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Résumé de l'album : Basil et Victoria sont deux gamins des rues dans le Londres de la fin du 19e siècle. Vivant des quelques rats qu'ils attrapent et revendent pour quelques shillings, détrousseurs de poches à l'occasion, les deux gamins, flanqués de leur chien Cromwell, vivent dans un univers où la grisaille est omniprésente.
Un jour qu'ils échangent le produit de leur rapine à un usurier, celui-ci les informe qu'il y a 50 livres à la clé si ils lui ramènent une gamine qui s'est enfuie de chez elle.
Un bobby leur apprend par la suite que la jeune fille est une fille de Maharadjah, et que le grand Sherlock Holmes lui-même est sur les dents.
Ils finissent par hasard par tomber sur la petite indienne en question, qui ne prononce guère d'autres noms que celui de Sati. Victoria et Basile en déduisent donc qu'il s'agit là de son nom...
Basil a tôt fait de s'attacher à la petite indienne, ce qui n'est pas sans agacer Victoria, qui entend bien récupéré l'argent que lui promet l'Araignée, leur usurier habituel, en échange de la jeune indienne... |
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Chronique de l'album : Premier volet de cette série en trois volets, et au final un album très étrange mais très intéressant aussi.
Les dessins, réalisés au fusain, amplifient l'ambiance brumeuse de la série, et recrée à merveille le Londres de la fin du XIXe siècle,le Londres du grand Sherlock Holmes et de Jack l'Eventreur.
Un dessin très direct donc, sorte de Quick et Fluke au fusain dans une ambiance sombre et un brouillard à couper au couteau.
Nos deux héros vivent dans un monde dur, un monde d'adultes, de coupes-gorges, de prostitution et de vols en tout genre, il ne se départissent néanmoins pas d'un certain sens de l'humour et de la dérision.
Niveau scénario, on a droit a une intrigue policière très Conan Doylesque (Sherlock Holmes apparaît d'ailleurs comme personnage secondaire dans l'album), mais dont les péripéties sont nettement plus portées sur l'action et la dureté du monde que sur le pouvoir de déduction des héros, qui se laissent davantage guider par leur coeur que par leur cogito.
L'intrigue fait intervenir dans cet univers très steamy une jeune indienne qui fuit sa famille, et qui ne comprend pas tout à ce monde dans lequel elle est tombée.
A mi-chemin entre Quick et Flupke (pour le deign global des personnages-enfants), et Conan Doyle et Jules Verne pour l'ambiance, ce premier tome de la série est d'un intérêt certain.
Un BD dont les héros sont des enfants, mais pas vraiment destinées à ceux-ci. Une bien bonne lecture quoi qu'il en soit. |
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