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Résumé de l'album : Derrière les murs de la prison de Templeton Bay, deux détenus viennent de se donner la mort. Sam Mitchell et Greg Johnson étaient des prisonniers modèles. Ils purgeaient de courtes peines. Aucun acte de violence, aucune agression verbale, pas la moindre trace de désirs suicidaires dans leurs dossiers. Les rapports d'expertise laissent penser qu'ils étaient sous l'emprise d'un puissant psychotrope lorsqu'ils sont passés à l'acte. Chez les gardiens, le stress est devenu permanent. Personne ne sait combien de leurs "protégés" ont goûté à cette drogue mortelle, ni comment elle est entrée dans le pénitencier. Aleks Wojda a des raisons toutes personnelles de trouver très vite des réponses à ces questions...
Sept mois seulement après le lancement très prometteur de "Haute sécurité", Callède et Gihef rouvrent les portes de la prison de Templeton Bay. La tension inhérente au thriller carcéral est toujours aussi prégnante. Callède n'édulcore en rien la dureté des lieux. Les mots sont bruts, les sentiments exacerbés, aussi bien du côté des détenus que du côté des gardiens. Le dessin de Gihef, fougueux en diable, traduit avec force la dureté des rapports humains dans ce huis clos de haute facture. Une série déjà violemment indispensable ! |
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Chronique de l'album : Sept mois après la parution simultanée des deux premiers tomes de "Haute sécurité", le duo des "Enchaînés", Joël Callède ("Dans la nuit", "Tatanka", "Comptine d'Halloween") et Gihef, livre la première partie d’un nouveau cycle de deux tomes.
A l’inverse des geôliers et des prisonniers, c’est avec grand plaisir que le lecteur réintègre «Le Temple», ce pénitencier haute sécurité du nord-ouest américain. Si le décor reste le même, suite aux événements du premiers cycle, les auteurs ont du renouveler une partie du casting. Le supérieur Skinner a été mis à pied et remplacé par le gardien Reeves, tandis qu’une nouvelle hiérarchie s’est installée parmi les prisonniers depuis le départ de ‘la bande des vieux’. C’est maintenant un nouveau caïd, Le Duke, qui mène la danse à Templeton Bay (Oregon, USA).
L’auteur n’insert pas seulement une nouvelle galerie de personnages intéressants à cet univers réaliste, mais également une intrigue sur fond de suicides qui sert de vecteur au récit. Joël Callède profite en effet de ce huis clos carcéral pour mettre en place la première partie d’une nouvelle intrigue, qui trouvera son dénouement au prochain volume. C’est Aleks Wojda qui semble mener l’enquête concernant les suicides suspects de prisonniers modèles qui ne devaient purger que de courtes peines.
Mais, en marge de cette enquête, c’est surtout l’évolution des personnages et de leur relation au fil des tomes qui constitue la véritable force de cette série, à l’image de nombreux feuilletons télévisés américains. L’influence de l’excellente série TV «OZ» est d’ailleurs palpable au sein de ce tome qui continue de se concentrer sur le développement psychologique de ses acteurs. L’immersion dans le quotidien des gardiens est totale et la tension que ressentent ces hommes qui vivent constamment sur la défensive est bien rendue, tout comme l’angoisse de prisonniers constamment obligés de surveiller leurs arrières (dans tous les sens du terme) et l'évolution des différents rapports de force au sein du Temple. Au long terme, le pénitencier de Templeton Bay commence à peser sur le mental de ses occupants. Des personnes qui vivent peut-être en dehors de la société mais qui n’en restent pas moins humain : problèmes relationnels, désespoir, jalousie, dépressions, drogue, visites chez le psy en sont la preuve.
Si cette troisième couverture est pour ma part moins réussie, le travail de Gihef et la mise en couleur traditionnelle de Dina Kathelyn restent de qualité et permettent à la dureté de l’univers carcéral de déteindre sur le graphisme.
Me voilà donc définitivement prisonnier de cette série carcérale ! |
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