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Résumé de l'album : Mot de l'éditeur
Fin du XVIIIe siècle, Europe occidentale. Dame Aker prend fait et cause pour la jeune République et soutient le général Bonaparte. Elle voit en lui l’homme providentiel capable de défaire les vieilles tyrannies. Pour sa part, Maître Erlin, toujours fidèle à la couronne d’Angleterre, se défie de lui et organise sa chute. Mais qui contrôle vraiment Napoléon ?
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Chronique de l'album : AAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhhhhhhhhhhhh
Pourrait-être mon premier et unique mot concernant le dessin. Mais je ferai l'effort de ne pas m'en contenter.
Voilà, ils nous ont remis Igor Kordey au dessin. Je n'aimais pas son style genre gravure des années 1920 des premiers albums et je n'aime toujours pas son style sur cet album là. C'est que je m'étais habitué, moi à la qualité des albums intermédiaires…
Voilà, ce n'est pas tant son style gravure qui m'ennuie, mais plus l'imperfection constante de son trait. D'accord, Kordey et plutôt doué pour représenter les scènes de batailles et faire des mises en scènes qui se tiennent, mais que de défauts dans son trait. Encore et toujours, ses visages sont affreux (selon mon jugement, d'accord, c'est complètement subjectif comme truc !) difficile de s'y retrouver dans le flot de personnages ! Difficile de reconnaitre du premier coup d'œil les divers protagonistes ! C'est fatiguant !
Heureusement en revanche que Carole Beau, présente depuis le début et assisté de d'Isabelle Rabarot est en net progression et réussit par son travail à garder l'image à peu près lisible. Bon travail de colorisation donc, sur un trait simpliste pas évident à manœuvrer.
Et une fois encore, c'est bien dommage car le scénario est fort intéressant. On s'en doute au titre, nous avons là l'épopée de Napoléon en Egypte et sa fuite en Syrie. Sujet déjà traité dans l'excellente série "Mens Magna" tome 2 "l'aigle d'Égypte".
Ici, cependant, la trame du temps parcourue est à l'image des albums précédents, longue et dense. C'est tout un pan complet de l'histoire qui est revisité. Chose intéressante dans cet album, l'histoire n'est pas vécue exclusivement coté Napoléon, mais d'autres protagonistes historiques entre en scène et monopolisent une grande part du scénario. Nous avons ainsi entre autre, Sidney Smith, né William Sidney Smith le 21 juin 1764 à Londres et mort le 26 mai 1840 à Paris, qui finit sa carrière comme amiral britannique et Louis-Edmond Antoine Le Picard de Phélippeaux, né à Angles-sur-l'Anglin (Vienne) en 1767 était officier d'artillerie royaliste français, émigré et passé au service de l'Angleterre, condisciple et rival de Napoléon Bonaparte à l’école royale militaire de Paris en 1785.
Un contexte historique une fois encore riche, détaillé, varié et très bien exploité dans l'univers de la série. Il est même vraiment surprenant de s'apercevoir après quelques recherches rapides sur le net (merci wikipedia) que tous les évènements relatés dans cet album sont véridiques. Personnellement, j'ai appris pas mal de trucs dans cet album. Je n'ai pas vérifié tous les tomes précédents, mais il y a fort à parier (non, pas de hasard !!! ) que ce soit aussi le cas.
Jean-Pierre Pécaud prend la peine de se documenter et sa série en devient d'autant plus sympathique et instructive.
Revers de la médaille, la densité du contexte rend peut-être l'album un peu trop étroit pour tout caser avec facillité. 48 pages pour un pan de l'histoire de cette taille rend parfois la trame un peu trop rapide pour bien tout saisir. Malgré tout, on n'est pas là pour un cours magistral sur l'histoire Napoléonienne, le plaisir de lecture ne s'en trouve que modérément touché.
Encore un bon tome, avec une histoire bien maitrisée, un scénario bien découpé.
La chute des Archontes et la diffusion de la magie, afin de ne plus être qu'une simple manipulation des probabilités ou de la chance aussi importante soit-elle continue de tome en tome, implacable et nous ramenant toujours plus vers le statut des faits de la série "Arcanes".
Moi est d'abord lu cette dernière série, certains faits ou détails m'avaient échappé, tel la carte du Sphinx que l'on découvre ici. Je m'étais plaint de ces renvois d'"Arcanes" vers "L'histoire secrète".
Je ne pourrais maintenant plus que encourager les lecteurs à s'intéresser aux deux séries afin de mieux apprécier la cohérence de l'univers !
Dommage que mon entrain soit cassé par le retour de Kordey !!!
Pour finir, juste un mot sur les magnifiques couvertures que nous livrent Manchu et Olivier Vatine depuis le début de la série ! Très cohérentes, elles accrochent véritablement l'œil. De toute évidence, Vatine réalise les personnages et Manchu réalise les décors ultra-réalistes du fond.
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