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Résumé de l'album : Après la catastrophe du tome précédent, Nävis, tourmentée par sa conscience, décide de l'apaiser quelque peu par un acte généreux...
Bien évidemment, fidèle à elle-même, l'action qu'elle choisit ne fait qu'aggraver son cas aux yeux du pouvoir de Sillage, alors que sa situation n'est déjà pas des plus avantageuses !
Elle se confronte par la même occasion avec son passé d'avant Sillage, et a l'occasion d'en apprendre (un peu) plus sur elle-même... |
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Chronique de l'album : L'idée de ce tome est montrer une Nävis en pleine introspection, qui tente par un acte spontané de se donner une bonne conscience et une meilleure image d'elle-même après les événements du tome précédents, qui l'ont sérieusement interrogée sur ses motivations et les conséquences de ses actions plutôt impulsives...
Si ce thème peut paraitre intéressant, le résultat est selon moi très moyen. En effet, le scénario de cet opus tiendrait sur un timbre poste ! Morvan nous a quand même habitué à mieux ! L'histoire sert plutôt de prétexte à nous montrer quelques épisodes de l'enfance de l'héroïne, au travers de flash-back qui couvrent un bon tiers de l'album. Ces informations nous sont livrées "brut de décoffrage", sans explications, et quasiment sans impact sur l'histoire actuelle, ce qui limite assez fortement leur intérêt... Bref, tout cela a un gout d'inachevé, voire de légèrement brouillon.
D'autant plus que les évènements du "présent" tiennent surtout à l'attitude (surprenante) de Heiliig, en passe de devenir le messie de son peuple, et du parallèle établi assez maladroitement entre ses interrogations et celles de Nävis sur leurs motivations respectives. Le nouvel éclairage ainsi donné sur le premier épisode de la série parait un peu artificiel... Le tout assaisonné des commentaires édifiants de l'un des acolytes de Nävis.
Coté dessin, rien de nouveau, Buchet reste fidèle à son style... Il s'amuse manifestement à dessiner de nouveau Nävis enfant, avec une série de "bouilles" assez sympa. Le contraste entre la planète telle que découverte dans le tome 1 et son aspect au tome 10 est assez bien illustré... mais je trouve qu'il a perdu la main avec Houyo. En revanche, je trouve le découpage plus dynamique que dans d'autres tomes. L'ensemble est toujours très agréable à l'œil.
En définitive, un album qui retombe dans un travers qui a déjà affecté la série, à savoir un scénario assez pauvre, que ne suffit pas complètement à sauver un dessin toujours de qualité. |
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