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Résumé de l'album : Un hôpital psychiatrique. Une cellule capitonnée, parmi d’autres… Un homme. Un fou ?… Qui est-il ?… Que fait-il là ?… Pourquoi ?… Amnésique aussi, paraît-il… Petit à petit son esprit lui revient. Partir… Retrouver son passé, son identité… Partir ?… c’est fait… Le gardien chargé de sa surveillance est parti lui aussi… au ciel. Liquidé. L’homme est-il un dangereux psychopathe ?… L’enquête démarre rapidement, menée par une policière qui n’a pas froid aux yeux. Elle s’appelle Lotte S. Harbou et est plus habituée à travailler dans l’ombre que deviser devant les spots des caméras. Pas trop aimée des ses collègues non plus, Lotte. On dirait même que c’est à cause d’un passé où on lui reproche certains faits…
L’homme , lui, est en liberté. Et la seule chose qui, normalement, le relie à son passé est un bout de pellicule qu’il possède et a toujours gardé. Pas n’importe lequel non plus. Il s’agit d’un morceau d’une grande rareté ; lequel aurait été coupé lors du montage du « Diabolique Docteur Mabuse », le film de Fritz Lang. Paumé, ne sachant trop où aller, l’évadé découvre une boutique spécialisée dans les vieux films. Il en ressort bientôt avec une adresse : celle d’un collectionneur très riche.
Lotte, elle, n’est pas la seule à enquêter sur la fuite de l’homme. Des services spéciaux suivent également sa piste. Pourquoi ?… Il semblerait que certaines personnes aient intérêt à ce que l’enquête piétine. Pourquoi aussi ces cadavres que l’on retrouve lacérés ?.. cette véritable boucherie est-elle l’œuvre de l’homme ?… ou essaie-t-on de lui faire endosser ces crimes ?…
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Chronique de l'album : Hé ben !… de très nombreuses questions sont posées et resteront en suspend. J’ai lu ici un album très fort et –j’emploie rarement le mot- assez remarquable dans son ensemble.
C’est d’abord un scénario peaufiné, une sorte de petit bijou qui vous entraîne de la première à la dernière page sans vous détacher les yeux. Ce tome est un véritable roman dessiné où le narratif ouvre de nombreuses portes –sans les refermer-, fait se poser –et pose- de nombreuses questions sans y répondre ; laissant l’esprit du lecteur imaginer quelles seront –ou seraient- ces dernières.
Le dessin ?… Damour a créé une sorte de véritable galerie de gueules bien typées. Un trait réaliste, nerveux, donne ainsi vie à des personnages « robustes » qui vivent réellement sur papier ; personnages obscurs aussi, douteux même et qui –de par la mise en scène du dessinateur- semblent également sortis d’un vieux film « noir ». La mise en page d’ailleurs, est traitée « façon cinéma » ; avec des cadrages serrés, des champs, contre-champs, zooms, etc.
La couleur ?… due au talent de Froissard, la palette de tons utilisés donne une vraie force aux cases, crée des ambiances, anime par la coloration le cheminement de l’enquête.
Tout ça pour ?… une bien bonne surprise. Premier tome d’une série prévue en trois volumes, cet album tient littéralement en haleine et fait jouer quasi plein temps –chose rare- l’esprit du lecteur. Vraiment bien bon.
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