Résumé de l'album : ... Et l'on retrouve la couverture jaune et noire, avec ces personnages figés dans une position à laquelle seul le temps vole son apparente éternité.
Le récit est une autobiographie, genre peu exploité en bande dessinée. L'auteur évoque les souvenirs liés à sa famille meurtrie par le Haut Mal, c'est-à-dire l'épilepsie de Jean-Christophe, l'aîné de la famille.
La violence de celui-ci éclate dans cet album, bien plus que dans les précédents.
La petite famille, qui nous est désormais familière, continue à multiplier les tentatives pour améliorer l'état de Jean-Christophe.
Cette course contre la maladie, qui emprunte des chemins pour le moins sinueux, émeut par sa sincérité, son obstination à ne pas s'avouer vaincu.
Chronique de l'album : Ce cinquième tome de "L'ascension du Haut Mal" est, avec le premier qui posait les bases de cette surprenante bande dessinée autobiographique, le meilleur de la série à ce jour.
Entièrement en noir et blanc, imprimé sur un papier épais, le trait de David B frappe par sa noirceur. Les ombres et lumières s'ont jamais été aussi bien maîtrisées par le jeune auteur que dans cette avant-dernière incursion dans ses souvenirs.
Impossible de ne pas être touché en son for intérieur, de ne pas être atteint dans son humanité par cette magnifique mise en scène d'événements douloureux.
"L'ascension du Haut Mal" est un chef d'oeuvre, un jalon dans l'histoire de la bande dessinée européenne : David B occupe avec talent un terrain qu'aucun auteur de BD n'avait su défricher à ce point. Cela en agacera sans doute certains, qui lui reprocheront d'en dire trop.
Pour tous les autres, une seule alternative : lire "L'ascension du Haut Mal", et le refermer la gorge nouée.
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