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| Résumé de l'album : Une chronique vigoureuse et attachante de l’adolescence dans une cité ouvrière de l’est de la France, au milieu des années 60, racontée de “l’intérieur” d’une bande de copains d’enfance, élevés dans l’ombre portée de l’usine du coin. Le choc des générations et des classes sociales, les filles, la musique, les bars, le manque d’argent mais l’amitié plus forte que tout… Et puis bien sûr à l’arrière-plan, comme toujours chez Baru, un regard aigü et exigeant porté sur le monde, ses inégalités et ses contradictions. Une postface de l’auteur enrichie de croquis inédits clôt l’album. |
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Chronique de l'album : Première BD de Baru ("L'autoroute du soleil"), couronnée du prix du meilleur premier album à Angoulême, "Quéquette Blues" raconte le réveillon de Nouvel An d’une bande de jeunes issus d’une cité ouvrière de l'est de la France, au milieu des années 60.
Une virée de trois jours, qui emmène Baru et ses amis de bars en bars avec un seul but avoué : l’alcool, les femmes et la perte du pucelage de Baru. Véritable fil rouge de ce récit, la perte du pucelage de Baru, n’est cependant qu’une excuse, permettant au lecteur de se plonger dans le quotidien de ces jeunes dont la destinée a pris l’option ‘vue sur usine’. Paru dans les années 1980, cette œuvre marque également le début des récits autobiographiques, à caractère social.
"Quéquette Blues" confronte deux générations : celles des ouvriers qui font tourner les usines métallurgiques et celle de leurs enfants qui aimeraient tourner le dos à ce paysage grisonnant, cherchant leur salut dans les petits plaisirs qu’offre cette longue nuit de réveillon. Des fils d’immigrés réunis autour d’une mission commune assez amusante, et cela, malgré des origines ethniques différentes. Si cet ancrage social est parfaitement réussi, le parcours arrosé de la bande à Baru contient par contre quelques longueurs. Les excellents dialogues permettent certes de passer outre ce léger défaut, mais le récit aurait sans doute gagné en puissance avec un nombre de pages/bars plus restreint.
Le dessin typique de Baru, surtout au niveau des personnages, en aura probablement surpris plus d’un à l’époque. Les décors collent cependant très bien au fond social du récit, tandis que l’apparence caractéristique des personnages sied parfaitement au ton humoristique de l’histoire. |
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