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Résumé de l'album : Après avoir mis à mal un trafic de diamants au Congo, notre valeureux reporter, accompagné de son inséparable chien Milou, se rend cette fois-ci aux Etats-Unis, afin d’enquêter sur les milieux du grand banditisme.
Les choses commencent très fort pour lui : sitôt arrivé à Chicago il est enlevé par un faux taxi. Tintin parvient tant bien que mal à s’échapper du taxi, sans se faire remarquer par son ravisseur. Aidé de deux policemen en moto, il a tôt fait de rattraper celui-ci, qui avoue avoir été payé 500 dollars pour enlever Tintin.
Au moment où il va donner le nom du lieu où il devait conduire notre jeune reporter, le ravisseur est tué d’un coup de boomerang.
Le coupable s’enfuit en volant la moto des policemen. Ceux-ci, toujours accompagné de Tintin et de Milou, prennent donc le taxi et le prennent en chasse, jusqu’à l’accident. Dès sa sortie de l’hôpital, Tintin est à nouveau enlevé, et par ni plus ni moins que le célèbre Al Capone, bien décidé à réduire définitivement notre héros au silence… |
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Chronique de l'album : Tintin continue sa croisade contre le crime dans ce deuxième tome diablement bien rythmé. Parti de Chicago, le périple du héros à travers les Etats-Unis va donner l’occasion à l’auteur de nous faire partager sa vision de la Prohibition ainsi que des States des années 30-40.
L’histoire est assez plaisante à lire, surtout si on parcours le récit avec le point de vue de ce début du siècle. En effet, l’histoire hergéienne montre bien comment l’occident percevait la superpuissance américaine de cette époque : le crime organisé, la contrebande d’alcools, les policiers corrompus, les indiens parqués dans leur réserve, l’avancée de la civilisation de l’argent et du pétrole sur l’ouest sauvage…
Certes tout cela a existé, mais l’Amérique des années folles en faisait rêver plus d’un à l’époque.
Après avoir dépeint les africains de façon quasi raciste, c’est au tour des indiens de passer à la moulinette colonialiste de l’époque. Ce qui n’empêche cependant pas Hergé de montrer les effets néfastes de la société de consommation émergente, notamment le pouvoir des businessman sur les minorités.
Niveau dessin, c’est de la pure ligne claire hergéienne : des villages assez rondouillards, des nez épatés, des couleurs simples sans réel dégradé ou ombrage, mais cela est sans doute du à la colorisation tardive de l’album, paru à l’origine en noir et blanc.
Quoiqu’il en soit, cet album est le digne successeur de Tintin au Congo, et nous présente un héros qui va toujours au bout de ce qu’il entreprend. Un must, mais tous les albums de cette série ne le sont-ils pas ? |
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