Résumé de l'album : Kumakuma transporte le lecteur aux frontières de deux mondes: la réalité et le virtuel. Dans une ambiance sombre et fantastique, les limites entre les deux univers s’estompent pour laisser place à une intrigue prenante et rythmée. Les auteurs s’approprient le thème classique de la traversée du miroir et le transposent dans le monde du jeu vidéo.
Chronique de l'album : La communauté des joueurs y retrouvera les stéréotypes habituels du joueur associable, de la grande sœur réfractaire, et de la récompense pourrie en fin de quête.
Le point fort de Kumakuma réside dans sa construction. Le récit comme la structure du livre donnent l’impression de progresser dans un jeu vidéo. Chaque personnage a des compétences particulières et complémentaires à celles des autres. Au fil des quêtes, on en apprend plus sur l’intrigue principale et on voit les personnages évoluer suite aux épreuves qu’ils surmontent.
Graphiquement, on retrouve les codes habituels du manga. Les personnages, dessinés en SD, têtes disproportionnées et membres élastiques, sont adaptés à l’ambiance générale du livre. Cependant, la petitesse du format limite le rendu esthétique des planches. Et les encrages, souvent trop sombres, rendent difficile la lecture.
Le ton humoristique décalé séduira les joueurs confirmés comme les néophytes des mondes virtuels. En s’appropriant un thème vieux comme le genre fantastique, les sœurs Debacker créent un univers étrange et drôle mais néanmoins accessible à tous.
En bref, avec une narration rythmée et un trait vif, ce 1er volet de la trilogie pose les bases de l’intrigue et en dévoile juste assez pour tomber sous l’emprise de la Kumastory.
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