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Résumé de l'album : Le passé rattrape toujours celui qui le fuit
Parce qu’il l’avait convaincue qu’un déménagement l’aiderait à tirer un trait sur son douloureux passé, Sarah a accepté de quitter New York pour rejoindre son mari David, en mission à Salamanca, une petite ville forestière perdue en Pennsylvanie. Sur place, la jeune femme constate avec effroi que la tranquillité promise n’est pas au rendez-vous. Il y a d’abord leur nouvelle demeure, “visitée” pendant leur absence. Il y a ensuite chez Sarah cette sensation étrange et diffuse d’être observée en permanence. Sarah pensait fuir définitivement ses démons ; elle doit se faire une raison : la partie est loin d’être terminée… |
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Chronique de l'album : Avec ce premier tome de "Sarah", Christophe Bec livre un récit dans la lignée des ses œuvres précédentes ("Sanctuaire", "Le temps des Loups", "Pandémonium", "Carthago", "Bunker") et dans ce genre au sein duquel il excelle : le récit d’épouvante !
D’entrée, l’auteur installe une ambiance horrifique efficace en puisant dans les classiques du genre : le couple qui vient s’installer dans un chalet isolé au milieu de la forêt, une créature sanguinaire qui rôde dans l’ombre, une cave mal éclairée où l’on distingue uniquement les yeux rouges de la créature en question et des voisins pas vraiment normaux. Jusque-là : des grands classiques et rien de vraiment original.
Mais, en marge des clichés du genre, Christophe Bec livre également une héroïne qui ne va pas seulement devoir affronter ces éléments horrifiques, mais qui doit également affronter ses propres démons. Une protagoniste principale schizophrène qui dialogue avec une voix dissimulée au fond de sa tête, issue d’événements traumatisants du passé. De plus, le scénariste va situer son récit au sein d’un petit village qui semble dissimuler un lourd secret et lancer son héroïne dans une enquête intrigante. Le danger guette donc constamment, l’ambiance est pesante et la tension monte au fil des pages : une belle réussite !
Au niveau du graphisme, Stefano Raffaele accompagne parfaitement l’atmosphère lourde installée par le scénario. Tout comme pour la série "Pandémonium", le duo Christophe Bec - Stefano Raffaele livre donc une excellente mise en place, qui donne envie d’en apprendre plus. |
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