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| Résumé de l'album : 1358. Castres. Une secte fait régner la terreur. les " Masc " sont soupçonnés de propager la Mort Rouge, maladie surnaturelle qui pénètre le sang et entraîne une mort rapide. Nicolas Eymerich, l'inquisiteur d'Aragon, doit faire appel à sa force de déduction autant qu'à son intelligence politique pour pénétrer les arcanes de ce mystère. Six siècles plus fard, aux Etats-Unis, le scientifique lycurgus Pinks et ses compagnons du Klu Klux Klan déclenchent sur le territoire de Louisiane une épidémie véhiculée par le sang, ciblant exclusivement la population noire. |
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Chronique de l'album : Troisième tome de cette série et début d'un nouveau cycle.
Aux oubliettes les vaisseaux extra terrestres et les incantations de divinités anciennes !
Pourtant, le principe reste le même. L'auteur met en parallèle toujours deux époques. Forcément, celle de Nicolas Eymerich, 6 ans après le final du premier cycle et les années 1950 dans le sud des Etats-Unis, lorsque certains groupuscules blancs extrémistes chassaient les noirs issus de l'esclavage.
De son coté, Eymerich part sur une nouvelle enquête concernant une sombre secte à laquelle personne ne croit, mais dont les forfaits sont bien réels…
Ce premier tome n'est vraiment pas porté sur l'action, mais bien sur la réflexion et sur la découverte de la ville où se déroule l'intrigue. L'ambiance est toujours aussi lourde que lors du premier cycle. Ici, on joue avec la peur et avec la psychologie des gens. C'est certainement ce qui fait l'une des deux grandes forces de cette série. Et l'inquisiteur général ne fait rien afin d'adoucir cette atmosphère pesante. Son talent est à la hauteur de ses ambitions et de son interprétation de la religion. Il est prêt à tout afin d'arriver à son but, même au plus borderline des actions.
Le scénario nous amène dans les bas fonds de la cité et dans les sous sols des châteaux et des monastères. La misère n'est pas toujours là om on l'attend…
Au fil des pages se livre une histoire complexe, dont les liens entre l'année 1356 et 1952 ne se tissent que dans les toutes dernières pages.
Un scénario intelligent, parfaitement contrôlé.
La deuxième grande force est ce dessin quasi monochrome, toujours dans des tons ocres, sombres, marrons, qui nous ramène à la saleté, à la crasse. C'est un peu comme le cache misère qui ne nous permet pas de voir directement les excréments qui couvrent le sol…
Un troisième tome de la série toujours aussi puissant et toujours aussi prenant.
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