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| Dépot légal : Février 2007 |
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Résumé de l'album : Et si la plupart des situations de nos vies quotidiennes étaient peuplées de figurants professionnels, recrutés et payés pour apparaître à la terrasse des cafés, au supermarché, dans les manifestations syndicales, les enterrements, les repas de famille, etc ? Cette idée fantastique, mais finalement pas si improbable, constitue le cœur de Figurec –du nom de la puissante société qui loue ainsi d’innombrables figurants sans que son existence soit jamais publiquement dévoilée. L’histoire est racontée du point de vue d’un jeune auteur de théâtre vélléitaire et désargenté, qui découvre par hasard l’existence de Figurec et commet l’erreur de tomber amoureux de Tania, la figurante qu’il a lui même recrutée pour impressionner parents et amis…
Source : Casterman |
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Chronique de l'album : Déprimant. Cet album est profondément déprimant, pour peu que l’on se laisse aller à considérer les relations humaines et le monde qui nous entoure, à la sauce Figurec. C’est un peu comme une variation sur le thème de The Truman show ; tout semble truqué, rien n’est gratuit, ni fortuit.
Idée de départ assez originale, donc, et scénario bien ficelé, avec cependant une narration un peu molle.
Le dessin quant à lui, m’a bluffé lors d’un premier feuilletage assez rapide, mais, après une lecture attentive, je suis plus mesurée. La qualité d’impression, remarquable, met en valeur le travail du dessinateur, on ressent le grain du papier, sa texture, on devine le coup de pinceau, et l’on sent les différences de traitement de la peinture (acrylique ?), tantôt peu diluée, semblable à de l’huile, tantôt saturée d’eau, aquarellée jusqu’à la transparence. C’est très agréable à regarder.
Certaines représentations de rues assez soignées, notamment. Ce qui l’est moins, ce sont les visages : ils ont du caractère et de l’expressivité, certes, mais la ressemblance n’est pas constante, et -pire- sur certaines cases, Tania paraît avoir 20 ans, et sur d’autres, 40 ! Ca gâche un peu le plaisir visuel !
Pour conclure, si j’ai trouvé le scénario habile et bien mené jusqu’à la fin, je ressors de ma lecture de cet album, avec un sentiment de malaise qui n’est pas de nature à vous en conseiller l’achat. |
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