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| Résumé de l'album : À New York, les inspecteurs Sam et Twitch exposent au grand jour les dossiers liant le Chef Banks au serial killer Billy Kincaid et à Jason Wynn, homme d'influence et ancien patron d'AI Simmons. Persuadé que Spawn/Al Simmons se cache derrière ces révélations, Wynn prépare sa vengeance... Au même moment, Antonio Twistelli, parrain de la mafia new-yorkaise, refait surface et oblige Spawn à sortir de sa retraite pour vider les bas-fonds de ses pires ordures... La descente aux Enfers s'accélère pour Spawn et la confrontation avec son créateur démoniaque approche à grands pas ! Todd McFarlane et Creg Capullo accompagnés pour l'occasion par Erik Larsen (créateur du Savage Dragon) poursuivent la chronique infernale d'un personnage devenu une légende du comics indépendant. |
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Chronique de l'album : En regroupant les épisodes #44 à 54 de la série US, cette cinquième intégrale nous livre la suite des aventures de Spawn et permet de retrouver le duo Todd McFarlane / Greg Capullo, ainsi que l’épisode #30 de "The savage Dragon" signé Erik Larsen. Et, excepté cet épisode d’Erik Larsen qui arrive un peu comme une vilaine mouche au milieu de votre velouté, les 10 épisodes de Spawn réunis dans cette cinquième intégrale sont à nouveaux excellents. C’est toujours de manière admirable que Todd McFarlane développe en parallèle les destinés des différents protagonistes.
Il y a d’abord les deux anciens inspecteurs de police, Sam Burke et Twitch Williams, qui lancent leur propre agence de détectives privés. Virés de la police suite à l’affaire Kincaid, le duo continue d’apporter un plus au récit et l’on comprend pourquoi ces deux personnages créés par Todd McFarlane ont eu droit à leur propre série ("Sam and Twitch (Les enquêtes de)" également chez Delcourt et "Sam and Twitch" chez Semic). Il y a ensuite, l’enquête menée par Terry Fitzgerald et les liens sinueux qui existent entre les forces gouvernementales, Spawn, et la mafia locale, emmenée par Antonio Twistelli, parrain de la mafia new-yorkaise. Sans oublier l’alliance entre Jason Wynn, celui qui ordonna la mort la mort d’Al Simmons, et le Clown. Certains personnages sont infectes, répugnants, tandis que d'autres, comme Cyan ou sa grand-mère, sont extrêmement attachants. Mais, au milieu de ces destinés, il y en a une que Todd McFarlane développe avec brio: celle du lieutenant-colonel Al Simmons, ex-agent des Forces Spéciales exécuté par ses supérieurs et ressuscité d’entre les morts sous la forme d’un Hellspawn suite à la signature d’un pacte avec le Diable.
Et comme si ce n'était pas suffisant que cette âme torturée, revenue sur Terre cinq ans après sa mort, soit non seulement harcelé par son passé, ainsi que par des créatures de l'enfer tels que le Violator ou Malebolgia, voici que le Spawn, encore affaibli de sa dernière rencontre avec Curse, doit maintenant également faire face à une créatures issue des rangs divins. Le zombie au visage décomposé et à la cape rouge doit donc faire face à des démons, à un ange, à ses douleurs d'être humain, mais également à son costume symbiote. Cela fait beaucoup pour un Hellspawn supposé économiser ses pouvoirs sous peine d'être banni de la Terre et ainsi mourir une deuxième fois. La descente aux Enfers s'accélère donc pour Spawn et la confrontation avec son créateur démoniaque approche à grands pas !
Même si je préfère les combats qu'il mène sur Terre aux épreuves qu'il doit ici surmonter au sein des différents niveaux de l'enfer, la nouvelle rencontre entre Al et Malebolgia justifie amplement ce détour par l'enfer. J’aurais néanmoins préféré que l’auteur continue de développer la relation entre Spawn et ses amis clochards au lieu d’aller faire le guignol en enfer.
Graphiquement, le travail de Greg Capullo reste très plaisant, toujours assez proche du style de Todd McFarlane (#50) et mettant parfaitement en valeur ce héros au costume en lambeaux. Le travail de Tony Daniel sur les épisodes #44, #46 et #48 est également dans la lignée de ses prédécesseurs et assez efficace. Je ne suis par contre pas trop fan du dessin d’Erik Larsen sur l’épisode #30 de "The savage Dragon".
Bref, un album dynamique, rempli d’action et de violence, qui tient le lecteur en haleine pendant près de 250 pages. |
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