Résumé de l'album : Etats-Unis. Nouvelles Orléans. 1928. Nous sommes en pleine période de la prohibition… Son nom est Gordon Devries. Il règne sur la ville. En cette période où l’alcool vaut de l’or, seuls ses camions sont assurer de circuler en quasi impunité. Jusqu’à cette nuit où une bande rivale a attaqué un de ses convois.
Sur place, Devries découvre avec surprise que les véhicules ne contenaient pas que des caisses d’alcool mais aussi des cadavres. Et momifiés en plus !… Et une urne funéraire en plus !… Qu’est-ce qu’elle fait là ?.. Est-elle en relation avec de mystérieux pilleurs de tombes qui semblent parcourir la Louisiane ?… Devries emporte l’urne.
Quelques temps plus tard un mystérieux Henry Lindsay fait irruption en pleine nuit chez Devries. Il lui somme de détruire l’urne que Gordon détient ; laquelle contiendrait les cendres d’un homme venu des ténèbres. Curieux, ce Lindsay… son nom est gravé sur une très vieille sépulture du cimetière et il semble être plus du monde des morts que celui des vivants.
Encore un hasard ?… Devries découvre chez son fils un très vieil ouvrage, le « Necromancy » ; un livre qui évoque le savoir que seuls les morts ont le pouvoir de transmettre. Son fils Jeff est-il impliqué dans ce trafic de tombes pillées ?…
Fallait pas toucher à ce livre, Devries… Il ne le sait pas encore mais son règne sur la ville va toucher à sa fin. C’est un homme qui est capable de tuer n’importe qui. Mais comment tuer quelqu’un qui est déjà mort ?…
Chronique de l'album : Un bon premier tome qui traite de la nécromancie. Elle se définit par une pratique occulte qui consiste à ranimer les personnes décédées aux fins d’obtenir leur savoir (si vous voulez en savoir plus, lisez-donc « Elric le Nécromancien » de Michael Moorcock).
Bien aimé : le thème est classique mais le scénariste réussit à renouveler le genre en le transposant à cette période sombre qu’à connue l’Amérique à la fin des années 20 (celle des « Incorruptibles » d’Elliot Ness).
Apprécié aussi : le « héros » est une véritable crapule, un tueur, autour duquel Nury va tisser une toile scénaristique qui va l’envelopper dans l’horreur. Le postulat –même si maintes fois utilisé dans d’autres séries- est énergique et captivant, retenant le lecteur page après page.
Mais tout cela n’aurait peut-être été qu’une « bête » histoire de revenants s’il n’y avait le dessin de Manini. Ce dernier fait usage d’un trait réaliste nerveux, bien lisible mais surtout bellement mis en exergue par une colorisation à l’aquarelle d’un très bel effet. Manini arrive ainsi à réellement créer des ambiance oppressantes qui m’ont fait penser à celles de la série « Paul Foran » de chez Dupuis dès 1976.
Un très bon mélange de thriller, de paranormal, de fantastique : tel est ce premier « Necromancy ». A suivre…
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