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Résumé de l'album : René Cambon se présente à l'agence Gil Jourdan, persuadé que son frère Jean, chercheur dans l'armement aurait été enlevé par la république sud-américaine de Massacara pour le forcer à mettre au point une arme nouvelle.
Sachant que son frère refusera de collaborer, René craint qu'il ne soit en grand danger.
Gil accepte de l'aider. Ils se rendent dans ce pays, mais espionnés depuis Paris, leur arrivée est attendue et un piège leur est tendu pour les condamner au bagne pour espionnage.
Mais Gil Jourdan est déterminé à s'évader, d'autant plus qu'au bagne, il retrouve le fameux Jean Cambon... |
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Chronique de l'album : Prermière aventure exotique de notre détective préféré. Il faut reconnaitre que ce décor ni citadin, ni Européen, se prête moins à l'expression du talent graphique de Tillieux.
Le scénario présente de gros raccourcis, (Cambon retrouvé par hasard au bagne avant même d'avoir vraiment commencé à le chercher, évasion un peu facile). Les ficelles sont aussi un peu grosses quand Crouton, enquête justement, par le plus grand des hasards, sur les activités du consulat de Massacara, et retrouve ses 2 compères dans le désert Sud-Américain, dans le camion qu'ils viennent juste de voler.
Certes, Tiilieux a trouvé une solution pour réunir les trois héros sur cette aventure mais on sent qu'il bataille pour expliquer la réunion de 2 privés et d' un inspecteur de la P.J à chaque aventure.
Crouton est moins farfelu qu'à ses débuts mais n'est toujours pas un flic très efficace. Quant à Jourdan, il est toulours maître de la situation, jamais désemparé, un vrai dur quoi.
Je pense qu'en fait c'est moins l'intrigue en elle même qui a motivé la création de cette aventure, mais plus la perspective de belles scènes de traversée de désert en camion rappelant le film 100.000$ au soleil.
Ensuite Tilieux semble trop développer son histoire pour qu'elle entre en 44 planches. Ce qui donne une fin un peu précipitée avec un franchissement de montagne, une traversée de forêt tropicale et une conclusion expédiés en 3 planches.
Il reste l'humour et l'action virile, que Tillieux maitrise toujours aussi bien. |
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