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Résumé de l'album : Nigel ne voulait pas y croire et, pourtant, le voilà oblige y d'affronter son destin, de comprendre que la vérité est parfois bien moins crédible que la réalité. En Nigel dort le Djinn, un «souhaiteur» millénaire d'une grande puissance, dont la dernière requête fut de disparaître du souvenir de tous ceux qui l'ont connu. Mais, aujourd'hui, ce voeu pieux risque fort d'être mis à mal. La guerre fait rage entre les Féeriques, dont l'espèce s'éteint peu à peu, et le MI-10, unité anti-surnaturel du gouvernement britannique et services très secrets de Sir George Cross. Seul le Djinn pourrait changer la donne. À condition qu'il se réveille. À condition qu'il ne détruise pas tout sur son passage. À condition que Nigel accepte sa destinée : sauver le peuple des contes et des légendes...
Le seul souhait de Nigel serait de revenir à une vie normale. Mais, à l'instar du lecteur, il a déjà été happé par l'univers enchanteur de S. Latour et G. De Vita. Et ce monde-là laisse des traces ! Il n'y a pas de point de non-retour... Ensemble, les deux auteurs réinventent l'«urban fantasy» en B.D., brouillent aussi bien les cartes de la réalité que celle des représentations classiques des personnages de légende. Ici, les vampires sont des protecteurs et l'ennemi est un «saint homme» : ce qui donne à cette lutte entre légendes ancestrales et doctrine politique, une véritable portée historique et idéologique. Chaussez donc les lunettes de S. Latour et G. De Vita, elles aident à voir l'invisible ! |
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Chronique de l'album : Commençons d'abord par un coup de gueule envers l'éditeur: Relooker une série, alors que celle-ci ne compte qu'un seul tome et inaugurait encore la collection « Portail » il y a moins de deux ans, est une preuve d'incompétence qui a tendance à sérieusement m'énerver ! Voilà, c’est fait !
Parlons ensuite de ce second tome qui replonge immédiatement le lecteur dans un cadre londonien remis au goût du jour. Un univers accrocheur où contes et légendes se retrouvent dans un univers contemporain. Un deuxième volet riche en révélations et qui va placer le personnage principal, Nigel Grant, à cheval entre deux mondes. D'un côté, il y a ce jeune homme inventif qui réalise les souhaits les plus divers de ses clients contre paiement et de l'autre, le sauveur potentiel du peuple féérique. Cet album permet ainsi de découvrir plus amplement le sanctuaire des êtres fantastiques dans les sous-sols de Londres, ainsi que le passé du Djinn qui sommeille en Nigel.
Si l'intrigue, reposant sur un combat ancestral qui oppose les créatures féeriques (au bord de l’éradication) aux humains, est plutôt simpliste, le mélange de fantasy et de contemporain s'avère efficace. Le dessin du jeune italien de Giulio de Vita ("James Healer") parvient d'ailleurs admirablement bien à combiner le réel et le fantastique, avec d'un côté des fées, gobelins, trolls, djinns et vampires qui évoluent dans un environnement souterrain enchanteur et de l'autre, des policiers et services secrets qui traquent inlassablement ces créatures féeriques dans ce décor « d'urban fantasy ». A noter que la colorisation est meilleure que lors du tome précédent, marqué par une colorisation trop sombre sur certaines cases, rendant leur lecture difficile. A noter également que la réédition du premier tome n'est pas seulement marquée par une nouvelle couverture, mais également par une retouche au niveau des dessins.
Une histoire dynamique, un mélange de réel et de fantastique réussi et un éditeur qui chipote ... |
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