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Résumé de l'album : 4ème de couverture
1358. Castres. Une secte fait régner la terreur. Les mascs sont soupçonnés de propager la ''mort rouge'', maladie surnaturelle qui pénètre le sang et entraine une mort rapide. Nicolas Eymerich, l'inquisiteur d'Aragon doit faire appel à sa force de déduction autant qu'à son intelligence politique pour pénétrer les arcanes de ce mystère.
Six siècles plus tard, aux États-Unis, le scientifique Lycurgus Pinks, et ses compagnons du Klu Klux Klan déclenchent sur le territoire de Louisiane une épidémie véhiculée par le sang, ciblant exclusivement la population noire.
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Chronique de l'album : L'honnêteté est faiblesse
La franchise indulgence
La loyauté connivence
Voilà en résumé la mentalité de Nicolas Eymerich. Des quatre chapitres de l'histoire de Nicolas Eymerich, celui-ci est bien le plus magistral. Magistral dans bien des sens.
L'histoire atteint ici un paroxysme rare en bande dessinée. Pas de compassion, pas d'indulgence, pas de pitié, pas d'hésitation. Difficile de traduire la force et l'horreur de ce scénario. Le nom de la rose est une fable pour enfant à coté que l'on rangera à coté de Winnie l'ourson... L'enquête de l'inquisiteur nous emmène au plus profond de l'indicible et de l'inavouable. C'est horrible et grandiose à la fois. L'auteur ne se met aucune limite.
Même si l'on pressent la fin plusieurs pages à l'avance, même si ce n'est pas la surprise qui nous étreint, c'est la force du dessin et des textes qui nous bouleverse.
Les textes sont aussi puissants que le reste du scénario, l'ensemble se lit avec crainte et appréhension.
Le dessin dans son style si particulier colle comme un gant à ce scénario. La puissance du trait parfois schématique et de la couleur brillante renforce cette impression de chape terrible qui pèse sur Castres et ses mystères. L'ambiance rendue est sombre et participe à cette étrange sensation de folie et de peur qui s'écoule dans chacune des ruelles, dans chacune des échoppes comme dans les palais et monastères.
Dommage presque que l'histoire parallèle moderne s'en trouve diminuée. La folie de Lycurgus Pinks, la grandeur de sa puissance et de son pouvoir, les possibilités qui s'ouvrent à lui sur l'ensemble du genre humain paraissent finalement moins gênant philosophiquement. Le contexte plus luxueux des salons et salles de réunions modernes ne rendent pas le même sentiment de confinement et d'oppression. Même la fin de cataclysme, après le paroxysme de Castres n'a qu'à peine réussi à me toucher. Détail complémentaire intéressant, Jim Jones a vraiment existé, je m'en aperçois en lisant le tome 5 de "Arcanes" qui en parle aussi...
Nous avons donc une version personnelle de l'histoire !
Moi, voilà j'ai adoré ce dernier volet. Noir et brillant. C'est une BD qu'il faut prendre le temps de lire et contrairement à certaines productions actuelles qui se survolent plus qu'elles ne se lisent, nous avons ici une production qui a réellement du corps.
Je note avec le coeur. Ce n'est peut être pas très objectif 
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