Résumé de l'album : Lors d'une représentation à l'opéra, un homme est soudain pris d'un malaise qui lui est fatal. 421 est chargé de mener l'enquête car il s 'avère que l'homme en question a été tué par une arme à feu. L'agent secret se rend sur les lieux du crime. Arrivé sur place il constate que deux individus louches l'ont précédé et entreprend de les suivre en voiture. A sa grande surprise, il se rend compte qu'il a été repéré lorsqu'un poids lourd lui fonce délibérément dessus. 421 perd connaissance et reprend conscience à l'hôpital.
Chronique de l'album : Suite des aventures de l’agent secret le plus sympathique de la planète.
Difficile de trouver des arguments pour chroniquer cette bande dessinée tant le manque d’évolution par rapport au premier tome se fait cruellement sentir. Seuls les adversaires de 421 prennent un peu plus de volume psychologique. Autrement tout est identique, on adjoint au personnage principal une coéquipière sexy et intelligente, on voyage beaucoup, les scènes d’action sont pimentées de répliques humoristiques, des personnages mineurs trouvent la mort à la façon Dupuis, c’est-à-dire de manière un peu édulcorée (n’oublions pas quand même que cette bande dessinée s’adresse à un large public) ; on baigne donc dans le consensuel et le politiquement correct ce qui n’est pas forcément synonyme de médiocrité.
Il y a de bonnes trouvailles (comme les chauves-souris téléguidées, qui d’ailleurs étaient vraiment sur les tablettes de l’armée américaine pendant la seconde guerre mondiale) qui permettent d’aller au terme de cette bande dessinée mais qui est quand même assez fade.
D’ailleurs on se demande si le scénariste Desberg n’était pas en manque d’inspiration, car cette aventure ne comporte que 42 pages, les 5 pages restantes étant une histoire courte s’intitulant « le visiteur du crétacé », qui, malheureusement pour son auteur rivalise voire surpasse l’histoire principale. Les histoires courtes sont les meilleures pourrait être l’adage de ce second tome.
Aucune évolution notable à relever du côté des illustrations qui sont dans la droite ligne du précédent tome, avec un style dans la plus pure tradition Dupuis, c’est-à-dire très classique mais que j’aime bien car ce genre de dessins est agréable à l’œil et ne cherche pas à être original à tout prix (cela peut parfois être risqué).
Mon intention de départ était de mettre une note finale de 2,5 dû à l’absence totale d’évolution mais l’histoire courte qui clôt cette bande dessinée m’a convaincu de la relever d’un demi point supplémentaire.
A noter que cette bande dessinée est rigoureusement introuvable.
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