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| Résumé de l'album : Bruno Brazil a déclaré la guerre à la mafia. Au cours d'une émission télévisée, il mets en garde ses adversaires. Au même moment, les membres du "Commando Caïman" ont investi le casino du chef mafioso Don Léone et le font sauter à coup de bombes incendiares et d'explosifs. Bruno Brazil se rend ensuite chez Don Léone et refuse ses propositions "d'arrangement". Toute l'équipe est ensuite invitée chez Don Adosimo, grand ami et principal rival de Don Léone. Mais Bruno refuse également de travailler pour Don Adosimo. Quel est donc son plan .... ? |
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Chronique de l'album : Ce sixième tome de Bruno Brazil est évidement un clin d'oeil aux exploits des héros du genre "L'exterminateur" ou "L'implacable". Le titre sonne comme un roman de SAS, et le sujet ne l'est pas moins. Mais Vance et Greg y apportent leur talent qui revisite complètement tous les mythes de ce genre que beaucoup considèrent comme mineur. Le scénario est très logique, toujours empreint de certaines invraissemblances, les dessins sont aussi agréables, si ce n'est plus.
En fait, on comprends assez vite où Bruno Brazil veut en venir. Il déclare officiellement la guerre à la mafia, puis attaque de front un premier Caïd, en lui faisant croire qu'il travaille pour un autre. Ensuite il provoque cet autre en espérant lui faire croire qu'il est à la solde du premier, et voilà les deux parrains en train de s'entretuer joyeusement. Bon, ça casse pas trois pattes à un canard, mais c'est efficace.
Le scénario est dense, fourni en rebondissements, et a ceci de particulier que, bien qu'étant la suite logique du tome précédent, "La nuit des chacals", on peut tout à fait le lire comme un one shot. Mais l'avantage, c'est que les auteurs se sont débarassés des préliminaires, et qu'on rentre tout de suite dans l'action. Et cela leur permet aussi des petits clins d'oeil à la James Bond, pour expliquer exactement comment fonctionne la chaussure truquée de Whip, la boite à cigare trafiquée de Gaucho, etc ...
Au niveau du dessin, on en presque encore un cran au desssus des autres tomes, avec des grandes vignettes prenant toutes la planche, et couvertes de petites vignettes qui racontent en fait l'histoire. Le travail des couleurs est très bon, les encrages très bien réalisés, les ambiances de nuit sont parfaites. On peut même distinguer dans certains personnages quelques ancètres de la série "XIII" (je pense à Don Adosimo et la Mangouste, par exemple).
En résumé, une excellente conclusion pour un thème largement exploité, qui trouve là un nouveau souffle. Un des indispensables de la collection. |
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