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| Dépot légal : Octobre 1991 |
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Résumé de l'album : Arthis, un photographe un peu égaré, décide de faire un reportage dans des marais brumeux surnommés « bout du monde » par les villageois des alentours. Ce bout du monde est bien mystérieux, Arthis y croise un vieillard à la recherche de son fils disparu dans ces mêmes marais plusieurs années auparavant; il y croise aussi une inriguante et très jolie jeune photographe menant son propre reportage. La dernière rencontre dont il se souvient est un chevalier en armure, ensuite tout bascule.
Lorsqu’il se réveille, enfermé dans un cachot miteux, Arthis ne comprend rien. Pourtant, il n’est pas au bout de ses suprises et cette prison souterraine ou il est enfermé n’est que la première étape de sa balade ...
L’intégrale du premier cycle reprend les tomes 1 à 4 de la série Balade au Bout du Monde. |
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Chronique de l'album : Balade au Bout du Monde fait partie de ces grandes séries qui ont marqué le 9e art. Le duo Makyo (scénario) et Vicomte (dessin) a créé ici un mythe, non seulement par un scénario hors du commun mais surtout par une ambiance incomparable. Difficile de ne pas être complètement intrigué, voire envouté par le destin de ce photographe qui se retrouve plongé dans un monde mystérieux, enfermé dans une prison moyenâgeuse sans en comprendre les raisons.
La lecture du premier cycle de balade au bout du monde réserve son lot de suprises et, si les quatres albums sont liés par un fil conducteur -le Royaume de Galthédoc-, chacun des tomes a sa propre ambiance, finalement assez unique.
La première partie dans la prison est excellente et captivante. Les souterrains obscurs et glauques créent une ambiance oppressante où les futiles rivalités entre prisonniers ajoutent encore une dimension stressante à la situation.
Ensuite, lorsque Arthis découvre Galthédoc et le Grand Pays, bien des mystères s’éclaircissent pour le lecteur mais Makyo relance alors son scénario avec une intrigue sur fond de rivalités entre notables du royaume de Galthédoc. Cette seconde partie est plus classique même si Makyo nous propose quelques personnages intéressants comme Apis, le Mage aux cent mille vierges (sous-exploité selon moi) ou Rabal, un horrible petit gnome détenteur de la pierre de folie. Au dela des rivalités du royaume, Makyo étoffe la psychologie de ses personnages et n’hésite pas à mettre en exergue l’ambiguïté des relations entre les différents protagonistes. Moins captivante que la première partie dans la prison, cette fin de cycle est de bonne facture, complexe et bien construite sans être absolument originale. Elle peut laisser un petit goût de trop peu, surtout en regard des débuts très prometteurs.
Les dessins de Vicomte évoluent fortement au fil des pages. Plutôt fades et approximatifs au début (surtout les personnages), ils se révèlent très beaux et travaillés sur la fin du cycle.
Bref le premier cycle de "Balade au bout du monde" est une oeuvre riche et intense dans un univers particulièrement créatif. Après plusieurs lectures, je reste envouté par la balade... |
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