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Résumé de l'album : Penalty, jeune homme de dix-huit ans, chute en faisant son jogging. Puis il se relève et se souvient.
Un an auparavant, il avait sa place dans l'équipe de foot locale et courait quotidiennement pour s’entraîner. Il vivait avec son père, qui noyait son désœuvrement dans l’alcool. Le petit trafic de drogue de son frère aîné lui payait ses études. C’était ça ou travailler à l’usine.
Son frère, dit Le Pou, faisait partie d'un trio de trafiquants qu’il accompagnait parfois lors de leurs deals. Son rôle de figurant athlétique consistait à jouer les cadors, pour impressionner.
Mais un samedi soir, la transaction avec un dénommé Jésus dérape. Le Pou utilise sa petite amie Nadia comme marchandise sexuelle et Penalty, secrètement amoureux d’elle, se désolidarise du groupe et tente de la sauver.
Il y perdra pas mal d'illusions et même un peu plus. |
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Chronique de l'album : «Le potager moderne», voilà un éditeur que vous ne risquez pas de trouver au Carrefour, même au rayon fruits et légumes. Un petit passage par la librairie spécialisée sera donc indispensable afin d’acquérir cet excellent one-shot scénarisé par Jean-Marc Mathis ("Vincent, mon frère mort vivant", "Le roman de Renart", "Henri : Fils de ses parents") et illustré par Charles Dutertre.
Les premières pages de "L'indifférence des cailloux" sont cependant assez étranges et pourront donc rebuter le lecteur non averti. Néanmoins, une fois passée cette introduction psychédélique, le lecteur se retrouve au sein d’un thriller social, bien noir et aucunement abstrait. Le lecteur se retrouve plongé dans un petit village campagnard bordé par une forêt bien sombre, qui vient nourrir l’ambiance oppressante et la noirceur du récit. Le personnage principal est un jeune garçon de dix-huit ans qui essaye d’échapper à son quotidien à travers le sport et pourtant, son destin semble inéluctable. Surtout que son entourage n’est pas beaucoup plus réjouissant que le décor rural : un père au chaumage et porté sur la bouteille et un frère qui a choisi la drogue et les coups foireux comme échappatoire à son environnement social.
La couverture fait penser à celle d’un roman classique du genre polar, tandis que le dessin de Charles Dutertre vient renforcer l’atmosphère sombre du récit à coups de nombreuses hachures. La trame est finalement assez banale, mais le contexte social, l’ambiance sombre et l’efficacité de cette narration très terre-à-terre constituent la force de ce récit très humain.
Cet excellent récit qui raconte la destinée d'un jeune homme handicapé par son environnement social se lit finalement beaucoup plus vite qu’il ne se trouve ! |
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