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| Dépot légal : Septembre 2007 |
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Résumé de l'album : En 1561, Nostradamus sauvait trois naufragés de la peste et leur confiait à chacun une pierre d'opale. J'ai sauvé trois vies. Donnez-m'en trois autres. Voici trois opales. Vos fils seront l'autre.70 ans après ce sauvetage, la prophétie de Nostradamus est en trains de se réaliser.
Anvers, 1628. La disparition des opales et la mort présumée de Joachim précipitent le triomphe de la loge " Ars Magna ". Entre déroute et combats, Erik et Walaya s'acharnent à sauver leur vie. |
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Chronique de l'album : Graphiquement, le travail de Grun (=Ludovic Dubois) est remarquable et n’a donc pas trop à pâlir devant les peintres flamands qu’il représente dans cette série. Les tons chaleureux sont savamment choisis et tous les décors (les navires, le port de La Rochelle, la ville d’Anvers, les costumes, etc.) sont d’un grand réalisme et contribuent à crédibiliser le fond historique du récit.
Le casting virtuel que les auteurs parviennent à réunir sur cette série est également impressionnant : Nostradamus, les plus grands artistes flamands emmenés par Rubens et le cardinal Richelieu. Les vedettes qu’un scénario de cette qualité pourrait réunir serait en réalité plutôt du genre : Garcimore, les Musclés et Don Patillo !
La série reposait déjà sur une idée assez capillotractée : Michel de Notre-Dame voulant confier ses fameux secrets décide de donner la tâche de sauver son œuvre aux futurs descendants de trois naufragés qu’il guérit de la peste. Bref, un postulat de départ pas vraiment crédible et qui a de quoi faire jalouser les chefs de personnel qui essaient de recruter le personnel adéquat.
Au niveau de nos trois mousquetaires, sélectionnés de main de maître une génération à l’avance par Michel de Notre-Dame, le constat n’est pas bien mieux. Déjà ultra typés et caricaturaux à la base (Erik Gustavson le mercenaire suédois sans cervelle, Joachim l'alchimiste intelligent et Walaya du Martray la belle aventurière noire souvent dénudée), le développement psychologique du suédois dans ce tome frôle la parodie. Ce flashback consacré à l’enfance du gros bourrin suédois qui se remémore un papa au cœur de pierre et qui se termine larmoyant dans les bras de la jeune et belle corsaire Walaya est un grand moment du neuvième art. La bagarre de saloon et le petit tour à cheval finissant dans la brume d’un Erik complètement bourré valent également le détour.
Au niveau du scénario, ce troisième tome parvient donc encore à faire pire que les deux précédents. De plus, l’intrigue n’avance pas d’un iota, le duo Éric Corbeyran - Nicolas Hamm se contentant principalement d’expliquer (en long et en large) des scènes du tome précédent. Et, je ne parle même pas de la pirouette scénaristique visant à faire revenir un des protagonistes.
Bref, c’est visuellement beau, c’est certes divertissant et pourvu d’un cliffhanger final surprenant, mais c’est surtout totalement inutile et donc dispensable ! |
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