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Résumé de l'album : Aujourd’hui, Philippe est heureux. Il fête ses 53 ans. Cela va bientôt faire 30 ans qu’il travaille et on pourrait dire de lui qu’il a « réussi ». Il a une chouette maison, ses enfants ont grandi sans problèmes. Sa belle-mère est un peu trop bavarde, mais ce n’est qu’un moindre mal… Une vie bien tracée, régulière, simple à sa façon… et maintenant assez confortable.
Aujourd’hui, Philippe a reçu un VTT. Content qu’il est…. Mais aussi un coup de téléphone de son patron : l’entreprise qui l’emploie est délocalisée, victime de la mondialisation. Philippe est licencié.
C’est la chute brutale. Philippe perd tout, même sa maison. Comment surmonter ces épreuves auxquelles Phileppe ne s’est jamais éventuellement préparé ?… Démuni, isolé, Philippe va alors plonger au fond de lui-même. Et cette plongée va lui faire porter un autre regard sur les gens, sa famille, ses « amis »…
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Chronique de l'album : Les auteurs décrivent ici la dérive d’un licencié d’une entreprise, quelqu’un qui a cru qu’il était enfin « arrivé » mais dont un simple coup de fil va briser sa vie.
J’ai lu une chronique sociale de la société actuelle et je suis certain que ce qui est arrivé au personnage pourrait vous arriver –ou est déjà arrivé- également. Heureusement, cette histoire ne verse pas dans le larmoyant car Gibrat ne s’intéresse pas qu’au cas de Philippe, mais aussi à ce « petit mode » qui a entouré –mais n’entours déjà plus- leur anti-héros. Il est un fait, c’est que ce dernier n’est pas un jeune « trader » de la trentaine dont le cas –en BD- n’intéresserait pas grand monde ; mais bien un « bon gars » de la cinquantaine, père de famille.
Une histoire « simple » ?… oui et non car elle offre son content de complexité, sans être trop caricaturale par rapport à des faits et/ou des personnes.
Le dessin ?… Un style semi réaliste, bien lisible, attachant où les personnages bien typés se meuvent dans des cases qui les mettent surtout en exergue.
Durieux met bien en scène cette histoire assez dure mais dans laquelle on sourit de bon cœur car la cruauté en est –d’une certaine façon- absente.
Un bon album, résultant d’une vraie complicité entre deux auteurs. Je n’attends pas la suite avec une réelle impatience, mais elle est notée « à suivre » sur mes fiches.
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