|
 |

|
 |
|
| Résumé de l'album : À la mort de son père, Maxwell découvre la passion de ce dernier pour l'Artiste de l'évasion, super-héros créé dans les années 30 par Kavalier & Clay. Pour honorer sa mémoire, le jeune homme rachète les droits du personnage et, avec l'aide deux amis, il se lance dans la création des nouvelles aventures de l'Artiste de l'évasion. |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
 |

|
 |
|
Chronique de l'album : Pour cette histoire, Bryan K. Vaughan ("Pride of Baghdad", "Y le dernier homme", "Ex-Machina") s’inspire librement du roman de Michael Chabon, «Les Extraordinaires Aventures de Kavalier et Clay», prix Pulitzer Fiction 2001. Regroupant les six épisodes, cet album rend hommage au monde du comics en entremêlant intelligemment deux histoires parallèles. La première relate le quotidien de trois auteurs comics, Maxwell, Denny et Case, qui tentent de percer dans l’univers fermé du comics en relançant les aventures d’un super-héros méconnu de l’âge d’or, dont ils ont difficilement racheté les droits. La deuxième histoire raconte les aventures du super-héros en question : Le Maître de L'Evasion !
La première force de ce récit et le bel hommage rendu au monde de la bande dessinée. On s’attache très vite aux trois personnages principaux: leur amitié, la passion pour le neuvième art, leurs angoisses fasse aux chroniques et ventes, mais surtout la créativité débordante dont ils font preuve. D’un autre côté, en abordant le problème des droits d’auteur, Bryan K. Vaughan va également décrire/critiquer l’univers impitoyable du comic-book et le monopole des grosses maisons d’édition.
La deuxième force de cet œuvre est la narration, qui passe habilement du quotidien du trio à l’histoire qu’ils éditent. Une narration qui passe efficacement de la réalité à la fiction, tout en s’amusant souvent à déborder au-delà de cette frontière entretenue par des styles graphiques différents. Cette manière de dissocier graphiquement la vie des trois protagonistes et les péripéties de leur héros à l’aide de styles fort distincts est un peu déstabilisant au début, mais finit par séduire et s’avère finalement extrêmement efficace.
On retrouve ainsi Philip Bond ("Tank Girl") et Steve Rolston ("Queen and Country") pour le quotidien des protagonistes avec un dessin assez simpliste, et Eduardo Barretto ("Batman") et Jason Shawn Alexander avec de superbes planches dédiées au Maître de l’Evasion. Ajoutez à cela des couvertures originales des mains de Paul Pope, Frank Miller, etc … et une superbe postface signée Michael Chabon et vous obtenez un album original et fortement recommandable. |
|
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|