Résumé de l'album : On dit que seul le diable serait assez fou pour s'attaquer de front à la banque du Vatican. Le diable. ou Larry B. Max agacé par un miracle un peu trop pratique ? Il est en effet assez rare qu'on lui délivre sur un plateau le corps de son principal suspect, assorti de tous les documents à charge possibles ! Mais l'agent de l'I.R.S. est prêt à risquer le repos éternel pour découvrir les liens qui unissent de hauts dignitaires religieux à d'anciens officiers SS.
Suite et fin d'un diptyque qui renoue brillamment avec les thèmes qui ont fait le succès de la série.
Chronique de l'album : Le dixième tome de cette série fiscalement non déductible vient conclure le cycle des Comptes secrets du Vatican.
Une cinquième intrigue qui, tout comme la première de cette série, utilise la toile de fond nazie. Alors que Desberg avait habilement tissé son intrigue autour d’une relation controversée entre l’Église catholique et le Troisième Reich, il met ici son héros sur la piste d’une mystérieuse «Loge» qui donne d’ailleurs son nom à l’album.
Tandis que la construction du tome précédent était efficacement rythmée par des allers-retours d’une septantaine d’années, ce tome-ci repose sur une trame plus linéaire et moins prenante. Il y a certes un flashback intéressant sur la relation entre Larry et son père et une escapade intéressante en Afrique, mais sans atteindre l’efficacité du premier volet de ce diptyque. La scène où Larry se retrouve dans la ligne de mire de plusieurs ennemis qui lui tirent dessus est par exemple dénuée de toute forme de suspense.
Mais ce qui dérange le plus est cette relation par messagerie téléphonique qu’il entretient avec Gloria et qui vient interférer de manière agaçante avec l’enquête. Même si cet intérêt porté à Gloria semble lancer le prochain cycle d’I.R.$., le fait de réduire à nouveau la vie privée de notre héros à une relation téléphonique dérange, surtout que le personnage de Gloria avait été bien exploité par l’auteur afin d’humaniser son héros et ainsi le rapprocher du lecteur.
Au niveau du dessin et de la colorisation, l’alternance de planches sombres et de planches plus lisses nuit à l’uniformité graphique de l’ensemble.
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