureuse, mais une approche à la fois réaliste (sans fausse pudeur) et empreinte de cette aura magique, propre aux légendes.
Grâce au pinceau de Flameboy, Kurt Cobain apparaît tantôt sous les traits d'un Peter-Pan très dissipé, puis d'une sorte de "clochard céleste", et enfin, ceux d'un ange déchu, implorant pour sa rédemption... à la fin, on se prend à espérer - avec les auteurs - que l'esprit de Kurt Cobain n'est pas mort, mais aussi, qu'il aura enfin trouvé la paix et le bonheur auxquels le leader de Nirvana aspirait malgré tout.
NB : L'album n'est pas encore sorti en France, mais on peut voir quelques planches (dont certaines ont, semble-t-il, été expurgées de la version finale) sur le site du dessinateur : http://www.flameboycomics.com
Halloween Blues
, Tome
1
: Prémonitions
Posté le
13/04/2003
Prémonitions
est le premier des sept tomes d’
Halloween Blues
, la série qui inaugure
Polyptyque
, la nouvelle collection des éditions Lombard. Son originalité tient au principe de la double intrigue.
Chaque album constitue un épisode indépendant, mais reste relié aux autres par une énigme conductrice dont la clé ne sera livrée que dans le dernier volume. L’idée est très séduisante pour le lecteur ainsi débarrasser d’un dilemme existentiel: Few-shots or not Few-shots? Fallait-il que les éditeurs soient cruels pour ne pas y avoir pensé avant?!
Le mélange des genres – policier fantastique sur fond historique – est intéressant. On note au passage, les petits clins d’œil, comme le nom de la ville (New Salem) qui accueille la plus hollywoodienne des sorcières.
Le coloriage est assez ingénieux, avec des nuances qui tantôt illuminent les décors champêtres ou urbains, tantôt soulignent les flash back ou les apparitions fantomatiques de Dana.
Je m'interroge en revanche sur l'évolution future de cette série, qui par bien des aspects, me paraît un peu trop accrocheuse.
Inspecteur Canardo
, Tome
8
: Le Canal de l'angoisse
Posté le
19/11/2002
Benoît Sokal semble s’être inspiré des plus grandes figures du roman noir.
On retrouve dans la série des Canardo, l’atmosphère des romans de Dashiell Hammett ou Léo Malet avec un privé "dur à cuire" qui n’a rien à envier à un Nestor Burma, des pin-up aussi pulpeuses qu’anthropomorphes, des rentiers arrogants, des prolos lubriques, des intellos frustrées, etc.
Tout ce décorum est agrémenté d’une bonne dose d’humour qui fait de cette bande dessinée un pastiche très réussi.
Joe Bar Team
, Tome
1
: Tome 1
Posté le
19/12/2002
Tous les motards de la planète ou presque connaissent cette série.
Joe Bar Team
c’est LA BD culte du deux-roues.
Ce premier album se distingue des suivants parce que c’est celui des "vétérans" ou, devrais-je dire, des membres fondateurs du Joe Bar Team : Ed’ la poignée, Joe l’Arsouille, Guido Brasletti et Jeannot la Case, chevauchant respectivement une Norton 850 Commando, une Honda CB 750, une Kawasaki 750 H2 et une Ducati 900 SS… bref, des motos de légendes.
Les gags, en revanche, n’ont pas pris une ride. Depuis les séances de bricolage maison, en passant par les arsouilles et les petites galères quotidiennes, les motards confirmés comme les néophytes s’y reconnaîtront parfaitement.
Un album plein d’humour que l’on peut relire plusieurs fois sans jamais se lasser.
Largo Winch
, Tome
1
: L'héritier
Posté le
10/12/2002
Après XIII, voici Largo Winch, son frère d’armes ou plutôt son alter ego auquel on le compare souvent.
Depuis les buildings new-yorkais, en passant par les rives du Bosphore et les grands monuments d’Istanbul, les dessins sont classiques mais très réalistes.
Le scénario de Jean Van Hamme est toujours aussi bien ficelé, avec des répliques dignes des films d’action américains.
Largo Winch
, Tome
2
: Le Groupe W
Posté le
07/01/2003
L’illustrateur se distingue par un style très soigné, qu’il aime à definir comme du "fouillé-simple".
Les héros sont très charismatiques. Il faut dire que Francq n’a pas lésiné sur leur aspect physique. La plupart des personnages empruntent leurs traits aux stars du cinéma. Largo, dit-il, est un savant mélange de Patrick Swayze et Kurt Russel. Au fil des pages, on reconnaît également Maryline Monroe (sous les traits de la pulpeuse Miss Appelmond) tandis que Kathy Blackman serait inspirée de Catherine Deneuve.
Jean Van Hamme nous offre un scénario encore plein de suspense et de rebondissements, qui devrait enthousiasmer les amateurs du genre.
Quant à Largo Winch, il est égal à lui-même : exaspérant!
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