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Résumé de l'album : Bruxelles 1939, une réunion secrète entre représentants Polonais et Nazis tente de déboucher sur une projet de partage de la Pologne qui pourrait peut-être éviter l’embrasement de la guerre. Cette réunion se tient à l’hôtel Moustic, célèbre établissement du centre-ville.
Fantasio, journaliste en quête de scoop, est sur le point de révéler au monde la relation intime entre un boxeur et une célèbre créatrice de monde ; peut-être que l’appui d’un jeune groom de l’hôtel où les deux célébrités se sont retranchées lui permettra d’enfin mettre la main sur les indispensables preuves...
Spirou, jeune groom, sympathise avec une jolie jeune collègue qui travaille comme lui à l’hôtel Moustic.
Le destin est en marche, celui qui fabrique les héros... |
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Chronique de l'album : Excellente lecture. Emile Bravo nous gratifie d’un superbe album évoquant la jeunesse de Spirou, lorsqu’il était groom au Moustic Hotel. Nous découvrons Bruxelles en 1939 à la veille de la seconde guerre mondiale et plus précisément à la veille des premiers bombardements nazis sur la Pologne.
La collection parallèle de Spirou et Fantasio est l’occasion pour un auteur invité de s’essayer à l’exercice périlleux consistant à scénariser ou dessiner une aventure du célèbre groom. Emile Bravo a choisi d’expliquer certaines facettes de l’histoire de Spirou restées inconnues jusqu’ici telle que l’origine de son amitié avec Fantasio ou comment un modeste groom se transforme en héros. Sacré programme, presque périlleux. Et pourtant, Bravo s’en sort avec brio. Le dessin tout d’abord est juste et crédible, il évoque la ligne claire des premières BD’s, quelques part entre Hergé et Franquin, c’est précis, rythmé, agréable à parcourir et cela contribue parfaitement à l’ambiance d’avant guerre de l’album. Le scénario n’est pas en reste, l’histoire est riche tout en préservant un très bon équilibre entre les développements parallèles et la trame de fond. Les personnages sont également bien maîtrisés, avec un Fantasio farfelu et un Spirou plus sérieux honnête, courageux et encore un peu naïf face au monde en guerre. Les caractères sont proches de ceux des premiers récits Franquin mais le monde dans lequel ils évoluent est dénué de la fantaisie de Franquin, selon moi plus proche du réalisme de Hergé. Les références aux deux maîtres se multiplient d’ailleurs tout au long des pages ; Tintin est littéralement cité à plusieurs reprises.
Signalons aussi un côté éminemment politique à cette aventure avec entre autres quelques réflexions intéressantes sur la notion de nationalité.
Bref, une aventure visuellement “rétro” mais stylée et moderne dans son traitement et son rythme, une histoire forte et crédible, parfaitement maîtrisée sur les racines d’un mythe tel que Spirou.
Pari réussi, c’est superbe, je vous invite à plonger dans ce journal d’un ingénu et découvrir pourquoi, 70 ans après, Spirou porte toujours son costume de groom... |
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