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| Dépot légal : Janvier 1977 |
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| Résumé de l'album : Pour cette Intégrale Alack Sinner en deux volumes (le second tome paraîtra en janvier 2008), José Muñoz et Carlos Sampayo ont tenu à revoir entièrement la présentation et l'ordonnancement de la série, notamment du point de vue de la chronologie des personnages et des événements. Les deux volumes ne reprendront donc pas forcément l'ordre de publication originelle des différents albums, mais pourront ré-agencer certains des chapitres de la saga d'Alack Sinner en fonction de ces exigences chronologiques. Cette intégrale paraît en pleine actualité Muñoz, alors que le 35e Festival d'Angoulême, en janvier 2007, lui confie la charge de président du jury et lui rend hommage à travers une grande exposition. |
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Chronique de l'album : Apparues pour la première fois dans les pages de Charlie Hebdo en 1975, les aventures d’Alack Sinner sont maintenant publiées dans leur intégralité par les éditions Casterman. Deux tomes qui reprennent les histoires d’Alack Sinner en prenant en compte leur chronologie.
Créé par deux argentins (Carlos Sampayo et José Antonio Munoz, Grand Prix du Festival d'Angoulême en 2007), Alack Sinner est un ancien flic, dont le dégoût envers la corruption de ses collègues le poussa à se reconvertir en détective privé. Un personnage cynique, solitaire et aigri qui noie son mal de vivre dans l’alcool du Bar à Joe.
Dans l’aspiration de ce héros évoluant dans les bas-fonds newyorkais, Sampayo livre une chronique acerbe de l'Amérique des seventies. Un quartier gangréné par le racisme, la guerre des gangs, les drogues et les ripoux et une ambiance bien particulière, propice au polar noir des années 70.
Le graphisme noir et blanc de José Antonio Munoz, inspiré par le roman noir et le cinéma américain, contribue à installer cette atmosphère particulière, tout comme cette inévitable narration en voix-off. Mais, si cette dernière installe parfaitement l’ambiance, son utilisation excessive a également tendance à ralentir la lecture et à freiner le dynamisme de cet album. Si ce rythme de lecture ne dérange pas sur une histoire individuelle, dans ce format intégrale qui incite à enchaîner les histoires, cela finit par peser.
Dans la lignée de "Le choucas" (l’humour, les jeux de mots subtils et les références littéraires en moins), cette première intégrale de près de 400 pages est indispensable à ceux qui savent apprécier les bons polars noirs qui reposent en grande partie sur l’ambiance créée par une narration en voix-off. |
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