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Résumé de l'album : Charles Manson ?… une sorte de « gourou » qui vit dans un monde –son monde- glauque et violent. Lui et les illuminés qui l’entourent, qui composent sa « famille », vivent en autarcie dans un modus vivendi où la moralité n’a pas sa place et ou alcools et drogues font plus que bon ménage…
Nous sommes le 9 Août 1969… Quartier chic de Bel Air…
Sharon Tate, l’épouse du réalisateur Roman Polanski, organise un paisible dîner entre amis dans sa villa Cielo Drive. L’actrice est enceinte de huit mois…
Soudain, sous la conduite de Charles Manson, une bande de fous furieux fait irruption dans la résidence. C’est le massacre général des invités et de Sharon qui sera éventrée. Cette véritable boucherie, dont tous les auteurs seront interceptés, va ébranler l’Amérique. Un homme en particulier, depuis ce soir fatidique, vivra dès lors la suite de sa vie dans une véritable paranoïa : l’acteur Steve Mac Queen qui, invité au dîner, avait eu un empêchement de dernière minute…
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Chronique de l'album : A l ‘époque des faits, j’avais quinze ans. Et je me souviens que cet événement a eu un énorme retentissement. Il faut dire qu’à l’époque, le « multimédia » dans lequel nous vivons actuellement n’existait pas et, vous pensez bien, un tel massacre et l’enquête qui a suivi a réellement tenu en haleine tant les Américains que bon nombre d’habitants d’autres pays.
Et à l’heure actuelle, comme pour l’assassinat de Kennedy, ces faits sont restés gravés dans la mémoire des plus de 50 ans. Et le présent album, l’air de rien, m’a replongé dans ces heures noires.
J’ai apprécié, dans ce cas, cette espèce de contre-enquête à laquelle se sont livrés les auteurs. Aussi horrible que cela puisse paraître, ces faits sont devenus une réelle « légende ». La scénariste a effectué un excellent travail de recherches pour concocter un scénario « vrai de vrai ».
Le dessin ?… très bon. Bisi fait montre d’un bien beau trait réaliste, « croque » bien ses personnages et plonge le lecteur dans la fin de ces années soixante graphiquement très bien rendues. La mise en page, la découpe des planches est également attractive ; une véritable impression de suivre un « film dessiné ».
Tout cela nous donne un bien bon thriller qui prend aux tripes et –quand même- à ne pas mettre entre toutes les mains.
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