Résumé de l'album : Jules, gentil ado sans problèmes (excepté un petit frère qui veut lui trucider son cochon d'Inde), est sélectionné par l'Agence Spatiale Mondiale pour faire partie de la première expédition vers Alpha du Centaure. Le voyage va durer huit semaines pour eux, et huit ans en temps terrestre-à cause de la relativité... Le voilà donc embarqué avec son cochon d'Inde (clandestin) et les membres de la glorieuse équipe : deux farfelus qui collectionnent sept prix Nobel ; une petite copine de chambre assez énervée au début mais ca s'arrange ; un commandant de vaisseau qui, entre une cuite et une déprime, foire ses atterrissages et met en péril la paix galaxique ; et une jolie exobiologiste qui étudiera la vie extraterrestre dés qu'ils l'auront trouvée... Et en effet, ils la trouvent. D'abord sous forme de bestioles - des boules vertes qui sautent partout en hurlant " toooooiiiinn " - avec lesquelles le cochon d'Inde va se reproduire comme un lapin. Puis sous forme de créatures charmantes et décontractées qui ont atteint un niveau de civilisation très pointu sans en faire un plat.
Chronique de l'album : Comme j'avais adoré le "Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill" d'Emile Bravo et que j'avais entendu beaucoup de bien de cette série je me suis lancé dans ces aventures pré-publiées dans le magazine Okapi.
D'entrée la mise en place de la famille de Jules est efficace et amusante, surtout la naïveté de son père ainsi que la relation entre Jules et son frère. S'en suit alors une aventure rocambolesque qui va propulser Jules dans l'espace à destination de l’étoile Alpha de Centaure en compagnie d'un équipage hétéroclite et drôle. Les physiciens Kovac et Bennet font d'ailleurs penser à un croisement entre le professeur Tournesol et les Dupond Dupont.
Mais cette aventure atteint son apogée lors de la rencontre extra-terrestre: une rencontre qui remet l'être humain à sa place vis-à-vis d'une race non seulement supérieure au niveau technologique, mais également au niveau psychologique. Des potes à Roswell qui sont utilisés de manière très intelligente afin de critiquer la nature humaine et son incapacité à aller dans un endroit sans y foutre le bordel. Ce passage qui combine légèreté, humour et profondeur est vraiment celui qui m'a le plus plu de tout l'album. Le graphisme simple et touchant d’Emile Bravo saura ravir un public très large et se met entièrement au service du récit.
Un premier tome qui combine simplicité et efficacité et qui plaira aux jeunes comme aux moins jeunes.
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