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| Dépot légal : Septembre 2008 |
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Résumé de l'album : En temps de guerre tous les clients sont bons à prendre. Y compris les nazis. Voici le second tome de la grande saga de Fabien Nury et Sylvain Vallée, unanimement saluée par la critique et les lecteurs.
1940. La guerre secoue le monde. L'ascension sociale de Joseph Joanovici le ferrailleur pourrait en être contrariée. Si ce n'est que les armées, pour fabriquer leur matériel de mort, se révèlent grandes consommatrices de métaux. Et que des métaux de toutes sortes, Joseph en a des tonnes à revendre. Très cher. Car les nazis, au moins en affaires, sont des gens très fréquentables. Même si pendant ce temps l'ombre des rafles commence à s'étendre sur la femme et les filles de Joseph l'émigré roumain... Inspirée de faits réels passés au crible de Fabien Nury et de sa formidable rigueur documentaire, Il était une fois en France dresse un tableau sans concession de la collaboration et de la complexité de l'âme humaine. Toujours admirablement dessiné par Sylvain Vallée, Joseph Joanovici est de ces personnages à l'épaisseur rare et toujours aussi dérangeante. |
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Chronique de l'album : Suite de cette excellente série dont le titre fait directement référence au cultissime «Once upon a time in America» de Sergio Leone.
Le premier tome mettait brillamment en place les personnages et l'empire de monsieur Joseph, illettré et ancien ferrailleur devenu milliardaire au fil des magouilles. L'enquête du juge, qui constituait le fil rouge de cette mise en place, cède ici la place à un récit se déroulant durant la période de l'occupation. Une occupation allemande qui va obliger l'ami Joseph à faire des choix difficiles afin de protéger sa vie et son empire. Avec l’arrivée des nazis en France, la moindre erreur de la part du juif roumain peut lui être fatale et pas seulement au niveau financier.
Le personnage de Joseph Joanovici constitue toujours la véritable force de cette histoire. Inspiré du personnage réel, cet immigré roumain qui s’est construit une immense fortune pendant l'Occupation et qui manœuvre avec grande efficacité au milieu de fonctionnaires, policiers et juges corrompus, est d’une ambiguïté extrêmement intéressante. Passant de victime attachante à fourbe cupide et déloyal, de collabo à résistant, Joseph montre aussi bien ses faiblesses que ses qualités et contribue au réalisme de ce récit. Graphiquement, le dessin de Sylvain Vallée contribue également au grand réalisme de l’histoire. Le découpage de cette histoire assez dense est également parfaitement maîtrisé.
A travers les choix et la destinée de Joseph Joanovici les auteurs baignent le lecteur dans la réalité de l’occupation allemande et démontrent la complexité de l’âme humaine. |
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