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Résumé de l'album : Le chantier naval où le père de Marco travaillait doit fermer, il sera détruit. C'est l'occasion pour Marco de suivre les hommes qui ont travaillé et, bien au delà, vécu le quotidien du chantier. Il y a aussi la mère de Marco, si forte, qui assume son deuil et continue à se battre pour ses idées.
A l'heure où il apprend aussi son rôle de père, Marco retrouve le goût du reportage auprès des ouvriers en grêve. Il continue également à se révolter dans le cadre de grandes causes politiques ou de combats quotidiens, ordinaires comme sauver un chaton... |
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Chronique de l'album : Quatrième et (apparemment) dernier tome de la série, Planter des Clous est une très bonne BD, dans le veine des trois albums précédents. Si vous avez aimé "Le combat ordinaire", allez-y, tous les ingrédients qui ont fait le succès de la série y sont : Marco, sa famille, ses interrogations, les dialogues étonnants de justesse, les planches en noir et blanc qui parsèment l'album et permettent de faire un pause réflexion, le dessin expressif et coloré de Larcenet, les sujets de société qui interpellent et même le retour d'un petit chat, comme pour boucler le cycle (rappelez-vous le rôle du chat dans le premier tome).
Et pourtant...
Je suis, malgré mon enthousiasme pour cette série, un peu déçu. Là où les 3 albums précédents faisaient mouche, m'épataient par leur message et leur précision, me touchaient, je suis resté un peu plus imperméable à ce quatrième tome. Des deux thèmes principaux -la paternité et la crise économique qui touche l'industrie- seul le traitement du premier m'a convaincu, réservant au lecteur quelques très bons moments (et bons mots). Par contre, tout le discour sur l'égoïsme de la société me semble un peu brouillon, l'utilisation de l'actualité récente (présidentielles 2007) n'ajoutant selon moi qu'un aspect anecdotique à une série qui jusqu'ici était plus universelle. Néanmoins, ne boudons pas notre plaisir, "Le combat ordinaire" reste une grande claque par un des grands auteurs de la BD actuelle et ses observations des petites choses du quotidien sont souvent un régal. La scène du cimetierre est un exemple de confrontation avec la réalité que j'adore chez Larcenet.
J'aurais aimé terminer par une note maximale et je ne mets "que" un 4 pour ce dernier album, très bon mais tout de même inférieur aux précédents. Mais c'est clair, la série est culte et relève du chef-d'oeuvre. |
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