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| Dépot légal : Septembre 1969 |
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| Résumé de l'album : A bord du Cormoran, Bernard Prince, Barney Jordan et Djinn débarquent à Coronado sur un port privé. Un propriétaire terrien Bronzen a spolié les paysans du coin pour y installer de grandes pâtures pour ses vaches. Un paysan Guttierez et son lieutenant El Lobo mènent la révolte. Bernard Prince, naturellement, prend la défense des opprimés. |
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Chronique de l'album : A la fin des années 60, Greg est rédacteur en chef du journal Tintin. Il scénarise une grande partie des histoires du magazine, comme "Bruno Brazil", "Comanche", "Olivier Rameau", "Luc Orient" ou "Bernard Prince". Cela donne un vrai coup de fouet au journal.
Parmi toutes ces séries, j’ai une préférence pour deux d’entre elles : "Comanche" et "Bernard Prince" dont le dessin est assuré par Hermann. Greg et Hermann vont constituer un des duos les plus explosifs de la bande dessinée.
Bernard Prince, c’est de l’aventure avec un grand A. Prince est un ancien agent d’Interpol. Il est accompagné par ses amis : Barney Jordan, sorte d’ancien navigateur baroudeur et Djinn un jeune adolescent. Bernard Prince a hérité d’un bateau le Cormoran. Avec ses complices, il sillone le monde affrontant moult danger.
Dans cet épisode, le Cormoran fait escale dans un pays imaginaire situé, sans doute, en Amérique Centrale. Comme souvent chez Greg ou Hermann, on reprend le thème des populations opprimées (Hermann reprendra souvent ce thème dans sa série "Jeremiah"). Les paysans de Coronado ont été spoliés par un certain Bronzen, une caricature de méchant qu’on rencontrait souvent dans les épisodes de James Bond ou d’OSS 117. Celui-ci veut constituer un véritable Empire de la viande au Coronado et s’en prend aux populations locales. L’histoire est très bien menée, même si, à mon avis, ce n’est pas encore la meilleure.
Greg livre un scénario plein d’actions, sans oublier de parsemer l’histoire de petites touches d’humour. Ainsi, Jordan passe la quasi-totalité de l’album avec son oreiller car on l’a libéré de prison quant il dormait. Les dialogues sont, comme toujours avec Greg, très ciselés. Quant au dessin d’Hermann, il n’est pas encore à son apogée, mais il montre déjà une grande maîtrise. On passe sans problème des scènes rurales avec les rebelles au bal dans le palais du gouverneur. Vous l’aurez compris cette série n’a pas pris une ride et mérite vraiment d’être redécouverte. |
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