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Résumé de l'album : Joachim vit paisiblement à l’écart du monde avec ses parents. Mais un soir, ne parvenant pas à trouver le sommeil, ils remarquent des ombres qui semblent les attendre sur la colline en face…
Ces dernières apparaissent sous la forme de trois cavaliers et s’évanouissent dès que l’on s’en approche. Ces "choses" sont là pour Joachim. Son père aura-t-il raison de se battre contre l’inéluctable ? |
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Chronique de l'album : L'inéluctabilité, c'est bien tout le fond de cet album. Ces trois ombres qui viennent pour emmener le petit Joachim, et qui se feront toujours plus proches, plus pressantes, comme pour indiquer à cette famille hors du monde réel, vivant dans le bonheur le plus précieux, que certains évènements se doivent d'être, qu'elle puisse l'accepter ou non.
Car c'est aussi d'acceptation dont il est question ici. De deuil, de résignation. Alors que la mère de Joachim a très bien compris, et ce dès les toutes premières pages de l'album, que son fils lui sera retiré, et si par la même elle arrive à accepter l'inacceptable, le père, lui, fera tout pour se battre, tout pour protéger son fils. Et ce, en dépit du fait qu'au fond de lui, il aura vite compris que tout ce qu'il entreprend ne fait que repousser ce qui doit arriver.
Cette histoire est donc très intimiste. On peut percevoir les trois ombres comme les muses de la mort, venues enlever l'enfant. D'autres lecteurs auront peut être une interprétation différente..
Le ton reste en tout cas très juste, sans jamais tomber dans le pathos à outrance.
Le dessin de Pedrosa est une merveille. Le noir et blanc colle parfaitement à cette histoire cruelle, et j'imagine en fait mal un récit de ce type avec les couleurs d'un "Ring Circus", par exemple. Le trait est fin et précis, le style très personnel... du grand art.
En bref, "Trois Ombres" est un album comme nous n'en connaissons que trop peu. Un très beau livre. |
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